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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 00:01

Découverte par hasard il y a de nombreuses années déjà dans les serres du Parc Floral de Paris, la plante a pris une toute autre dimension quand j'ai pu enfin la voir 'en vrai' (comprenez 'en extérieur'), dans le Sud de la France. Il ne m'a pas fallu longtemps pour que je l'adopte et que je me la procure dans les meilleurs délais!

 

Asparagus densiflorus ne nous est pas complètement étrangère puisque l'une de ses cousines directes, Asparagus sprengeri (l'Asparagus d''intérieur' - un végétal que l'on côtoie régulièrement chez les mamies & autres maisons de retraite) lui ressemble beaucoup. Mais notre 'densiflorus' est définitivement plus intéressante que cette première, par sa forme unique & très caractéristique, autant que d'Asparagus officinalis (celle que l'on mange), laquelle n'a de principal intérêt justement que d'être consommée!

 

En effet Asparagus densiflorus développe de fines branches (couvertes de centaines de micro-feuilles) qui forment de 'manchons', dressés d'abord puis retombants ensuite. Ce port très particulier lui donne un petit côté 'dread locks'. 

Ci-dessous détail des feuilles...

 

 

Asparagus densiflorus 1 - S. Doumayrou

 

Le vert de ses feuilles, doux & lumineux, donne à la plante une vraie présence, alors que son architecture finie de l'asseoir. Croyez-moi, il est impossible de passer à côté: elle est définitivement bien plus graphique & 'design' que ses cousines!... 

 

Comme de nombreuses 'exotiques' abordées sur ce site, Asparagus densiflorus nous vient du vivier Sud Africain. Oui mais voilà: à la différence de certaines de ses consoeurs, celle-ci est malheureusement un peu plus fragile. En effet, des gels d'environ -5°c seront suffisants pour la malmener (même si un pied bien installé saura redémarrer du pied après de plus fortes gelées) Aussi devra-t-on tout de même la réserver en pleine terre pour le pourtour Méditerranéen ou les côtes Bretonnes et pour l'intérieur (en véranda ou près d'une fenêtre), pour les autres régions Françaises...

 

Pour la faire se développer dans les meilleurs conditions (et seulement après l'avoir trouvée chez votre dealer préféré), veillez à installer votre Asparagus dans un sol assez lourd, riche mais également correctement drainé. En somme: on veut de la terre, de l'eau, du compost, mais ni trop, ni trop peu!

A l'eau, notre Asparagus est plutôt sensible, mais n'est ni pour le manque ou l'excès! Si vous lui donnez à manger elle n'en sera que satisfaite mais veillez juste à ne pas la rendre boulimique. En début puis en cours d'année, votre Asparagus n'aura de cesse de vos offrir de nouvelles pousses du moment que vous aurez mis toutes les chances de votre côté (sol, ensoleillement, arrosage...)

Vous pourrez ensuite la multiplier en semant les graines que la plante aura produites: j'ai testé avec succès! Celles-ci sont enfermées dans de petites billes presque noires (le fruit), lesquels succèdent à une micro floraison blanche aussi fine que discrète.

 

Notre Asparagus appréciera les situations plutôt ombragées sous climat ensoleillé. Ainsi, si vous n'avez qu'une fenêtre plein Sud à Paris à lui offrir, elle s'en satisfera également (= du soleil oui, mais pas trop)

Facile à multiplier, voici un végétal que vous trouverez à de petits prix et souvent déjà bien developpé, mais le plus dur restera de se le procurer! En effet et à mon grand regret, je dois reconnaitre qu'on ne trouve pas souvent notre densiflorus d'Asparagus en dehors des pépinières du Sud de la France...

 

Ci-dessous: photo de mon Asparagus densiflorus après un hiver particulièrement dur, lequel a rejeté tard dans la saison dans un petit village près de Toulon... (allez sur la toile vous faire une idée plus précise de ce à quoi elle peut ressembler)

 

 

Asparagus densiflorus 2 - S. Doumayrou

 

Pour illustrer ce bref article, je vous propose un morceau un peu 'rock' du groupe 'The Sunshine' - Beat it - popularisé grâce à l'excellente émission de Frédéric lopez: 'En Terre Inconnue'...

 

 

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 00:01

Vous êtes probablement un peu surpris et vous vous dites: qu’est-ce qu’il vient nous parler d’Erigéron sur 'La Pépinière', LE blog consacré aux 'exotiques'?! J’avoue, il y a plus exotique qu'Erigéron karvinskianus, mais je le croise si souvent dans les jardins que j’arpente, qu’ils soient 'Exotiques', 'Français' ou 'Anglais' et toujours avec le même plaisir, aussi j’ai décidé non seulement d’aborder son cas mais de le mettre à l’affiche !

