Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 22:01
Eh non, on n'a pas tous la chance d'avoir un jardin, mais cela ne doit pas nous empêcher pour autant d'avoir des plantes. Terrasse, balcon ou même un petit rebord de fenêtre vous permettront de voir évoluer vos plantes en pot. Il y a cependant peut-être quelques petites astuces à appliquer pour les voir s'épanouir au mieux!...

D'abord, le végétal: il doit absolument être adapté à l'exposition dont vous bénéficiez. Placez  la Lavande (Lavandula angustifolia) en plein sud alors que le Camélia se plaira au Nord ou à l'Est, par exemple. Ensuite, le container: sachez qu'il est indispensable, quand vous achetez un plant en jardinerie, de le rempoter (dans les meilleurs délais) et ce, dans un pot d'une taille 2 à 3 fois supérieure. Evidemment, plus le pot sera grand, plus la plante aura de chance de se développer. Privilégiez un végétal par pot, afin d'éviter de les mettre en compétition au sein d'un même espace (au niveau racinaire), dans le cas contraire, assurez-vous que les plantes choisies requièrent les mêmes conditions de culture (exposition, substrat, arrosage...)

Ce qui est également très important pour garder longtemps vos plantes en pot & en bonne santé consiste à choisir le bon substrat. Je préconise, dans la plupart des cas et surtout pour les plantes qui lignifient (= faire du bois), comme les arbustes ou les grimpantes, d'utiliser un mélange constitué pour moitié de terre végétale (= terre de jardin) et pour autre moitié d'un bon terreau plantation (riche & léger) Cela vous donnera un substrat plus dense, qui retiendra l'eau et permettra aux racines de s'installer de façon pérenne. Il sera plus que conseillé d'y adjoindre un engrais organique à diffusion progressive type corne torréfiée ou autre "Biomarine" pour optimiser la croissance de vos végétaux.

L'arrosage est ensuite très important: une règle, valable pour la plupart des plantes, consiste à arroser très généreusement quand le terreau est tout juste sec. Laissez toujours légèrement sécher votre substrat afin que les racines "respirent" puis, arrosez de nouveau. On ne peut jamais définir de fréquence, c'est la plante autant que les conditions climatiques qui décident, aussi arrose-t-on quand il est nécessaire. Pour être sûr que l'arrosage a été efficace, arrosez jusqu'à ce que l'eau stagne en surface: c'est le signe que la motte est entièrement hydratée. On prévoira, pour la plupart des végétaux en bacs, d'installer une zone "drainante" en fond de pot, constituée de quelques centimètres de pouzzolane...

Enfin, la taille: faire pousser une plante en pot n'est pas quelque chose de naturel, la plante n'a, entres autres, pas le même espace pour ses racines qu'elle ne l'aurait en pleine terre. La croissance des parties aériennes étant inférieure à celle des racines, veillez à tailler régulièrement vos plantes, elles n'en seront que plus belles, plus ramifiées & florifères. Cette opération aura également pour effet de ralentir la saturation du système racinaire au sein de cet espace clôt qu'est le pot...

Photo ci-dessous: Lavandula angustifolia en pot sur une terrasse privée à Paris...

Repost 0
Published by Silvère Doumayrou - dans Sujets généralistes
commenter cet article
12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 20:02
Quoi de plus agréable & reposant qu'un petit bassin sur votre terrasse? Oui, c'est possible! Avec quelques litres d'eau & quelques plantes, voici recréé tout un écosystème aquatique…

Une vieille lessiveuse en zinc chinée en brocante, un demi-tonneau, une belle terre cuite vernissée et pourquoi une baignoire en zinc ou même en faïence feront l'affaire. Procurez-vous des plantes aquatiques qui ne requièrent pas une trop grande profondeur d'eau comme un Nénuphar (Nymphea alba), de la Prêle (Equisetum japonicum ou fluviatile), du Papyrus (Cyperus papyrus ou alternifolius) ou encore Caltha polypethala, Thalia dealbata et pourquoi pas même un Lotus (Nelumbo nucifera)!
Ajoutez-y une ou deux plantes  oxygénantes comme  Myriophyllum aquaticum ou  Hippuris vulgaris. Terminez l'installation avec des Lentilles d'eau (Lemna minor), avec une micro-fougère aquatique (Azolla caroliniana) ou de la Laitue d'eau (Pistia stratiotes) cela évitera au bassin de trop chauffer & empêchera ainsi la prolifération d'algues qui donnent une couleur verdâtre à votre eau & qui deviennent parfois envahissantes. Prévoyez enfin une petite pompe qui brassera l'eau du bassin (évitant ainsi qu'elle ne stagne) et vous procurera un bruit doux & relaxant de cours d'eau...

