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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 00:01

Tout le monde connaît Strelitzia reginae. Ou tout du moins, tout le monde connaît ses fameuses fleurs 'ultra exotiques' appelées 'Oiseaux du Paradis', nom commun donné à la plante en raison de la ressemblance de ses fleurs à des oiseaux tropicaux. Celle-ci est toujours très prisée en fleuristerie tant elle est exubérante par sa forme & ses couleurs, mais notre 'augusta', cousin du 'reginae', est certes moins connu mais bien plus grand et tout aussi intéressant à cultiver...

Si l'on devait le comparer, on dirait qu'il ressemble beaucoup à un bananier. C'est effectivement une 'monocotylédone' qui fini par former des stipes par accumulation des gaines de ses feuilles, au fil du temps & de son développement. La plante, originaire d'Afrique du Sud, a trouvé sous climat Méditerranéen des températures & un ensoleillement qui lui vont bien.  
A la grande différence donc du reginae, augusta peut s'élever à plus de 9 mètres de hauteur! Énorme? Oui, je vous l'accorde! Surtout quand on sait que reginae dépasse rarement les 2 mètres de hauteur...

Je suis donc fasciné par sa hauteur vertigineuse, mais aussi par son allure droite & sobre. La floraison, pour moi, n'est que la cerise sur le gâteau: je suis, entre-autres, davantage impressionné par son port autant que la taille & la robustesse de ses feuilles (à contrario, celles du Musa basjoo, par exemple, sont bien plus fragiles et souvent lacérées en cas de grands vents) 

La fleur de Strelitzia augusta est également différente de celle de son cousin: blanche & très fournie mais discrète, quand celle de reginae est orange et très visible...

Côté culture et à la plantation, vous prendrez soin de réserver à votre 'exotique' un sol riche (dont bien amendé), profond et correctement hydraté. Aussi avant de le planter je vous conseille de faire une belle fosse, aussi large que profonde et de ne pas lésiner sur le terreau horticole et autre compost organique à mélanger avec votre terre de jardin.

Le plein soleil lui convient mais je lui préfère, dans le Sud, une exposition mi-ombragée: la plante est bien plus verte & épanouie dans ces conditions. Celle-ci a en effet une très bonne résistance au soleil autant qu'au manque de précipitations, mais son aspect peut devenir parfois comme 'brûlé'... J'ai d'ailleurs eu souvent de la peine en voyant des spécimens trop peu entretenus, qui tiraient la langue l'été venu. C'est quand enfin j'ai découvert celui du bas du Clos Sainte Claire à Hyères, que j'ai compris de quoi la plante avait fondamentalement besoin (voir photo) 

 

Côté résistance au froid et pour être sincère, je dois reconnaître que la famille des Strelitzia est malheureusement quelque peu gélive. Pour être plus précis, dès que le thermomètre descend en-dessous de zéro degré les feuilles commencent à s'abîmer. C'est quand les températures continuent de chuter que les risquent augmentent: des gels de -5 à -7°c sont fatals pour la plupart... C'est peu, je le sais et le déplore! Mais avec de bonnes protections (brande de bruyère remplie de paillette de Lin autour des stipes, paille au pied & voile d'hivernage autour du feuillage), notre 'exotique fragile' aura plus de chances de passer l'hiver sans dommages. Strelitzia augusta & ses cousins sont toutefois des végétaux à réserver définitivement au pourtour Méditerranéen ou pour des coins très abrités & très doux de la Bretagne... 

Si vous avez des conditions de cultures idéales, n'oubliez pas de vous intéresser également à Strelitzia alba, nicolai, juncea et quelques autres cultivars qui méritent de s'y pencher... (à découvrir sur la toile)

 

Photo ci-dessous: détail de Strelitzia augusta capturé au Parc Sainte Claire à Hyères-les-palmiers, en situation mi-ombragée l'été dernier dans le Var...

 

Strelitzia augusta - Silvere Doumayrou

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Published by Silvère Doumayrou - dans Autres 'exotiques'
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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 00:01

Il est un jardin, en tous les cas un 'espace vert', qui ne se visite pas, dans lequel on ne se balade pas et qui est très difficile à prendre en photo. Et pourtant c'est un lieu très réussi, très bien conçu et hyper entretenu, une vitrine de la flore Méditerranéenne & 'exotique' qui est vue chaque année par des centaines de milliers de personnes: la voie Olbia à Hyères-les-Palmiers.

 

En effet, il ne s'agit pas d'un jardin, mais du terre plein coincé entre le deux fois deux voies de l'autoroute A570 qui devient la Voie Olbia en traversant Hyères. En fait, depuis deux ans maintenant, l'axe a été rebaptisé boulevard Léopold-Ritondale (maire de la ville de 1983 à 2008) Je ne m'y suis pas encore fait et j'aimais bien le nom de voie Olbia, certainement un lointain héritage des Romains... 