 

Certes je ne saurais pas en parler pendant des heures ou des pages durant comme pour certains végétaux parfois, mais j’adore l’Erigéron et je trouve qu’il a toute sa place dans ce site, en tous les cas disons que je lui ai fait une dérogation, un mot d’excuse pour trôner modestement sur mon Blog...

D’ailleurs, c’est une véritable ‘exotique’ au fond que notre Erigéron, puisqu’il est originaire d’Amérique Latine (entre le Mexique & le Panama précisent d'ailleurs certaines sources bien mieux informées que moi)

Erigéron karvinskianus est une vivace persistante au feuillage fin, à l’aspect presque d’une graminée, souple & délicate. Son développement est plutôt rampant, tapissant même. La plante arrive toutefois à se redresser pour laisser éclore ses petites fleurs simples & naturelles type Pâquerettes ou Asters, blanches d’abord puis roses et presque rouges en fin de floraison et ce, de la fin du printemps aux premières gelées…

 

L’Erigéron est LA vivace facile par excellence: elle pousse dans pratiquement n’importe quel sol, plutôt pauvre d'ailleurs, du moment qu’il sera correctement drainé. Elle sera plus courte & tapissante en plein soleil alors qu’elle prendra un peu plus de hauteur à mi-ombre. Dans ce cas-là, son port est moins soutenu, elle peut même parfois donner l’impression de s’étioler.

Avec le temps, la plante trace, s’éloigne du lieu historique de sa plantation, colonise gentiment son environnement, à son rythme, en se ressemant d’une année sur l’autre et cherchant la moindre anfractuosité pour s’installer.

 

Côté froid elle est plutôt bien armée, en tous les cas des gels de l’ordre de -10 à -15°c ne devraient pas entamer sa bonne humeur, si bien qu’elle s’est pratiquement naturalisée sur les côtes Méditerranéenne & Atlantique ou en région Parisienne... 

Même si elle aime le soleil, si vous arrivez à lui réserver un sol un peu frais l'été, vous aurez tout gagné! Côté entretien, il n’y a pas grand chose à faire, si ce n’est de la rabattre assez fort en sortie d’hiver pour la voir se développer au mieux dès que les températures s'adouciront. Vous pouvez aussi diviser la motte assez facilement en toute fin d’été ou au début de l’automne, afin qu’elle ait le temps de s’installer avant les premiers froids…

 

Pour une fois, voici un végétal qui sera facile à trouver, puisqu’on peut aisément l’acheter dans n’importe quelle jardinerie de France ou de Navarre. Ne prenez pas qu’un seul pied (surtout en petits godets), achetez-en plusieurs afin de donner à votre installation un aspect naturel, la croissance de la plante et la Nature feront le reste...

J’étais à peu près certain, avant même d’écrire ses quelques lignes, que je risquais de ne pas vous apprendre grand chose sur le sujet néanmoins, je suis content d’avoir pris un peu de temps pour parler d’Erigéron karvinskianus, cette vivace simple, discrète et si généreuse.

Avant de refermer le chapitre sur le sujet, je vous conseille de vous intéresser également à quelques autres Erigérons (la famille en compte près de 200!), comme E. glaucus (plus compact & aux feuilles bleutées) ou E. spéciosus (de nombreux cultivars) que j'apprécie particulièrement. 

 

Photo ci-dessous : détail d’Erigéron karvinskianus dans un petit coin bien caché du Clos St. Bernard à Hyères-les-Palmiers, dans le Var…

 

Erigeron karvinskianus Silvere Doumayrou


 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 00:01

J’ai déjà parlé de quelques Méditerranéennes qui poussent tout près de la mer, coutumières des embruns, endémiques ou non, comme Carpobrotus edulis, Aenium canarense, Crithmum maritimum, Aptenia cordifolia et j’en passe. Toutes partagent le même habitat que notre Jacobaea maritima, plus connue sous le nom de ‘Cinéraire maritime’ (ou Senecio maritima pour les intimes…)

La plante nous est très familière car nous sommes bien plus habitués à la croiser en tant qu’‘annuelle’ dans n’importe quel rond point de n’importe quelle ville de province plutôt qu'en milieu naturel. Originaire du Bassin Méditerranéen, il est pourtant très aisé de la contempler dans les anfractuosités de la côte d’Azur, pour peu que l’on prenne un peu le temps d’observer la flore qui s’y de développe...

