Eh oui, même si j'ai décidé de ne plus écrire sur les 'exotiques', je voulais vous faire partager une fois encore quelques photos des végétaux que
j'affectionne tout particulièrement, celles-ci étant injustement restées dans mes archives depuis leur prise de vue...
Voyant que le printemps se fait terriblement attendre et histoire de mettre un peu de soleil & de couleurs dans ce quotidien morose (partout en France!), je joins à ces quelques lignes les photos de végétaux
prises l'été dernier sur la Côte d'Azur.
Vous y découvrirez notamment un Alluaudia procera, des inflorescences de Musella
lasiocarpa & de Caesalpinia gilliesii dans les serres de Julien Mallet (Hyères-les-Palmiers), un Brugmansia en fleurs dans les ruelles
de St. Paul de Vence, un trop rare Pinus patula (Jardin Botanique de Nice), ainsi qu'un Crassula & un Bégonia bien 'exotiques' capturés dans
les serres du Parc Phoenix, à Nice également.
Il me reste autant de photos que de choses à dire ou à partager sur ce vaste sujet que sont les 'exotiques'. Faute de
temps, je publierai toutefois quelques-unes de ces photos 'orphelines d'articles' dès que j'en aurai le loisir autant que je continuerai de répondre à vos questions sur les sujets abordés dans ce
site.
Cela fait un bon moment maintenant que je n'ai pas posté de nouvel article sur La Pépinière.La raison: des obligations professionnelles & personnelles grandissantes, lesquelles ne me
permettent plus d'écrire comme je l'ai fait pendant près de six ans.
Avant de tirer définitivement ma révérence, j'ai néanmoins encore quelques pépites & autres douceurs à vous faire partager (fruits de mes
dernières 'récoltes estivales'...)
Aussi je posterai ci-dessous et probablement dans une prochaine publication, une partie des photos de mes derniers candidats à
articles sur les 'exotiques'.
Il m'en reste encore quelques dizaines (si ce n'est plus!), ainsi ma sélection sera aussi aléatoire qu'arbitraire. Je serai cependant très heureux
si elles rencontrent les lecteurs de 'La Pépinière' et que, pour une dernière fois, elles vous donnent envie de les adopter...
Pour les raisons décrites précédemment, les délais de réponses aux courriers qui m'ont été envoyés
sur contactpepiniere@yahoo.fr ont été rallongés et je le regrette. Quoi qu'il en soit, je répond toujours à tout le monde...
Sachez que j'ai pris un plaisir immense à vous parler de 'mes' végétaux, à partager quelques-unes de mes connaissances & autres découvertes
végétales avec vous. Je profite d'ailleurs de ce post pour remercier tous ceux qui m'ont écris et/ou témoigné leur reconnaissance ou leur affection durant toutes ces années: j'y ai été très
sensible et ai beaucoup apprécié ces échanges. Un grand merci à tous!...
Je continuerai à poster mes 'avant-après' et autres articles plus 'généralistes' sur La Pépinière 2 en lien ci-contre (paysagisme
& co), jusqu'à ce que mon site 'silveredoumayrou.com', soit enfin mis en ligne - il est prêt depuis un moment déjà, mais je n'ai pas encore eu le temps de le finaliser...
Ainsi vous trouverez ci-dessous (et par ordre d'apparition à l'écran), les photos de Furcraea bedinghausii, Eichhornia crassipes,
Pelargonium graveolens, Plumeria sp., Arbutus andrachne, Yucca sp. et Eucalyptus gunni.
(d'autres photos à suivre dans un prochain post...)
Découverte par hasard il y a de nombreuses années déjà dans les serres du Parc Floral de Paris, la plante a pris une toute autre
dimension quand j'ai pu enfin la voir 'en vrai' (comprenez 'en extérieur'), dans le Sud de la France. Il ne m'a pas fallu longtemps pour que je l'adopte et que je me la procure dans les meilleurs
délais!
Asparagus densiflorus ne nous est pas complètement étrangère puisque l'une de ses cousines directes, Asparagus sprengeri
(l'Asparagus d''intérieur' - un végétal que l'on côtoie régulièrement chez les mamies & autres maisons de retraite) lui ressemble beaucoup. Mais notre 'densiflorus' est
définitivement plus intéressante que cette première, par sa forme unique & très caractéristique, autant que d'Asparagus officinalis (celle que l'on mange), laquelle n'a de principal
intérêt justement que d'être consommée!
En effet Asparagus densiflorus développe de fines branches (couvertes de centaines de micro-feuilles) qui forment de
'manchons', dressés d'abord puis retombants ensuite. Ce port très particulier lui donne un petit côté 'dread locks'.