L'espace est riche de plusieurs dizaines d'espèces de plantes endémiques et autant de végétaux 'exotiques'. Dresser une liste de tous les végétaux qui constituent cet espace serait fastidieux et quelque peu rébarbatif à lire mais, croyez-moi, les espaces verts de la ville (dirigés par Thierry Manié) ont mis le paquet!

 

J'aimerais insister sur le fait que ce n'est pas seulement la variété ou la diversité des végétaux installés qui font seulement le succès de l'endroit, mais aussi & surtout la qualité du 'paysagisme'. En effet, la flore s'organise sur plusieurs niveaux sous les palmiers plantés il y a de très nombreuses années déjà. Du 'vide' à été laissé pour apprécier 'le plein', du gazon en fil conducteur est parsemé de pouzzolane, de galets & autres rochets, entre des massifs plantés avec beaucoup de justesse (voir photo) Une telle réussite pour un lieu 'public', urbain et pris dans le flot d'une circulation dense est plutôt rare! J'espère que cette réalisation fera des petits dans les communes voisines...

Chaque tronçon du parterre constitue un jardin en soi, avec sa structure, son identité propre. C'est pourquoi mieux vaut être passager que conducteur pour apprécier pleinement la réalisation. 

 

Depuis quelques années maintenant, l'espace a été travaillé en profondeur, remanié, enrichi de dizaines d'espèces endémiques nouvelles, notamment dans un soucis d'économie d'eau. Des travaux techniques (dont je vous passe les détails) ont été entrepris pour permettre aux végétaux de se rendre davantage autonomes en matière d'hydratation. Par la forme du parterre légèrement en cuvette, les eaux d'irrigation ou de pluie sont récupérées et optimisées. De plus, des sondes enterrées permettent de déclencher un arrosage seulement quand cela est nécessaire. Enfin, le gazon a été remplacé par une graminée Japonaise appelée Zoyzia tenuifolia, laquelle est 7 fois moins gourmande en eau que la précédente (voir article sur le sujet à l'adresse suivante: http://lapepiniere2.over-blog.com/article-une-pelouse-dans-le-sud-82345415.html)

 

Je pourrais en parler des heures, m'arrêter sur tout plein de détails esthétiques, sur certains végétaux remarquables ou très bien installés, sur la diversité des feuillages ou des floraisons mais le plus simple, je crois, est que vous y passiez vous aussi un jour. Croyez-moi: vous ne serez pas déçus!

Bravo aux espaces verts de la ville de Hyères qui ont conçus & enrichi ce lieu et merci de nous offrir un tel spectacle!!

 

Ci-dessous: détail de l'un des 'jardins' que constitue le terre plein de l'ancienne voie Olbia, pris en conduisant l'été dernier à Hyères-les-Palmiers, dans le Var...

 

Voie Olbia Hyeres-les-Palmiers Silvere Doumayrou

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Published by Silvère Doumayrou - dans Jardins & Pépinières
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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 00:01

Les mois mai & juin sont probablement les mois de l'année où l'on peut contempler le plus grand nombre de floraisons dans la plupart des jardins de l'hexagone. Ce n'est pas le cas pour notre Aloé, en effet, celui-ci s'y prend bien plus tôt: quand l'hiver se termine gentiment...


Et pourtant c'est bien une 'exotique' que notre Aloé arborescens. Par leurs provenances géographiques (le Mexique, le pourtour Méditerranéen ou l'Afrique du Sud par exemple), les Aloés ont deux périodes de croissance: le printemps et l'automne. Entre celles-ci, il fait généralement très chaud et les précipitations font souvent défaut. Ils se plongent alors dans une sorte d'hibernation, tout comme l'hiver d'ailleurs, compte tenu qu'il fait plus froid et que la luminosité baisse (c'est d'ailleurs pourquoi il n'est pas nécessaire, voir déconseillé, d'arroser trop vos Aloés pendant ces périodes-là) 
Les floraisons interviennent alors couramment entre la fin de l'hiver et le début de l'été, afin que leurs fruits aient le temps de mûrir et les premières graines de germer avant l'hiver ou au printemps suivant...


Parmi les plus résistants au froid, comme Aloé aristata (-10°c), Aloé striatula (-6°c) ou Aloé saponaria (-5°c), ceux-ci fleurissent généralement en fin de printemps. Notre arborescens s'y prend donc bien plus tôt, mais quelle floraison nous offre-t-il: de superbes inflorescences d'un 'rouge feu' unique semblent s'extraire avec force & détermination du coeur des rosettes de feuilles gorgées de soleil & de vie!... (voir photo)

En effet, si vous vous baladez en plein été sur la côte d'Azur, vous ne verrez d'Aloé arborescens que son feuillage charnu (et encore, si les précipitations printanières ont été généreuses!)

Non, pour le contempler dans toute sa splendeur (c'est à dire en fleurs), il vous faudra prévoir quelques vacances entre février & mars, période de l'année où l'on privilégie davantage les pistes de ski que le bord de mer...