Mieux qu'un paragraphe entier pour vous la décrire, il suffit de jeter un œil sur la photo ci-dessous pour s’en faire une petite idée. Néanmoins et c’est ce qui me plaît beaucoup chez elle, notre Cinéraire maritime, en plus d’avoir un feuillage persistant, se pare de feuilles très découpées d’une couleur argentée - presque blanche - comme aucunes autres Méditerranéennes. Plus grande qu’une vivace (50cm environ), on la considère généralement comme un arbrisseau. La plante se développe rapidement, a  tendance à se ramifier généreusement et c’est tant mieux: plus elle se ramifie, plus elle se densifie et plus son feuillage devient compact et sa floraison généreuse.

Celle-ci intervient généralement en milieu ou en fin de printemps (selon les régions) et est de couleur jaune. Cette couleur n’est certes pas ma préférée, mais c’est le meilleur moyen qu’à trouvée la plante pour se rendre visible auprès des insectes qui la pollinisent. Sa floraison vive associée à un feuillage particulièrement argenté la rendent incontournable du moment qu’on la croise… Comme l’Helichrysum (= ‘l’Immortelle’), ses fleurs peuvent se conserver durablement dès qu’elles seront sèches.

Pour installer et voir au se développer idéalement votre Cinéraire, choisissez l’endroit le mieux exposé de votre jardin. Assurez-vous donc non seulement de lui réserver l’exposition la plus ensoleillée que vous ayez, mais aussi de lui procurer un sol parfaitement drainé. Une fois n’étant pas coutume, il ne vous est pas nécessaire de lui offrir un sol riche, au contraire: Jacobaea maritima est habituée aux sols pauvres & peu arrosés. Il vous suffira donc juste de l’installer et de laisser faire la Nature…

En dehors de l’attraction que peut procurer sa floraison, son feuillage & ses exigences en matière de croissance en font un candidat idéal pour tout bon jardin à tendance ‘Méditerranéenne’ qui se respecte. Parmi les nombreuses ‘exotiques’ que j’installe ou acclimate dans différentes régions Françaises (dans le Sud ou autour de Paris), Jacobaea maritima fait définitivement partie des plantes que j’utilise pour végétaliser les espaces que l’on me confie au même titre que les Lavandes, les Romarins, les Cistes, les Hélichrysums, les Santolines et j'en passe... Seul bémol, celle-ci n'est pas très résistante au froid aussi faudra-t-il la réserver au pourtours Méditerranéen Même si vous pourrez la bouturer ou la marcotter, il sera très aisé de vous la procurer dans toute jardinerie correctement achalandée, aussi vous n'aurez aucune excuse si vous ne lui trouvez pas une petite place au sein de votre terrasse ou de votre jardin!...


Photo ci-dessous: un Cinéraire maritime qui a trouvé sa place dans l’un des plus beaux coins de la Côte d’Azur et à quelques mètres seulement de la Mer: le massif de l’Estérel dans le Var…

 

Jacobaea maritima (Cinéraire maritime) - Silvère Doumayro

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 00:01

L'été dernier encore, plutôt que d'aller à la plage et de mettre mes doigts de pieds en éventail (ce que j'ai, finalement, jamais réussi à faire!), non seulement j'ai jardiné et planté des végétaux à tour de bras, mais j'ai aussi et surtout écumé jardins & pépinières à la recherche de nouvelles 'exotiques' et autres Méditerranéennes. La rencontre arrive toujours quand on ne s'y attend pas, dans un petit coin de jardin ou au fin fond d'une pépinière. C'est le cas pour cette délicieuse 'exotique' appelée Lotus berthelotii...

Bien que je sois souvent passé devant, je l'ai vraiment découverte en terminant ma visite du Domaine du Rayol, l'été passé. Je me retourne pour jeter un dernier coup d'œil sur le jardin avant de gravir les quelques marches qui me séparent de la librairie puis de la sortie. Là, sur ma droite, se dresse une vieille potée de terre cuite typique de la région. Quelques fines branches retombent délicatement sur le pot. Les ombres portées frisent avec la perfection... J'ai d'abord immortalisé l'instant avant de me pencher sur la plante: le tableau m'a plu, mais le végétal davantage encore! (voir photo)

 
Lotus berthelotii est une pure 'exotique' (presque trop d'ailleurs, compte tenu de sa faible résistance au froid!) qui nous a été rapportée des Îles du Cap Vert et des Cannaries. C'est une petite plante très rampante (ou retombante si elle est installée en container), semi persistante, qui porte des feuilles aussi fines que des aiguilles. Celles-ci sont légèrement bleutées et portées par des tiges hésitant entre le mauve et le violet. Son port et son feuillage sont déjà un plaisir pour l'œil en soi. Le toucher est doux & velouté et son aspect général ne nous inspire que douceur et fragilité...