Ci-dessous détail des feuilles...
Le vert de ses feuilles, doux & lumineux, donne à la plante une vraie présence, alors que son architecture finie de l'asseoir. Croyez-moi,
il est impossible de passer à côté: elle est définitivement bien plus graphique & 'design' que ses cousines!...
Comme de nombreuses 'exotiques' abordées sur ce site, Asparagus densiflorus nous vient du vivier Sud Africain. Oui mais voilà: à la
différence de certaines de ses consoeurs, celle-ci est malheureusement un peu plus fragile. En effet, des gels d'environ -5°c seront suffisants pour la malmener (même si un pied bien installé
saura redémarrer du pied après de plus fortes gelées) Aussi devra-t-on tout de même la réserver en pleine terre pour le pourtour Méditerranéen ou les côtes Bretonnes et pour l'intérieur (en
véranda ou près d'une fenêtre), pour les autres régions Françaises...
Pour la faire se développer dans les meilleurs conditions (et seulement après l'avoir trouvée chez votre dealer préféré), veillez à installer votre
Asparagus dans un sol assez lourd, riche mais également correctement drainé. En somme: on veut de la terre, de l'eau, du compost, mais ni trop, ni trop peu!
A l'eau, notre Asparagus est plutôt sensible, mais n'est ni pour le manque ou l'excès! Si vous lui donnez à manger elle n'en sera que
satisfaite mais veillez juste à ne pas la rendre boulimique. En début puis en cours d'année, votre Asparagus n'aura de cesse de vos offrir de nouvelles pousses du moment que vous aurez
mis toutes les chances de votre côté (sol, ensoleillement, arrosage...)
Vous pourrez ensuite la multiplier en semant les graines que la plante aura produites: j'ai testé avec succès! Celles-ci sont enfermées dans de petites billes presque noires (le fruit), lesquels succèdent à une
micro floraison blanche aussi fine que discrète.
Notre Asparagus appréciera les situations plutôt ombragées sous climat ensoleillé. Ainsi, si vous n'avez qu'une fenêtre plein Sud à Paris à
lui offrir, elle s'en satisfera également (= du soleil oui, mais pas trop)
Facile à multiplier, voici un végétal que vous trouverez à de petits prix et souvent déjà bien developpé, mais le plus dur restera de se le
procurer! En effet et à mon grand regret, je dois reconnaitre qu'on ne trouve pas souvent notre densiflorus d'Asparagus en dehors des pépinières du Sud de la France...
Ci-dessous: photo de mon Asparagus densiflorus après un hiver particulièrement dur, lequel a rejeté tard dans la saison dans un petit
village près de Toulon... (allez sur la toile vous faire une idée plus précise de ce à quoi elle peut ressembler)
Pour illustrer ce bref article, je vous propose un morceau un peu 'rock' du groupe 'The Sunshine' - Beat it - popularisé
grâce à l'excellente émission de Frédéric lopez: 'En Terre Inconnue'...
Compte tenu que notre climat Parisien est bien plus généreux en pluies qu'en soleil, en températures fraîches qu'en grosses canicules et en hivers
plus froids que doux, il est certain que la Capitale ne compte que très peu de jardins 'exotiques'. Il est néanmoins possible de voir, de-ci de-là et en ville, quelques 'exotiques' bien
sympathiques dans un cadre idyllique...
C'est le cas de ce coin bien caché & très bien gardé des 'beaux quartiers': les Jardins du Petit Palais (dans le 8ème Parisien)
L'endroit n'est accessible que pour les visiteurs du musée: il ne se parcourt malheureusement pas librement... (j'ai déjà essayé plusieurs fois!)
Le 22 septembre dernier, à l'occasion de la Fête des Jardins, l'entrée était libre pour les collections
permanentes autant que pour le jardin: j'allais enfin pouvoir jeter un oeil curieux sur ce petit espace aussi privilégié que réussi
et, si j'en parle aujourd'hui sur La Pépinière, c'est parce que l'envie de donner une 'touche d'exotisme' au lieu à surement
été l'un des fils conducteurs du projet...
En effet, dès l'entrée, on est accueilli par un jardin semi-circulaire ou plutôt par trois jardins en éventail et
deux zones de containers parfaitement alignés type 'orangerie', plantés de Trachycarpus fortunei, de Chamaerops humilis, Yucca gloriosa, Fatsia
japonica, Musa basjoo, de Juncus, d'Acanthes et d'Hostas, d'Euphorbes et de Miscanthus giganteum &
zebrinus, plantés en quantité...