Mais, croyez-moi, cela vaut vraiment le coup, parce qu'il n'est pas le seul à fleurir à ce moment-là et que les jardins Méditerranéens sont remplis de végétaux en pleine pousse ou début de floraison alors qu'autour de Paris ceux-ci sont encore très 'endormis'...

 

Pour la culture de notre Aloé rien de plus simple: les graines germent facilement et les boutures de 'rosettes' offrent de meilleurs résultats encore! Originaire du Sud-Est Africain, vous prendrez soin de lui réserver un sol parfaitement drainé, plus pauvre qu'enrichi et s'il faut l'arroser généreusement, ce sera plutôt au printemps & à l'automne que l'hiver ou en plein été. Sa résistance au froid lui permettra de supporter des gelées avoisinant les -5°c aussi, en dehors des quelques régions très privilégiées que compte notre beau pays, vous le protègerez sérieusement du froid et des pluies automnales à l'aide de paille & autres voiles d'hivernage ou le remiserez en serre froide l'hiver durant, dans une pièce fraîche & lumineuse.

Avec un peu de temps & de bons traitements, comme son nom l'indique, votre Aloé n'aura de cesse de s'ériger et de se ramifier pour former enfin une 'touffe' portée par des tiges qui finiront par 'lignifier' tel un arbuste... Dans sa région d'endémisme, Aloé arborescens peut dépasser les 2 mètres de hauteur! Si vous ajoutez à cela une envergure quasi identique à celle-ci, imaginez le bouquet qu'il peut produire!!..

 

Tant par son esthétique que sa facilité de culture, il va de soi que tout bon amateur de succulentes se doit de posséder un Aloé arborescens dans sa collection ou même sur son balcon!

Pour ce qui me concerne et les cordonniers étant les plus mal chaussés, je dois avouer que je passe plus de temps à le contempler qu'à le cultiver!! Quelque chose me dit toutefois qu'après la publication de cet article, il me sera difficile de ne pas en rapporter une bouture à Paris!...

 

Ci-dessous: détail d'une inflorescence d'Aloé arborescens prête à s'épanouir au Cap d'Antibe et au bord de la mer, en prolongement de la visite de la Villa Thuret...

 

Aloé arborescens - Silvère Doumayrou

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Published by Silvère Doumayrou - dans Aloés
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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 00:01

A peine croyable: j'ai complètement 'flasché' sur un arbuste à fleurs jaunes! Improbable, oui, mais c'est pas n'importe qui non plus: Mahonia siamensis.

Pire encore: il est bien connu que j'ai toujours détesté (et peut-être à tort?), le Mahonia d'une façon générale. Son feuillage sombre, ses feuilles piquantes, sa floraison jaune poussin qui fait mal aux yeux tant elle est jaune & son allure souffreteuse ne m'ont effectivement jamais attirés. Mais là, c'est différent...

 

J'avoue, le Mahonia représente tout ce que je déteste. Pour moi c'est la plante typique des patios parisiens abandonnés aux Aucubas panachés, aux Fusains souffreteux & autres Pyracantha, tous installés dans une terre de remblai dont aucune plante ne voudrait.

Si je parle d'un végétal sur ce site c'est parce qu'il m'a séduit, alors cherchez l'erreur... Eh bien je vais vous répondre: c'était il y a quelques semaines dans un très beau jardin des Alpes Maritimes, à Menton, appelé Serre de la Madone.

 

Je n'étais pas là pour rien: j'ai fuis, l'espace de quelques jours, les -10°c que la Capitale subissait. Direction le Sud. Il me fallait voir du soleil, du palmier, un peu respirer. Ma bonne vieille voiture allait me conduire fidèlement de Toulon à Menton, en passant par l'Estérel et autres pépites géologiques. Le Jardin de Serre de la Madone est un peu planqué: il faut gravir la côte qui surplome le Gorbio pour y arriver mais, une fois qu'on y est, c'est pour un petit moment. Même en plein février on ne regrette pas d'y être passé, il y a tout un tas de végétaux qui sont en fleurs en cette période de l'année alors que nos plantes sont en train de souffrir le martyr un peu partout en France...

 

Après avoir photographié les inflorescences de  Senecio grandifolius, Banksia ericifolia, Aloé arborescens & autres Iris Japonais, je suis tombé nez à nez avec une floraison de feu qui ne m'était pas familière: celle d'un certain Mahonia siamensis. J'ai assez vite compris qu'il s'agissait d'un Mahonia mais la qualité de sa floraison ne m'était pas familière. Cette dernière n'est pas jaune comme celle que nous avons l'habitude de croiser, mais d'une couleur orangée qu'il nous est rarement donné de contempler! Mieux encore: celle-ci se détache franchement d'un feuillage qui tend d'avantage vers l'anis que le vert profond, sans parler de ses pétioles fuschia qui sont un véritable délice!