Même dans un volume d'eau limité, vous pouvez y mettre Koï ou poissons rouges (pas plus de 2), le développement de ces poissons étant proportionnel à la taille de votre bassin...
Avoir un mini bassin demande peu d'entretien, si ce n'est un nettoyage printanier (avec rinçage du container & changement de l'eau) et un à l'automne pour préparer les plantes à leur hivernage (pour cette opération, préférez une eau de pluie plutôt que du robinet)
Tous les 2 à 3 ans, selon les plantes, il faudra penser à les rempoter voire, à les diviser. Ces opérations aident vos plantes à se développer davantage. Vous trouverez dans le commerce des "paniers" de culture & un substrat adapté, à base d'argile & de terreau richement humifère. N'attendez plus, équipez-vous d'un de ces bassins qui changent l'aspect de votre terrasse...

Photo ci-dessous: un mini bassin sur les toits de Paris installé dans une lessiveuse de 50l. Les Nénuphars fleurissent chaque année & tout l'été tandis que les Koï chassent le ver de vase...

Jardin-aquatique.JPG

 

 

Repost 0
Published by Silvère Doumayrou - dans Aquatiques
commenter cet article
11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 20:11
En voici une drôle de plante!...
En effet, on ne la trouve absolument jamais en jardinerie, on la rencontre même plus facilement à l'état sauvage ou au fin fond de jardins reculés & secrets... Et pourtant!

Quand on aime le vert & les larges feuilles, avec les Pétasites (japonicus, officinal ou paradoxus), croyez-moi, on est servit!
Elle est assez similaire à la Rhubarbe (Rheum officinale) en plus coriace ou Gunnera manicata, en moins grande, même si elle peut atteindre près de 2 mètres! Elle se satisfait de toutes les expositions, du moment qu'elle a les pieds au frais (voire humide), dans un sol limite argileux, près d'un plan d'eau par exemple. Quand elle pousse en colonie, elle peut donner l'impression du Lotus (Nelumbo nucifera), par son aspect en groupe, mais aussi & surtout par la forme de ses larges feuilles arrondies & par son port dressé. Sous ses grandes feuilles (de plante "colonisatrice" qu'elle est!), peu de végétaux arrivent à pousser, ce qui évite le désherbage.
Notons toutefois qu'elle peut devenir très envahissante à l'échelle d'un petit jardin : traitez-la comme n’importe quel bambou traçant, en entourant la fosse de plantation d’une barrière anti-rhizomes ou en la laissant dans un large container enterré.

Seul bémol: elle disparaît l'hiver - Ses fleurs (peu décoratives, mais néanmoins délicates & parfumées pour P. fragrans), sortent en fin d'hiver, avant les feuilles, lesquelles se développent au fil des semaines, devenant de plus en plus grandes...

En somme, une plante modeste, rustique & généreuse que l'on devrait rencontrer plus souvent dans nos jardins, mais aussi dans les aménagements urbains comme les parcs, les ronds-points, etc. Bref, j'adore! C'est l'Acanthe du pauvre en plus grand!!
Dans la même veine, je vous invite à vous creuser du côté de Rheum palmatum, Rodgersia pinnata, Astilboides tabularis, Darmera peltata, Acanthus mollis, etc.

La photo ci-dessous vous montre une colonie de Pétasites qui a prit place le long d'un fossé d'eaux de ruissellement dans un champ en friche - Seine & Marne.   