Sa légèreté et sa discrétion laissent place à un tout autre spectacle quand, en milieu de printemps, celle-ci se couvre de fleurs très particulières que l'on qualifie généralement, compte tenu de leur forme, de 'becs de perroquets'. Elles vont du jaune au rouge en passant par l'orange. Un bouquet fin mais non moins généreux qu'il ne nous est pas souvent donné de rencontrer... Surprise et dépaysement assurés!

N'ayant pas de photo de la plante en pleine floraison à vous offrir, je ne peux que vous conseiller de la Googueliser pour vous faire une petite idée sur le sujet. Après quoi je pourrai reposer la question qui est également le titre de cet article: 'Qui ne veut pas à tout prix un Lotus berthelotii'?!

 

Malheureusement et du moment que nous sommes raisonnables, nous serons nombreux à répondre par la négative à cette question compte tenu de la faible résistance au froid de notre douce 'exotique'. En effet, celle-ci ne semble pas tolérer des gels dépassant les zéro degrés. En vérité, elle est probablement un peu plus résistante que cela, quitte à être totalement défoliée ou à repartir du pied, mais c'est effectivement et malheureusement un critère qui fera parti du choix ou non de se la procurer. Pour ma part, j'ai tenté: je l'ai installée en pot dans un coin protégé du Sud de la France...

 

Malgré son apparence gracile, Lotus berthelotii est de croissance particulièrement vive. Sa multiplication est également plutôt aisée, puisqu'outre le semis qui marche très bien (encore faut-il trouver des graines!), le bouturage est un mode de multiplication qui donne de très bons résultats: un simple tronçon de tige d'un vingtaine de centimètres environ fiché dans un substrat léger que l'on aura très légèrement laissé sécher entre deux arrosages, donnera très vite un nouveau pied, autonome et déterminé à pousser avant de fleurir...


Malgré ses nombreuses qualités, elle n'est encore que très rarement proposée en jardininerie à mon plus grand regret. Bah oui, quitte à risquer de la perdre l'hiver venu, elle devrait trouver sa place à côté (ou en lieu et place) de végétaux type Portulaca et autres annuelles.

Cela n'engage bien sûr que moi, mais la finesse de la plante aurait de quoi en surplomber plus d'une sur les étales des rayons de la plupart des jardineries...

 

Très bonne année 2012 à tous!!

 

Photo ci-dessous: détail de Lotus berthelotii dans une terre cuite ancienne au Domaine du Rayol, dans le Var...

 

Lotus berthelotii Silvere Doumayrou

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 00:01

Eh bien, dites-moi, il y a plus vendeur comme nom Latin que celui-là!! Je le reconnais bien volontiers d’ailleurs! Et pourtant, c’est une sacrée plante que ce Centranthus ruber. Allez, je vais être sympa et l’appeler par son nom commun: la Valériane des murs. Tout de suite c’est plus simple à prononcer, plus agréable à l’oreille et ça nous ferait même presque voyager!…

Je ne vais pas en faire des tonnes, mais j’aimerais tout de même vraiment insister sur ses nombreuses qualités. En effet, la Valériane des murs, en dehors de son potentiel décoratif avéré (j’y revendrai), est un ‘warior’ des conditions de culture difficiles. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu'on l’appelle ainsi. Elle se fait un malin plaisir de pousser partout où on ne l’attend pas: murs, trottoirs, cailloux, anfractuosités, bref, partout sauf dans une bonne terre bien travaillée, amendée et régulièrement arrosée!...
Vous savez, c’est cette plante que l’on voit à l’état spontané dans certaines régions au climat plutôt doux. Quel que soit l’endroit, le mur reste son lieu de villégiature préféré, elle y trouve tout: une certaine fraîcheur, de quoi se sustenter et une exposition bien ensoleillée…

Voilà une plante qui prend peu et donne beaucoup. Sa témérité lui vient de sa constitution: la Valériane fait partie des plantes que l’on peut qualifier de ‘succulentes’. Elle sait se satisfaire de peu et n’oublie jamais, comme la fourmi des Fables de La Fontaine, de faire des réserves en prévision d’un hiver froid ou d’un été très sec.  Elle supporte d’ailleurs très bien les deux, puisqu'elle résistera à des gels allant jusqu’à -20°c et sait se passer de pluies pendant un été entier! Pas mal, non? Vous en connaissez beaucoup, vous, des ‘exotiques’ qui ont ces facultés-là? Il y en a peu…