Les plantes sont organisées autours de trois bassins en mosaïque représentant des motifs végétaux de style Art Nouveau. C'est juste très
beau! (voir photo ci-dessous)
Si l'on y regarde d'un peu plus près, les végétaux ont été disposés, à la plantation (en 2005), de façon très symétrique. Cependant, et compte tenu
de leur croissance depuis leur installation, cela ne saute absolument pas aux yeux: l'ensemble donne au contraire une sensation de 'fouillis organisé', où l'exubérance des plantes prime sur la
rigueur de l'implantation...
Les Jardins du Petit Palais illustrent parfaitement ce rapport 'Nature/Culture' dont je parle souvent, tant le jardin parait sauvage et
l'architecture pensée & organisée. Le bâtiment semble protéger le jardin d'une façon quasi paternaliste alors que ce dernier, sous ses airs généreux mais désordonné, fait parfaitement
ressortir la rigueur & la justesse de ce premier. Aussi l'équation est, pour moi, très réussie. Non seulement le Petit & le Grand Palais sont des bâtiments absolument somptueux
(témoignages de l'exposition universelle de 1900), mais le travail du paysagiste est venu mettre un point d'orgue à tout ce talent... (voir photo ci-dessous)
Voici un lieu qui vous fera complètement oublier que vous êtes au coeur de la ville et dans ce qu'elle comporte de particulièrement accompli en
matière d'architecture. Si je n'avais qu'un seul reproche à faire (en fait il y en a deux): jamais je n'aurais mis de Bergenia (ça c'est très perso: je déteste les
Bergenia!), j'aurais mis à la place des Alchemilla mollis par exemple, d'autre part je pense qu'il faut que ce jardin soit davantage entretenu: par endroits on
sent que les jardiniers ne passent pas assez souvent (à mon humble avis) et les jardins risquent de décliner tout doucement...
Bref, une toute petite critique qui ne pourra enlever l'impression très réussie de cette réalisation ressentie lors de la visite du jardin, lequel
je vous conseille vivement de parcourir si ce n'est pas encore chose faite!
Enfin, et si vous êtes en quête d'exotisme à tout prix au coeur de Paris, ne passez pas à côté du Square Boucicaut (dont j'ai déjà parlé
sur ce site), le lieu en vaut vraiment la peine, autant que les serres du Jardin des Plantes ou d'Auteuil...
Ci-dessous: petite vue des Jardins du Petit Palais (photo prise à l'aide d'un simple smartphone, comme les deux précédentes),
fin septembre dernier à Paris...
(Un coup de coeur en appelant un autre j'ai choisi, pour illustrer ces quelques lignes, le dernier single de Féloche - Silbo - un
morceau qui, je crois, colle plutôt bien avec les émotions ressenties lors de la visite de ce jardin...)
Elle est la reine des parterres Méditerranéens, plantée en quantités hallucinantes et à tout bout de champs, c’est l’Agapanthe du pauvre, la vivace sans soucis et qui fleurit, j’ai nommé: la délicieuse Tulbaghia
violacea…
Quand je l’ai croisée pour la première fois il y a quelques années déjà, elle était plus discrète, moins connue et surtout bien
moins répandue. Je ne la connaissais donc pas encore. Je l’ai découverte près d’un lavoir dans un petit village Varois, au beau milieu d'une plate-bande qu’elle partageait avec des Agapanthes. J’ai donc d’abord vu un ‘ensemble’ de fleurs bleu-mauves, supporté par un grand nombre de feuilles bien vertes, plus ou moins larges. Attiré par
cette profusion de fleurs, j’ai rapidement distingué deux espèces de plantes: une que je connaissais, l’autre pas.
Cette deuxième était notre Tulbaghia. Je l’ai prise en photos sous toutes les
coutures, l’ai touchée, ai pris le temps de l’apprécier et me suis mis en tête de la trouver. Il ne m’a finalement pas fallu très longtemps pour mettre la main dessus: le sujet acheté n’était pas
d’une grande fraîcheur mais, après plantation et quelques généreux arrosages, celui-ci s’est rapidement mis à fleurir et à gagner en épaisseur…
Ma seule erreur: n’acheter qu’un seul pied. En effet, le végétal prend toute son ampleur quand il est planté en quantité (à
moins que le spécimen ne soit mêlé à d’autres végétaux types sauges, graminées & autres vivaces de votre choix)
Ci-dessous: détail des feuilles de Tulbaghia lors d'un arrosage...