Repost 0
Published by Silvère Doumayrou - dans Vivaces
commenter cet article
9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 13:35
Vous en rêviez? Rêver c'est bien... Que dire alors si le rêve devenait réalité?!
En effet, il est possible aujourd'hui de se constituer un jardin dit "exotique" en région parisienne ou ailleurs. Il y a pour cela plusieurs règles à respecter.

Il faut tout d'abord bien choisir ses végétaux: il faut qu'ils soient certes résistants au froid, mais qu'ils supportent, de plus, les excès d'humidité! En voici quelques-uns qui pourront aisément se plier à ces conditions: Chamaerops humilis, Butia capitata, Trachycarpus fortunei (palmiers résistants de -12° à -18°c), Yucca rostrata, aloifolia ou filamentosa (-18°c), Agave americana, stricta ou montana (-10°c), Musa basjoo ou sikimensis (bananiers résistants à -15°c), Aloé aristata (-10°c), Cordyline australis ou encore Phormium tenax & Cycas revoluta (-8°c)...

Cet ensemble de végétaux à feuillage persistant donnera rapidement un effet, disons, "tropical" à votre jardin. Il faudra cependant, pour réussir cette implantation, veiller à drainer les fosses dans lesquelles seront plantés les végétaux, à l'aide de gravier ou mieux, de pouzzolane (= roche volcanique concassée) L'arrosage sera généreux en cas de fortes chaleurs et très nettement diminué à l'approche de l'automne pour être complètement stoppé l'hiver. Les plantes doivent passer cette saison au sec pour éviter les dommages causés par le froid & le déficit d'ensoleillement. En cas de gelées avérées, il sera raisonnable de prévoir un voile d'hivernage & un paillage au pied les 3 premières années pour aider les plus fragiles parmi ces plantes à passer des hivers parfois difficiles.

Une autre condition importante est l'exposition de votre jardin ou terrasse. L'idéal reste d'avoir une exposition plein sud et, si possible, abritée des vents (par des haies végétales ou des mûrs), surtout en hiver. Localement, grâce à ces protections, les températures peuvent monter de plusieurs degrés. Les végétaux cités précédemment passeront d'autant mieux l'hiver qu'il se seront gorgés de soleil pendant la période estivale.

Enfin, pour la plantation proprement dite, je recommanderai de prévoir de larges fosses au moins 3 fois supérieures au volume des containers et de constituer un mélange de terre à la fois léger, riche mais néanmoins consistant: 1/3 de tourbe, 1/3 de terreau plantation & 1/3 de terre végétale (issue du trou de plantation) plus  quelques pelletées de sable et/ou de pouzzolane. Un engrais organique ne sera nécessaire qu'en cas de pauvreté du sol avérée, cependant quelques poignées de corne torréfiée seront très appréciées par vos végétaux!

La photo ci-dessous a été prise lors de ma visite du "jardin exotique" d'Alain Jamet (célèbre "Fou de Palmiers") à Toulon, Var.   

undefined

Repost 0
Published by Silvère Doumayrou - dans Sujets généralistes
commenter cet article
9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 12:12
Quoi de plus simple et généreux qu'Hélixine?!...

L'Hélixine, en fait Helxine soleirolii (moins évident à prononcer!) est une plante d'ombre,  colonisatrice, facile à installer. Son aspect peut faire penser à la lentille d'eau ou plus généralement aux mousses de nos sous-bois. C'est un végétal que l'on utilisera partout où il y a de l'ombre, sur un sol humide & humifère (= riche en humus) et là où l'herbe ne pousse plus... C'est la plante "couvre sol" idéale pour habiller vos végétaux dits de "Terre de Bruyère", topiaires de Buis, Bambous ou même vos jardinières exposées au nord ou à l'est. Elle résiste plutôt bien au gel, même si elle disparaît parfois pendant l'hiver, elle reprendra vigueur en quelques semaines... Une fois installée, les mauvaises herbes ne sont plus qu'un mauvais souvenir, ce qui représente un grand avantage d'un point de vue pratique autant que décoratif.