En fait, si l’on peut la qualifier d’’exotique’, c’est essentiellement parce qu’elle n’est pas endémique du Bassin Parisien, par exemple. Elle nous vient cependant de pas si loin, puisqu’elle est en fait une pure Méditerranéenne, mais cela n’enlève rien au portrait que je pourrais dresser d’elle.
La plante se développe donc aussi bien depuis un support vertical qu’horizontal et déploie, perchée sur de belles tiges d’un vert aussi charnu que parfait, de délicieux bouquets de fleurs allant du rose au rouge en passant par le mauve. Cette floraison est généreuse, abondante et dure une grande partie de l’été (puisque la plante fleuri généralement de mai à septembre)

La Valériane des mûrs est le Sedum spectabile du pauvre: elle pousse facilement à l’état ‘spontané’ et peut parfois devenir envahissante tant sa propagation par semis est aisée. Comme le Sedum, en bonne vivace qu'elle est et dès qu'elle est cultivée en jardin, vous prendrez soin de la rabattre très court en fin d’automne ou, plus tôt dans la saison mais plus haut également si vous ne souhaitez pas qu'elle fructifie. Cette opération aura pour but de l’’économiser’ (maturation de ses fruits) et d’éviter à votre parterre d’en être recouvert…

Même si la plante se développe à la perfection en plein soleil elle supportera bien une exposition à mi-ombre, aussi je suis certain que, comme moi, vous lui trouverez bien un petit coin de votre jardin…

Photo ci-dessous : modeste floraison de Centranthus ruber dans un haut lieu de l'exotisme à Paris: le Square Boucicaut

 

Floraison Centranthus ruber Silvère Doumayrou

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 00:01

Repérée il y a un paquet d’années déjà, il était tant qu’enfin je la montre et que j’en dise quelques mots. Il faut reconnaître qu'elle est très peu - pour ne pas dire ‘pas du tout’ - répandue et qu'on a peu de chance de la croiser près de chez nous, comprenez en dehors de la ‘zone de l’Olivier'.

En effet, contrairement aux Agapanthes, par exemple, c’est certainement ce qui a limité son expansion : Russelia equisetiformis (ou 'juncea'), malgré une allure aussi robuste que coriace est, malheureusement, très peu résistante au froid. Allez, un petit -2°c et la plante n’est plus que l’ombre d’elle-même! Dommage, quand on voit la croissance de son feuillage, aussi fin que discret rappelant celui de la Prêle (Equisetum - d’où son nom) et son aussi délicieuse qu’abondante floraison, on ne peut que regretter profondément de ne pas pouvoir la planter dans n’importe quel jardin de l’hexagone (sauf, par exemple, chez quelques Normands et autres Bretons bien chanceux!)

Eh oui, mais Russelia est belle & bien une ‘exotique’. Tout droit importée du Mexique, elle a su trouver sous le climat Méditerranéen des conditions de croissance qui lui vont bien: un ensoleillement quasi constant, un sol drainé, pas complètement pauvre et de temps en temps arrosé. Il ne lui en fallait pas plus pour faire un carton dans le coin. Notre Russelia est une vivace, c’est à dire qu'en cas de coup dur elle redémarre du pied chaque année. Elle fait grise mine en fin d’hiver avant qu'on vienne la tailler, plutôt court (5 à 10cm environ), après quoi elle n’aura de cesse de pousser, de se renouveler, avant d’arborer ce port si caractéristique: dressé d’abord puis gracieusement retombant ensuite…

En dehors des questions relatives à sa rusticité et si les conditions d’arrosage &  d’ensoleillement sont respectées, votre Russelia n’aura de cesse de pousser, avant  de  fleurir pour votre plus grand plaisir. Elle déploie, pratiquement du printemps à l’automne, de nombreuses & jolies clochettes rouges (mais aussi blanches, jaunes ou oranges, selon les cultivars), lesquelles ressortent parfaitement du feuillage abondant que la plante distille habilement.
Elle semble réagir aussi bien à de copieux arrosages en été qu'à de parcimonieux apports d’engrais. Après deux ou trois ans, une fois la plante bien installée, elle se montrera bien mieux armée pour résister aux assauts d’un soleil estival souvent brûlant autant qu'à la sécheresse.

Si votre envie de posséder ce végétal est plus forte que la raison (laquelle vous rappelle que votre climat n’est définitivement pas adapté!), vous pourrez alors toujours décider de la cultiver en serre (chaude ou froide) ou à l’intérieur, en pot, mais rien ne vaudra jamais le plaisir de la voir se développer à l’extérieur, sous un climat & des contions qui seront, pour elles, les meilleurs…
J’ai complètement craqué sur ce végétal et depuis un moment déjà avant d’en installer quelques pieds dans un coin plutôt privilégié près de Toulon, dans le Var.