Après la floraison, les nouvelles feuilles de notre Mahonia sortent d'une couleur pourpre incroyable, lesquelles vont encore contraster avec celles de l'année passée. Un somme, cet arbuste est spectacle haut en couleurs à lui tout seul une bonne partie de l'année!

Si, à ce tableau, vous ajoutez une écorce claire & profondément dessinée proche de celle du Chêne liège, vous avez-là un végétal qu'il ne faut pas rater.

 

Tu m'étonnes, je suis passé et repassé de maintes fois devant ce sacré Mahonia Thaïlandais, le photographiant chaque fois que je le pouvais. En plein février et sur fond de Cyprès il est, et de loin, celui qui se détachait le mieux.

Ne l'ayant pas encore moi-même cultivé j'ai été heureux d'apprendre, sur des sites Anglosaxons, que sa résistance au froid dépassait les -10°c. Cette rusticité sera suffisante pour nous permettre de l'installer dans une bonne partie des régions françaises, du moment que l'on pourra lui réserver un ensoleillement correct (bah oui, Thaïlandais quand même, pas Hollandais!...)

 

Ne me demandez pas si on le trouve facilement (je serais d'ailleurs le premier à en acheter un pied), car je ne l'ai encore jamais croisé dans les pépinières Varoises que j'ai l'habitude de fréquenter mais, compte tenu de ses qualités, je suis certain qu'on le verra de plus en plus souvent, à commencer par Courson ou St. Jean de Beauregard & autres foires aux plantes régionales... 

En tous les cas pour moi et c'est nouveau: j'ai inscris un Mahonia sur mon tableau de chasse!!

 

Ci-dessous: il m'a été difficile de choisir une photo parmi toutes celles que j'ai pu prendre de Mahonia siamensis, mais mon choix s'est arrêté sur ce détail d'inflorescence...

 

Inflorescence de Mahonia siamensis - Silvère Doumayrou

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Published by Silvère Doumayrou - dans Arbres & arbustes
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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 00:01

Ahhh je vois que ce nom alambiqué parle à quelques-uns d'entre-vous. Merci! Pour les autres c'est du Chinois (en fait, du Latin), et je vous comprends, car son nom n'est pas plus aisé à retenir qu'à prononcer! Il s'agit-là d'une vieille plante, bien connue de nos grands-mères, peut-être même trop vieille & trop démodée d'ailleurs pour qu'on la connaisse vraiment?!

Et pourtant, Aspidistra eliator est une véritable 'exotique' qu'il faut non seulement à tout prix connaître, mais aussi & surtout cultiver...


Allez, rapide topo sur la bestiole: Aspidistra eliator est une plante originaire de Chine (bah oui, comme quoi il est parfois du 'Made in China' qui est qualitatif!) Pour être un peu plus précis, elle est originellement Japonaise, mais elle a très vite été répandue en Chine où elle est devenue comme 'endémique'... 

Phénomène de mode oblige, la plante a longtemps été cultivée en appartement pour ses qualités décoratives comme les Clivia, les Sansévéria & autres végétaux dans ce goût-là mais, à tort, car notre 'éliator' est bien plus résistante au froid que ce que l'on croit: je la cultive moi-même depuis quelques années déjà dans un jardin quasi-Sibérien (comprenez un endroit près de Paris où il arrive qu'il fasse parfois très froid) et jamais je ne l'ai perdue! Mieux encore, elle a résisté cette année encore à du -15°c au moins, sans dégel pendant près de trois semaines et avec, pour seule protection, un pauvre voile d'hivernage maintenu par un vieux bout de bois (ce sont toujours les cordonniers les plus mal chaussés!)

 

L'origine géographique de l'Aspidistra explique pourquoi notre plante est aussi résistante au froid. En provenance des mêmes régions, on connaît bien d'autres végétaux dits 'exotiques', dont le plus connu est certainement le Trachycarpus fortunei, un palmier résistant à -18°c au moins. Mais sa résistance au gel n'est pas sa seule qualité. En effet, Aspidistra eliator est une bien drôle de plante rhizomateuse qui produit, inlassablement, mois après mois (même si à un rythme plutôt tranquille), des feuilles oblongues d'un vert profond.

N'ayant pas choisis une photo de son feuillage pour illustrer cet article, je vous invite à la (re)découvrir sur la Toile dès que vous aurez quelques minutes à lui accorder.

 

La plante se plaît idéalement à l'ombre ou à mi-ombre, dans un sol indifféremment lourd ou léger, du moment qu'il sera de temps en temps amendé & régulièrement arrosé. Un 'entre-deux' sera cependant idéal pour le végétal. Côté floraison, il faudra repasser! Aspidistra produit en effet une fleur certes, très originale, mais aussi & surtout très discrète: celle-ci est coincée entre les feuilles de la plante et à quelques centimètres seulement de la terre... Les seuls à pouvoir vraiment en profiter sont les escargots et les limaces. Ça tombe bien, ce sont également eux, venus chercher un peu de fraîcheur au coeur des feuilles, qui vont polliniser la plante.