Tulbaghia violaceaest en
fait une bulbeuse originaire d’Afrique du Sud. Elle a donc fait un grand voyage avant de nous ‘coloniser’. Malgré ses origines subtropicales, celle-ci est particulièrement résistante au froid
puisqu’il faudra des gels de l’ordre de -15°c pour la condamner (même si dès -5°c son feuillage en prendra un coup...)
On pourra ainsi imaginer de l’installer ailleurs qu’uniquement sur le pourtour Méditerranéen, quitte à pailler un peu son pied
avant l’hiver. Dans les régions tempérées elle se comportera comme une vivace, en perdant ses feuilles à mesure que les températures baisseront. Sous des climats plus doux elle sera persistante,
aussi gardera-t-elle son feuillage en hiver avant d’entamer une nouvelle cession de floraison et ce, pendant tout l’été.
C’est d’ailleurs l’une de ses grandes qualités, outre sa facilité d’adaptation et sa grande résistance à la chaleur: c’est cette
incroyable capacité à fleurir encore & encore, depuis la fin du printemps et jusqu'au début de l’automne, qui continue de m'étonner...
Elle produit effectivement une grande quantité de petites fleurs mauves à violettes (d’où son prénom), portées par de longues
& fines hampes qui se hissent bien au-dessus de son feuillage...
En le froissant à peine, il se dégage très vite une odeur d’ail ou d’oignon et c’est normal: la plante fait partie de la famille
des Alliacées (donc de l’ail), son nom commun étant ‘Ail perpétuel’. Comme pour ses cousins, elle
appréciera d’être installée dans un sol profond, correctement amendé, régulièrement arrosé (pour optimiser sa floraison) et, plein soleil, évidemment! (notez toutefois qu’elle se contentera d'une
exposition mi-ombre dans les régions les plus ensoleillées)
Pour la multiplier, vous pourrez certes diviser le pied s’il est bien formé, en prélevant quelques bulbilles au printemps. Mais
l’expansion du Tulbaghia n’est cependant pas très farouche, aussi je crois qu’il sera plus raisonnable, pour le voir coloniser votre jardin dans les
meilleurs délais, d’accepter de vous procurer quelques nouveaux pieds.
Alors, je ne sais pas pour vous, mais moi c’est un végétal que j’ai adopté depuis un paquet d’années déjà et qui n’arrive pas à
me lasser. Seul bémol: on trouve bien plus facilement Tulbaghia violacea dans le Sud de la France qu'au Nord de la Loire et, à mon avis, c’est une
grosse erreur!...
Photo ci-dessous: détail de la fleur de Tulbaghia violacea, capturée l'été
dernier dans mon petit jardin près de Toulon, dans le Var...
(Pour clore cet article & en guise d''habillage musical' - pour ceux qui le souhaitent - je vous propose une
délicieuse chanson de Beirut - Nantes - vu il y a 15 jours au festival 'I Love Green' (au Parc de Bagatelle à Paris))
Nature ou avec quelques crevettes et un peu de vinaigrette, en salade, entouré de crudités ou en purée type ‘guacamole’ pour y
tremper de délicieuses chips Tex Mex épicées, voici un fruit considéré comme un légume qui nous régale, qui nous nourri, mais connaît-on seulement sa
feuille?...
Eh oui, on la connaît! On la connaît d’ailleurs très bien puisqu’à tous, un jour, entre le CP et le CE1, on nous a appris la
germination du noyau de l’avocat...
Ça commençait par le nettoyer puis le faire sécher avant de lui planter 3 ou 4 allumettes pour le faire tenir les fesses dans
l’eau sur un verre dépareillé ou autre pot de yaourt en verre. C’était un genre de jeu de construction qui nous était proposé au même titre que le collier de nouilles ou le dessous de plat en
pinces à linge verni.
Sauf que c’était bien plus magique que les lentilles dans le coton que de voir ce gros noyau se fendre en deux pour laisser
apparaître une belle racine et, pratiquement simultanément, cette jeune pousse qui allait rapidement devenir feuilles & tiges...
(ci-dessous: détail d'une jeune pousse d'Avocat)
Persea americana, le nom
Latin de l’Avocat, est à l’origine un arbre qui nous vient du Mexique et, plus largement, d’Amérique Centrale. Depuis son introduction dans notre alimentation (et l’histoire du noyau), il a
gentiment colonisé les endroits où il trouvait un climat qui lui convenait, à commencer par nos appartements. Mais c’est bien un arbre et celui-ci a besoin d’espace pour s’exprimer, aussi
devient-il rapidement un grand bonsaï en appartement car il faut le tailler régulièrement pour ne pas qu’il ressemble au Caoutchouc de nos grands-mères: vous savez, celui qui avait pour
habitude de pousser à l’horizontale une fois le plafond atteint!...