Ci-dessous et pour illustrer ces quelques lignes, je vous propose un détail de la floraison de Rusellia juncea pris au Clos St. Bernard l’été dernier sur fond d'Erigeron, à Hyères-les-Palmiers, dans le Var...

 

Russelia equisetiformis Silvere Doumayrou

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 00:01

En attendant 2012 (fin présumée du monde), il y a 2011 et, si je me base sur la période 2008 à 2010, je me dis que l'on fonce tout droit vers un climat qui tend davantage vers celui du Canada que vers un réchauffement généralisé comme on nous le promet!! (je m'attarderai davantage & plus sérieusement sur le sujet dans un prochain article)

 

Si mes craintes se réalisent, nos jardins 'exotiques' vont considérablement s'appauvrir...

Oui, mais non: on veut du vert, de la feuille, de la couleur, du dépaysement bref: de l''exotisme'! Il va falloir pour cela se tourner vers des végétaux véritablement résistants au froid: c'est le cas de notre Kniphofia.

 

Quel plaisir de pouvoir cultiver sous notre climat une 'exotique' qui ne craint pas le froid! En effet notre vivace qui résite, selon les variétés, entre -8 et -15°c, est originaire du Sud de l'Afrique (ou de l'Afrique du Sud, pour les puristes!) Théoriquement & par expérience, c'est suffisant pour nous permettre de la cultiver dans bien des régions. La neige, tombée en abondance cet hiver sur la région parisiene, ne semble pas véritablement l'inquiéter. C'est le propre de la 'vivace': se planquer sous terre l'hiver en attendant que les beaux jours reviennent...

 

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Kniphofia est avant tout un gros bouquet de feuilles fines & longues, d'un joli vert, particulièrement érigé, atteignant parfois le mètre de hauteur. Celui-ci demande un peu de place à son installation, non pas parce qu'il est envahissant, mais parce qu'il nécessite de l'air autour de lui pour être apprécié. Même s'il accepte la 'concurence', il se contemple bien mieux en sujet isolé...

L'hiver donc, le pied se cache sous une épaisse couche de paille (on ne renonce pas au confort, même quand on est une vivace!) Au printemps, il passe alors en mode 'verdure', déployant son généreux bouquet dressé. Mais c'est ensuite que l'on comprend qu'on a affaire à une véritable 'exotique'.

 

Selon les régions, en général d'avril à juin, Kniphofia rassemble ses énergies pour produire des inflorescences uniques & tellement 'exotiques': un bouquet-épis émerge alors du coeur de ses feuilles, constitué d'une grande quantité de fleurs en clochettes allant du jaune à l'orange et devenant de plus en plus présent les jours passant (voir photo) Plus aucun doute: l''exotisme' est de la partie!!...

 

Dans le même ordre de résistance et avec un port un peu similaire, celui-ci nous fait penser à Phormium, Berschorneria & autres végétaux dans ce goût-là. Croyez-moi, vu le climat vers lequel nous nous dirigeons, il va falloir compter sur kniphofia!...

Pour son entretien, vous vous assurerez seulement de lui offrir une large fosse de plantation correctement amendée & surtout généreusement arrosée, au moins la première année.

Après quoi, si le sol reste frais & correctement amendé, votre Kniphofia n'aura cesse de se développer... 

 

J'aimerais ne pas faire 'trop long' cette fois-ci et laisser la photo parler... Je voudrais également éviter de dire qu'il n'est pas de jardin qui se veut 'exotique' sans cette belle Africaine, mais je dois reconnaître que c'est certainement l'une des premières que j'ai adoptée et qu'elle ne sera pas la dernière que j'installerai...

 

Photo ci-dessous: détail d'inflorescence de Kniphofia au Square Boucicaut à Paris, en fin de printemps...

 

Kniphofia

 

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 00:01
Ahhhh les fougères... J'adore les fougères! Toutes (ou presque), depuis le plus petit Adiantus ou autre Asplenuim trichomanes à la non moins fameuse arborescente Dicksonia antartica, je les aime. C'est promis, je parlerai à l'avenir davantage des fougères. Parmi mes favorites il y a les Cyrtomium (falcatum ou fortunei), les  Polystichum (comme polyblepharum), sans oublier les Dryopteris qui sont, pour la plupart, des fougères rustiques & persistantes.
Eh bien ce Blechnum spicant (qui n'est pas 'piquant' pour un clou d'ailleurs) est une fougère au port 'exotique',  persistante & rustique! Oui Madame!