Cependant (et fort de mon expérience), je peux vous assurer qu'il est bien plus aisé de la multiplier par division de la souche qu'en semant ses graines quasi imaginaires! La reprise est très aisée et la pousse, même si lente, est régulière et constante...

 

On la trouve de plus en plus facilement en jardinerie et c'est tant mieux, mais son prix reste malheureusement assez élevé. Cela s'explique simplement par la lenteur de sa croissance. Croyez-moi cependant, cela ne doit pas vous rebuter: une fois la plante achetée elle n'aura de cesse de prospérer!... 

 

Ci-dessous et contre toute attente, je vous propose la photo du système racinaire d'un Aspidistra eliator un peu à l'étroit dans son container lors d'un rempotage plus que nécessaire l'été dernier...

 

Système racinaire Aspidistra eliator - Silvère Doumayrou

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Published by Silvère Doumayrou - dans Bulbeuses
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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 00:01

J’ai déjà parlé de quelques Méditerranéennes qui poussent tout près de la mer, coutumières des embruns, endémiques ou non, comme Carpobrotus edulis, Aenium canarense, Crithmum maritimum, Aptenia cordifolia et j’en passe. Toutes partagent le même habitat que notre Jacobaea maritima, plus connue sous le nom de ‘Cinéraire maritime’ (ou Senecio maritima pour les intimes…)

La plante nous est très familière car nous sommes bien plus habitués à la croiser en tant qu’‘annuelle’ dans n’importe quel rond point de n’importe quelle ville de province plutôt qu'en milieu naturel. Originaire du Bassin Méditerranéen, il est pourtant très aisé de la contempler dans les anfractuosités de la côte d’Azur, pour peu que l’on prenne un peu le temps d’observer la flore qui s’y de développe...

Mieux qu'un paragraphe entier pour vous la décrire, il suffit de jeter un œil sur la photo ci-dessous pour s’en faire une petite idée. Néanmoins et c’est ce qui me plaît beaucoup chez elle, notre Cinéraire maritime, en plus d’avoir un feuillage persistant, se pare de feuilles très découpées d’une couleur argentée - presque blanche - comme aucunes autres Méditerranéennes. Plus grande qu’une vivace (50cm environ), on la considère généralement comme un arbrisseau. La plante se développe rapidement, a  tendance à se ramifier généreusement et c’est tant mieux: plus elle se ramifie, plus elle se densifie et plus son feuillage devient compact et sa floraison généreuse.

Celle-ci intervient généralement en milieu ou en fin de printemps (selon les régions) et est de couleur jaune. Cette couleur n’est certes pas ma préférée, mais c’est le meilleur moyen qu’à trouvée la plante pour se rendre visible auprès des insectes qui la pollinisent. Sa floraison vive associée à un feuillage particulièrement argenté la rendent incontournable du moment qu’on la croise… Comme l’Helichrysum (= ‘l’Immortelle’), ses fleurs peuvent se conserver durablement dès qu’elles seront sèches.

Pour installer et voir au se développer idéalement votre Cinéraire, choisissez l’endroit le mieux exposé de votre jardin. Assurez-vous donc non seulement de lui réserver l’exposition la plus ensoleillée que vous ayez, mais aussi de lui procurer un sol parfaitement drainé. Une fois n’étant pas coutume, il ne vous est pas nécessaire de lui offrir un sol riche, au contraire: Jacobaea maritima est habituée aux sols pauvres & peu arrosés. Il vous suffira donc juste de l’installer et de laisser faire la Nature…

En dehors de l’attraction que peut procurer sa floraison, son feuillage & ses exigences en matière de croissance en font un candidat idéal pour tout bon jardin à tendance ‘Méditerranéenne’ qui se respecte. Parmi les nombreuses ‘exotiques’ que j’installe ou acclimate dans différentes régions Françaises (dans le Sud ou autour de Paris), Jacobaea maritima fait définitivement partie des plantes que j’utilise pour végétaliser les espaces que l’on me confie au même titre que les Lavandes, les Romarins, les Cistes, les Hélichrysums, les Santolines et j'en passe... Seul bémol, celle-ci n'est pas très résistante au froid aussi faudra-t-il la réserver au pourtours Méditerranéen Même si vous pourrez la bouturer ou la marcotter, il sera très aisé de vous la procurer dans toute jardinerie correctement achalandée, aussi vous n'aurez aucune excuse si vous ne lui trouvez pas une petite place au sein de votre terrasse ou de votre jardin!...


Photo ci-dessous: un Cinéraire maritime qui a trouvé sa place dans l’un des plus beaux coins de la Côte d’Azur et à quelques mètres seulement de la Mer: le massif de l’Estérel dans le Var…

 

Jacobaea maritima (Cinéraire maritime) - Silvère Doumayro

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Published by Silvère Doumayrou - dans Vivaces
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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 00:01

Bah oui, quand on arrive dans le Sud de la France sous la neige un 10 février et que cela fait déjà plus de 10 jours qu’il gèle, on se dit qu’il se passe malheureusement quelque chose d‘exceptionnel. En Sibérie Occidentale (comprenez autour de la Capitale), on est habitué à supporter de telles gelées ou tout du moins on n’est pas foncièrement surpris mais là, cet hiver en particulier, on se dit qu’on assiste à un événement climatique assez hors norme et nous pourrons bientôt dire: je me souviens de l’hiver 2012, j’en étais !...