Sa multiplication est très simple, il suffit d'en prélever quelques centimètres carrés pour recréer rapidement un tapis vert immaculé. Avant de la mettre en place, grattez le sol sur 2 à 3cm d'épaisseur, ajoutez une fine couche de terreau, puis posez simplement votre prélèvement ou votre plant de pépinière. Tassez-la bien en appuyant fortement avec le plat de la main pour faciliter son enracinement, arrosez généreusement puis régulièrement.
Si vous achetez un plant d'Hélixine en jardinerie, préférez celui du rayon "vivaces" plutôt que de "serre chaude" (les plants seront bien mieux acclimatés à votre jardin), je vous conseille également de la diviser en coupant la motte en 2 ou 4 (Le couteau à pain est très efficace pour cette opération!): La couverture assurée par l'Hélixine en sera d'autant plus vaste.

Je vous invite à l'implanter partout où rien d'autre ne pousse que de la mousse, là où ne l'herbe ne se développe plus... Je la marierais bien avec Ophiopogon planiscapus nigrescens, le vert infini de l'Hélixine faisant ressortir les feuilles (presque!) noires de cette première pour un effet des plus "design"...

La photo ci-dessous à été prise au coeur de l'été sous un bel Acer palmatum issu de semis.

Helixine-d--tail.JPG



























Repost 0
Published by Silvère Doumayrou - dans Vivaces
commenter cet article
9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 00:13
Plantons le décors: Seine & Marne, en plein chassé-croisé des "aoûtiens" & "juilletistes", mon bananier est en fleur...

Malgré un été pourri et après seulement 3 ans de croissance en pleine terre, mon Musa Basjoo (bananier du Japon) est en fleur! Ce bananier met en général 3 à 4 ans avant de fleurir. On aperçoit distinctement les rangées de fleurs femelles qui ont déjà formées quelques bananes, alors que les fleurs mâles, celles qui suivent, n'en donneront pas.
Le Musa Basjoo est un bananier séminifère (= qui donne des graines) encore faut-il avoir deux spécimens à des stades de floraison différents pour que la pollinisation s'opère!...
Il est néanmoins très aisé de le multiplier en prélevant les rejets qui sont nombreux à apparaître à son pied. Le Musa Basjoo, comme certaines Agaves est "monocarpique", c'est à dire qu'il ne fleuri qu'une fois & que le stipe (= tronc) meurt après la floraison. Un rejet viendra très rapidement prendre la relève.

La clef du succès pour réussir l'implantation de votre Musa est très simple: il suffit de creuser une large fosse de plantation (environ 100x80x80cm) et de la remplir d'1/3 de tourbe blonde, 1/3 de terreau plantation et d'1/3 de terre végétale (ou terre de jardin) J'ajoute à ce mélange une bonne quantité de compost organique type "Biomarine" car il est très gourmand!!
Le mélange doit donc être riche & léger. Le Bananier est gourmand en nutriments mais aussi en eau, aussi faudra-t-il "l'inonder" en cas de fortes chaleurs & d'absence de précipitations. C'est tout. Il va sans dire, côté exposition, que plus il sera au soleil, plus il aimera...

L'hiver, si les températures descendent en-deça de -5°c, il vous faudra le pailler généreusement et ce, avant que le gel ne fige le sol. Il repartira toujours du pied même en cas de fortes gelées (la souche supporte facilement -10°c sans protection) mais, si vous souhaitez conserver la hauteur, protégez également les stipes avec de la brande de bruyère & du voile d'hivernage. Quoi qu'il en soit, les feuilles s'abîmeront dès les premières gelées blanches.
En sortie d'hiver, il ne vous restera plus qu'à couper les stipes à la scie jusqu'à ce que vous  aperceviez un cœur vert...

La photo ci-dessous vous montre un beau début d'inflorescence sur le Musa de mon jardin...     

undefined
Repost 0
Published by Silvère Doumayrou - dans Autres 'exotiques'
commenter cet article

La Pépinière C'est Quoi?

  • : La Pépinière
  • La Pépinière
  • : Silvère Doumayrou vous propose chaque semaine un nouvel article sur les plantes dites "exotiques" acclimatables à la région Parisienne et, plus largement, sur les végétaux qui l'ont séduit. Photos, conseils, expériences, nouvelles espèces...
  • Contact

Rechercher Une Plante/un Sujet

Les Articles Par Catégorie