Parlons déjà de son milieu et, plus largement, de celui des fougères. Il est entendu que la fougère est une plante de milieu plutôt humide (j'ai bien dit 'plutôt', toutes n'ont pas les mêmes exigences) Elles évoluent en général plutôt à l'ombre (j'ai bien dit 'en général', certaines se développent mieux à mi-ombre & parfois même au soleil)  Enfin, elles apprécient généralement de pousser dans un sol humifère, donc riche en 'humus', vous savez ce précieux 'compost' naturel issu de la décomposition des feuilles que l'on trouve en forêt?
Le décor est planté: un sol riche & léger, régulièrement arrosé & une exposition mi-ombre pour simplifier...

Certes, je pourrais vous parler de l'extraordinaire & non moins primitif mode de multiplication des fougères, mais cela risque d'être un peu long (même si le sujet est absolument passionnant!), aussi je vous propose de ne nous intéresser à notre Blechnum.
Déjà, il faut avouer et je ne sais absolument pas pourquoi, les fougères portent en général des noms Latins impossibles à retenir dans un premier temps. Ça complique tellement!...

Bref, Blechnum spicant est en fait une fougère persistante de taille très modeste (environ 30cm) originaire de... France!! Non, c'est pas vrai? Eh si, du coup ce n'est pas une 'exotique'! C'est pour cela que je parlais plus haut de 'port exotique'! Bon, en s'en fiche pas mal en fait, du moment qu'elle est belle, qu'elle nous plaît & qu'elle s'accommode à merveille avec bien d'autres végétaux vraiment 'exotiques', non?! J'irai même plus loin: on dirait un mini Cycas revoluta version sous-bois!

Du coup, notre Blechnum de fougère est facile de culture.  Aucune protection hivernale à envisager, juste de l'eau fréquemment à lui apporter. Une précision tout de même: vous obtiendrez définitivement un bien plus joli port en vous assurant d'exposer à mi-ombre & presque au soleil (du matin de préférence) notre fougère pour lui garantir un bouquet de feuilles plus fourni & ramassé qu'en milieu naturel. C'est tout.

On la trouve maintenant de plus en plus souvent en jardinerie, aussi n'aurez-vous aucune excuse pour ne pas vous la procurer! Je préfère vous mettre en garde en vous précisant que c'est le genre de végétal que l'on achète une fois, comme ça, presque par hasard et qui s'avère être en fait le premier représentant d'une grande collection...
Il n'y a pas de jardin sans elles et, croyez-moi, je reviendrai sur le site pour vous parler de la façon la plus claire
& non moins passionnée des fougères!!

Photo vieillotte ci-dessous: un Blechnum spicant acheté récemment dans l'une de mes pépinières préférées, au flash & à la vas-vite dans mon appartement
photographié...

Blechnum spicant
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 00:01
J'ai envie de vous dire que si vous ne la connaissez pas, c'est normal: Leptinella potentillina est encore quasi introuvable sur le marché, à mon grand regret! Peut-être aurez-vous plus de chance que moi, car je n'ai pu l'acheter qu'une seule fois. C'était dans une grande jardinerie (où j'ai travaillé), il en restait 7, j'ai tout acheté. Je l'ai installée au pied d'un Trachycarpus chez un client pour lequel j'ai réalisé un jardin 'exotique' (http://lapepiniere2.over-blog.com/article-un-jardin--exotique-----35766898.html)

Je ne savais rien d'elle, tout ce que je voyais c'était une petite plante couvre-sol absolument craquante. Elle avait des mini-feuilles qui faisaient penser à celles des fougères, mi-pourpres, mi-vertes, très douces & très découpées. Elle occupait son godet de sorte que j'étais persuadé qu'elle pourrait rapidement couvrir l'espace qui lui serait dédié. Il me semblait qu'elle devait raisonnablement tenir au froid & qu'elle se plairait à mi-ombre... Tout cela était vrai.

Les 7 pieds que j'ai installés ont très vite rempli la surface du container.  Ils se sont admirablement bien développés à l'ombre des feuilles du palmier dans un substrat constitué pour moitié de terreau & autre moitié de terre végétale. La couleur des feuilles de Leptinella s'accorde d'ailleurs très bien avec celle du stipe 'poilu' de Trachycarpus fortunei (voir photo)
Côté froid, sans aucune protection, les -10°c en pointe & les 15 jours sans dégel de l'hiver 2008-2009 n'auront pas eu raison de mon adorable découverte: pas un pied n'a bronché, elles sont sorties de l'hiver 'comme si de rien n'était'! On l'annonce pourtant moins résistante que cela sur des sites très officiels, je peux donc vous rassurer sur sa rusticité: elle est certainement un peu plus rustique qu'on veut bien nous le faire croire!!