Effectivement, cet hiver a commencé sous le signe de la douceur, une grande douceur plutôt inhabituelle pour la saison d’ailleurs, avec des 15°c à Paris mi-janvier. En l’espace de quelques jours nous sommes passés de températures 10 degrés au-dessus des ’normes de saison’ à 10 degrés en dessous! Pour les végétaux, cela représente un différentiel de 20°c: imaginez seulement la sève qui commence à monter, les bourgeons se former, le sol de se réchauffer…Mais c’était sans compter sur ce flux Arctique qui a nous apporté des températures glaciales en provenance directe du Pôle Nord!...

Si je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, vous penserez évidemment & immédiatement à l’hiver 85-86. Eh bien, c’est pire: nos végétaux, ‘exotiques’ ou non, n’ont pas eu le temps cette année de se préparer à ces grands froids. Les gels ont été aussi intenses que soudains et particulièrement prolongés. Pas de dégel du sol pendant près de trois semaines pour une bonne moitié de la France. Si ce n’est pas du ‘jamais vu’, c’est du ‘rarement vu’!

Autour de Saint Raphaël j’ai vu des palmiers frigorifiés, des Aloés congelés, des Yuccas décimés, des Eucalyptus brûlés par le froid, des Plumbago terrassés par le gel et je ne vous parle même pas des Lantanas
En effet, pour faire court et en résumé: un grand nombre de végétaux vont trépasser cette année partout en France, de Dunkerque à Menton, dans les jardins ou sur les balcons.

Je pense aux amateurs d‘’exotiques’ qui, comme moi en 2009 (et même cette année!), par manque de moyens ou de protections, vont perdre beaucoup. À ceux-là je leur dis qu’il faut par avance faire le deuil d’une partie de leurs plantes. Les dégâts ne se voient pas toujours aux premiers redoux mais, le plus souvent, en fin de printemps. Je pense aussi à tous les autres, mes copains ou mes clients, lesquels vont malheureusement constater les limites de certains de leurs végétaux face à un hiver inhabituel…

À cela il n’est malheureusement pas de remède si ce n’est d’accepter de repartir (presque) de zéro et de remplacer les végétaux qui n’auront pas supporté cet épisode hivernal peu courant. Dans quelques semaines, cet hiver ‘hors normes’ sera déjà oublié grâce à de nouvelles plantations, des températures ‘de saison’ et, bientôt, ne sera plus qu’un lointain souvenir… 

Pour illustrer ces quelques lignes je vous propose cette photo de cascades de glace qui prennent leur aise sur une petite route des Alpes Maritimes (à 40 kilomètres à peine au Nord de Nice!…) 

 

Cascades de glace Alpes Maritimes - Silvère Doumayrou

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Published by Silvère Doumayrou - dans Sujets généralistes
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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 00:01

Superbe! Oui, mais ne nous emballons pas, nous, pauvres parisiens, au climat pourri et au ciel si bas et gris. Une fois n'étant pas coutume sur ce site considérons cette agréable 'exotique' comme une 'annuelle'. Ce n'en est pas une, certes, mais, pour éviter toute déception, il sera plus raisonnable de la traiter ainsi!...

 
Partout où les hivers sont doux, elle prend une ampleur considérable digne d'un arbuste (c'est tout bonnement injuste!), puisqu'elle pousse en effet pratiquement jusqu'à 3 mètres de hauteur. Le tronc et les branches se lignifient rapidement et ont vite fait de devenir du bois. La plante développe continuellement une multitude de feuilles arrondies d'un joli vert avant de distiller très régulièrement, du printemps au début de l'hiver, d'agréables petites fleurs mauves proches de celles du poids de senteur (voir photo)

 
Pour la voir se développer ainsi, réservez-lui un sol franc, riche, drainant et régulièrement arrosé. Compte tenu de sa résistance au froid quelque peu limitée (environ -7°c et encore, dans des conditions particulièrement protégées), il vous faudra pouvoir la remiser l'hiver en serre froide. La plante se comportera donc bien mieux en pot sous notre climat.
Ailleurs, comprenez là où la plupart des Français passent leurs vacances d'été, où la mer n'est qu'à quelques minutes à pieds et où les gelées ne sont qu'exceptionnelles, elle pourra être installée en pleine terre. Il vous faudra lui offrir un emplacement parfaitement ensoleillé ou même à mi-ombre si vous habitez l'un de ces coins très privilégiés du bord de la Méditerranée...