Persea americanaest un
arbre robuste, mais pas trop. En fait, une fois bien installé, il sait résister à presque tout: notamment à l’excès ou au manque d’eau, à un soleil de plomb, à la pollution, mais c’est quand
vient le gel qu’il trouve ses limites.
En effet, si le froid s’installe et que les températures descendent trop longtemps en dessous de -5/-7°c, il risque d’y laisser
quelques plumes (voir plus!) Ces températures minimales sont des moyennes constatées et ne sont valables que pour notre Mexicain (les cultivars que l’on trouve généralement sur le marché - les
Avocatiers Antillais ou Guatémaltèques - sont bien moins résistants au froid: au mieux -4 à -5°c
pour le premier et à peine -1°c pour le deuxième…)
Aussi sera-t-il bon de savoir d’où vient le noyau d’avocat que vous avez fait germer afin de lui offrir les meilleures
conditions de culture qu’il soit. Dans tous les cas et pour la plupart des régions Françaises il faudra accepter que votre avocatier grandira définitivement en pot et sera remisé l’hiver en serre
chaude ou froide, selon la variété.
Pour les plus chanceux et j’en connais quelques-uns (notamment ceux qui habitent le pourtour Méditerranéen), vous pourrez
l’installer en pleine terre, quitte à protéger un peu son pied en hiver. La photo que je vous propose en fin d'article est celle d’un Persea
americana planté par ma grand-mère dans son petit jardin près de Toulon, il y a une vingtaine d’années déjà.
Dans ces conditions ‘Varoises’ il ne gèle pas et arrive même à fleurir. Compte tenu de ses proportions à l’âge adulte (plus de
10 mètres de hauteur), il est très régulièrement taillé et rejette systématiquement du tronc et de ses branches. On l’apprécie pour son feuillage généreux & l’ombre qu’il offre à son pied.
Mais une autre variété, Persea americana ‘Fuerte’ arrive, sous ces mêmes conditions de culture, à fructifier généreusement et à offrir à leurs
propriétaires de délicieux avocats, identifiables à leur peau lisse…
(ci-dessous: détail de l'écorce de Persea americana)
Côté sol, notre Persea se contente de peu même si une terre bien travaillée et
correctement amendée sera un plus pour faciliter son installation. Il réagit plutôt bien aux arrosages mais sait aussi s’en passer si les pluies venaient à manquer.
A mi-ombre, ses feuilles sont un peu plus grandes mais d’un vert tout aussi profond. L’écorce de son tronc et de ses branches
les plus fortes est régulière d'abord et se crevasse légèrement avec le temps, d’une couleur brun-gris et d’un design plutôt agréable: doux à l’œil & au toucher.
En pleine terre, vous pourrez installer à son pied de nombreux végétaux ‘exotiques’ ou Méditerranéens de mi-ombre et de sol
plutôt frais. Pour ma part, j’ai planté un généreux bouquet de Chamaedorea radicalis.
Outre l’expérience de sa germination qui est sympa à réaliser avec les enfants, je vous invite vous, les ‘grands’, à faire
pousser notre Persea americana d’Avocat. Pour ma part, il fait partie depuis longtemps déjà du décor de cette petite maison de vacances de mon
enfance et je ne le remplacerais par aucun autre végétal: il a trouvé sa place, nous comble de son feuillage abondant et les palmiers qui s’appuient sur son tronc semblent se développer en
parfaite harmonie.
Photo ci-dessous: feuilles de Persea americana à contre-jour dans ce
petit jardin près de Toulon, dans le Var…
(Cela fait des années que je pensais à mettre 'du son' pour accompagner mes articles (en attendant d'y mettre peut-être un jour de l'image), ce sera maintenant chose faite - pour ceux qui le veulent - avec ce premier lien: le
collectif 'Roseaux' (Aloé Blacc & musiciens Jazz), qui reprend le célèbre standard de Police: 'Walking on the Moon'...
:
Silvère Doumayrou vous propose chaque semaine un nouvel article sur les plantes dites "exotiques" acclimatables à la région Parisienne et, plus largement, sur les végétaux qui l'ont séduit. Photos, conseils, expériences, nouvelles espèces...
:
08/08/2007
:
Acclimatation Germination Bananiers Aloés Créations de Jardins Thématiques Aménagement t Plantes exotiques Flore Méditerrannéene Palmier environnement