Persistante, elle reste présente toute l'année dans vos potées, elle change juste de couleur en fonction des saisons, passant du bronze au vert & jusqu'au pourpre les mois passants.  Quelles que soient les conditions de culture elle ne dépassera guère les 7cm de hauteur, mais une seule chose ne doit pas lui faire défaut: l'eau. Originaire de Nouvelle Zélande, Leptinella potentillina (que l'on appelle également 'Cotule' - pour ceux qui n'aiment pas le Latin) est plus familière des zones marécageuses que des rocailles, alors retenez simplement que vous ne l'arroserez jamais trop: de l'eau il lui en faut!
Rien de plus simple pour la multiplier (et donc l'offrir!), puisqu'il suffit de prélever quelques 'eclats de souche' pour donner un nouveau pied. Elle se marcotte d'elle-même constamment comme Helxine soleirolli ou Lysimachia goldilock par exemple, mais assurez-vous d'en planter suffisamment  pour assurer une couverture totale (j'en mets 12-15 au mètre carré)

Bref, voici une précieuse petite vivace qu'il faudra bien qu'on finisse par trouver, car on a tous un petit coin de jardin humide & mal exposé dans lequel elle se ferait un plaisir de s'installer! De plus, je suis certain qu'elle ferait un carton commercial si elle nous était plus souvent proposée... Pépiniéristes, à vous de jouer!!
Photo ci-dessous: détail de Leptinella potentillina au pied d'un palmier dans un bac en fibre près de Paris.

Leptinella potentillina
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Published by Silvère Doumayrou - dans Vivaces
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 00:01
Trop de 'S' & de 'P' dans ce titre, je vous l'accorde!! En fait, c'est juste pour insister sur un végétal tellement connu de tous qu'on finit par ne plus le voir! Eh bien on va le voir, on va l'entendre & on va en parler de ce Sedum...

A la mode dans les années 50 & présent dans n'importe lequel des pavillons de banlieue, 'chouchou' des grands-mères, la plante 'facile' par excellence, Sedum spectabilis (ou spectabile) est le Sedum du 'pauvre': un végétal qui ne coûte rien, qui s'installe n'importe où & qui vous rend au centuple ce que vous lui offrirez!
Il n'y a qu'à voir la photo ci-dessous pour se faire une petite idée: voici une plante qui, à la fin de l'été, disparait sous une explosion de minuscules fleurs étoilées allant du rouge au blanc en passant par le rose ou le mauve... J'adore!

On le trouve? Oui, facilement d'ailleurs & dans n'importe quelle jardinerie. Plus souvent c'est même une de vos voisines qui vous donnera un éclat de souche quand la sienne aura trop bien profité... On le cultive aisément? Bien sûr, que ce soit en pot ou en pleine terre, vous aurez seulement besoin de lui prévoir un substrat relativement drainé & de l'exposer au soleil le plus possible. C'est tout. Sedum spectabile arrive très bien à se développer dans un sol même pauvre, mais son habitat idéal restera la 'rocaille'.
Côté arrosage, franchement, il fera avec ce qu'il a: qu'il pleuve ou pas, il poussera!

Ce Sedum est à considérer comme une vivace (ce qui n'est pas souvent le cas dans la famille), puisqu'il disparaîtra en hiver une fois qu'il aura tout donné. Ses feuilles vont jaunir, presque 'dorer' avant qu'il ne tire sa révérence. Il est certain qu'il demeure très discret l'hiver durant & que l'on ne sait même plus parfois où on l'a planté... Ce jeu de 'cache-cache' est bien vite oublié quand le sol va doucement se réchauffer.
Au printemps, c'est à un petit bataillon de jeunes pousses très groupé que vous aurez à faire: feuilles & tiges semblent surexcitées à l'idée de s'élever! Après quoi, pendant l'été, Sedum spectabile va mûrir, il va réfléchir & surtout concentrer toute son énergie au déploiement de ses imminentes inflorescences. Le résultat vous le connaissez: de superbes bouquets aussi denses que généreux & toujours très compacts lesquels nous ne pourrons bientôt plus ignorer... Les fleurs s'élèvent à une soixantaine de centimètres, selon les régions, de août à fin septembre.

Sa croissance n'étant pas non plus démentielle, voilà un végétal qu'il vous sera facile d'installer pratiquement n'importe où, en ville ou la campagne, en pot ou en pleine terre, bien exposé ou pas, arrosé comme vous le pourrez & que vous ne saurez plus jamais ignorer!!
N'oublions pas que les Sedum sont très nombreux & j'aimerais, avant de vous quitter, attirer votre attention sur l'un de mes préférés (dont je parlerai prochainement): Sedum sieboldii.

Photo ci-dessous: floraison de Sedum spectabile au Parc Floral de Vincennes, en fin d'été...

Sedum spectabilis
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Published by Silvère Doumayrou - dans Vivaces
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