 

Polygala myrtifolia est une 'exotique' originaire d'Afrique du Sud, vous comprendrez ainsi que même s'il elle accepte d'être 'Méditerranéenne d'adoption' elle ne sera jamais vraiment Bassin Parisienne! En effet, il lui faut du soleil et de la chaleur et si, en plus, vous lui apportez de l'eau quand il le faut (à savoir régulièrement, et surtout du début à la fin de l'été), vous la verrez croître très nettement. Le développement de Polygala myrtifolia est plutôt vif, au point que si vous réunissez les conditions idéales de culture il vous faudra la rabattre régulièrement en fin d'hiver afin de lui conserver un port compact et une floraison généreuse. Dans le cas contraire et comme dit précédemment, vous serez contraints de la cultiver en pot et de la remiser en serre froide pendant la période hivernale.

 

Bonne nouvelle: on la trouve maintenant très facilement en jardinerie et à des prix plus qu'abordables. La multiplication très aisée de la plante et sa croissance plutôt vive en font désormais un best seller lors de la belle saison...

 

Photo ci-dessous: détail de la floraison de Polygala myrtifolia dans l'un de mes jardins préférés de la Côte d'Azur: le Clos St. Bernard, à Hyères-les-Palmiers...

 

Polygala myrtifolia Silvere Doumayrou

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Published by Silvère Doumayrou - dans Arbres & arbustes
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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 00:01

Ahhh, si j'ai fait une vraie rencontre l'été dernier, c'est bien celle d'avec Manihot grahamii. Son nom Latin ne vous dit peut-être pas grand chose et pourtant, ce n'est rien d'autre que le cousin direct d'une 'exotique' que l'on appelle le 'manioc'...

J'ai eu le plaisir de croiser son feuillage unique dans une pépinière qui l'est tout autant: celle de Julien Mallet à Hyères-les-Palmiers. Ce n'est pas souvent, mais ça a été un véritable coup de foudre! Dès que je l'ai aperçu, il m'a fallu m'approcher, le regarder, le toucher avant de le photographier et de poser les premières questions d'usage: je voulais tout savoir à son sujet...

Julien Mallet est certainement l'une des personnes que vous devez absolument rencontrer si vous aimez un peu les 'exotiques'. Non seulement c'est quelqu'un de très agréable, mais aussi et surtout de très calé dans son domaine. C'est un pépiniériste qui produit 100% de ses plants à partir de semis ou boutures de sa propre collection. Un vrai pépiniériste, quoi (il n'y en a plus beaucoup en France, malheureusement!) Mais Julien est avant tout un passionné doublé d'un explorateur...

En effet, il voyage régulièrement et rapporte de ses expéditions botaniques des végétaux nouveaux qu'il acclimate d'abord, multiplie ensuite avant de les distribuer. Voilà une démarche qui impose un certain respect (surtout quand on connaît un peu le personnage: un jeune homme très humble et plutôt discret) Je reparlerai très prochainement de lui et de sa pépinière, aussi revenons à notre cousin du manioc si vous le voulez bien...

 

On ne sait encore que peu de choses sur Manihot grahamii mais, comme Manihot esculenta (= le manioc ou 'Tapioca'), il semble être originaire du Brésil et, plus largement, du bassin Amazonien. Depuis maintenant plusieurs siècles, il a été déplacé & cultivé dans quantité de régions tropicales ou sub-tropicales (Afrique, Asie et j'en passe), si bien que dans de nombreux coins du monde il est maintenant devenu une base dans l'alimentation: on en fait généralement une sorte de farine qui est rapidement devenue ce qu'est le Blé pour les pays occidentaux.

 

Mais Manihot grahamii, pour nous, passionnés d''extotiques', est avant tout un végétal d'ornement que l'on ne peut ignorer. En effet, la plante, avant de devenir un véritable arbuste de plus de 3 mètres de hauteur, est un végétal particulièrement séduisant tant par son port que le design de ses feuilles. Ce premier est plutôt dressé et 'groupé', fort, alors que son feuillage est dense. Ses feuilles, délicatement découpées (genre Figuier, en mieux encore), sont d'un vert plutôt soutenu (il n'y a qu'à voir la photo que je propose pour se faire une petite idée sur le sujet) Voici, dans toute sa simplicité, le genre d'image qui, pour moi, se passe de commentaires et qui me fait très vite craquer...

 

La bonne nouvelle arrive maintenant: Manihot grahamii, malgré sa provenance, est plutôt résistant au froid: en effet, des gels de courte durée et de l'ordre de -7°c ne devraient pas le condamner. La plante est finalement bien plus résistante aux frimas que ce que l'on croit (elle est cependant caduque et perdra ses feuilles avant même les premiers grands froids...)

Non, le plus embêtant dans l'histoire sera de le trouver. Jamais vu nulle part sauf chez mon copain Julien Mallet qui n'en possède que quelques pieds, et pas n'importe lesquels: ils sont tous issus de graines ou de rejets d'un pied-mère 'acclimaté' qui a déjà supporté de fortes gelées depuis de nombreuses années...

 

Côté culture ce n'est pas bien compliqué: réservez-lui un sol bien travaillé, plutôt 'terre franche' que trop léger, et bien amendé (en même temps c'est rare que je dise 'réservez-lui un sol pauvre, s'il vous plaît'... encore que cela puisse arriver) Chez nous, où il fait souvent gris, ce sera plein soleil, évidemment, mais, dans le Sud, une exposition mi-ombre sera appréciée par la plante (surtout en plein été) Pour le reste, il conviendra de lui donner de l'eau, et ce, régulièrement s'il vous plaît: il semblerait que lors de la belle saison celui-ci aime bien avoir les pieds au frais...


Sauf erreur de ma part, gageons que dans quelques années nous aurons tous un Manihot grahamii dans notre jardin, et si Julien le veut bien!...

 

Ci-dessous: photo prise à la 'va vite' dans la pépinière de Julien Mallet l'été dernier, à Hyères-les-Palmiers... (découvrez son site en lien ci-contre)

 

Mahinot esculenta Silvère Doumayrou

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Published by Silvère Doumayrou - dans Autres 'exotiques'
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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 00:01

Tout au long de l'année on parle ici des 'exotiques'. Oui mais voilà, je ne vous propose chaque semaine qu'une piètre photo de ces plantes que nous affectionnons tant... C'était sans compter sur l'oeil aiguisé de Cédric Pollet: pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, c'est le Yan Arthus Bertrand de la photo d'écorces (même si, pour moi, il n'est pas besoin de le comparer!)

 

Cédric Pollet est photographe, mais aussi et surtout un botaniste-voyageur. En effet, dès qu'il en a l'occasion il saute dans un avion pour immortaliser les plus belles écorces aux quatre coins du monde. Ses connaissances & sa passion sont devenues un métier. Il est le seul à l'exercer et le fait avec beaucoup de talent...

Dans son premier ouvrage, Cédric nous explique et nous apprend les arbres & leurs écorces.

Il nous raconte un monde que l'on connaît peu ou pas. Au fil de son livre, on parcourt les 5 continents, l'oeil curieux, on y découvre combien la Nature peut parfois nous étonner, nous fasciner... Dans son deuxième ouvrage, très justement sous-titré 'une galerie d'art à ciel ouvert', il va plus loin encore, plus près de la matière: on se surprend parfois même à effleurer les pages de son bouquin du revers de la main comme pour mieux apprécier la finesse ou la texture des écorces qu'il nous offre...

 

Dans ce deuxième ouvrage, les troncs ou stipes de végétaux 'exotiques' ont la part belle: vous y verrez notamment de superbes photos de Palmiers, de Cycas, de Musa, de Dicksonia ou Cyathea, de Yuccas, d'Opuntia & autres monocotylédones type Gunnera, Kalanchoe, Dracaena, Nolina et j'en passe. Il sait mieux que quiconque magnifier les troncs & les écorces devant lesquelles nous passons parfois sans nous arrêter...

On est souvent fascinés par une floraison exceptionnelle ou l'envergure d'un feuillage, mais le tronc des végétaux est injustement oublié. Erreur: les écorces sont de véritables paysages, on ne sait parfois plus si nous évoluons à quelques centimètres de la matière ou à des kilomètres de la Terre...

 

Le dernier bouquin de Cédric Pollet ce sont 250 pages qui vous plongeront dans une galerie d'art contemporain créée depuis des millénaires, où les couleurs rivalisent avec la matière, le toucher avec les aspérités... L'oeil s'arrêtera volontiers sur la photo d'un Ceiba speciosa, d'un Calocedrus decurrens, d'un Arbutus x thuretiana ou d'un Acrocomia aculeata. Mais il est pratiquement vain de ne vouloir citer que 4 de ces 'pleines pages' alors que le livre en compte des dizaines!

Il est également difficile de parler d'un travail qui vous laisserait muet par tant de beauté et de singularité, mais je voulais tout de même faire une petite parenthèse sur le sujet. Juste quelques mots qui pourraient donner envie à certains de s'y pencher et, plus généralement, à l'homme de se rapprocher de son environnement...

 

Au risque de paraître dithyrambique dans ma critique, je tiens à rassurer tout un chacun en confirmant très officiellement dans ce post que je ne détiens aucune action chez Cédric Pollet Inc., mais je crois qu'il est nécessaire de parler très haut & fort des gens qui ont un véritable talent ou des rencontres qui nous ont simplement touchées...

Vous verrez un aperçu de son travail sur son site à l'adresse suivante: http://www.cedric-pollet.com/ ou en lien ci-contre.

 

Ci-dessous: détail d'un stipe de Ravenala madagascariensis par Cédric Pollet, photo que j'ai choisie pour son côté 'volcanique' que j'aime tant...

 

Ravenala madagascariensis Cédric Pollet

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Published by Silvère Doumayrou - dans Sujets généralistes
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