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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 00:01
Eh non, tout le monde n'a pas la chance de cultiver son jardin, comme moi, en Seine & Marne, région juste plus froide mais non moins pluvieuse que la Bretagne...
On ne s'en rend pas compte, mais une partie (très petite!) des citoyens français nous envie notre climat autant que notre sol riche & lourd... C'est le cas de ma grand-mère qui s'efforce encore, près de Toulon, à vouloir faire pousser Hortensias, Rosiers ou autres Camélias!

Là-bas (ou 'ici' pour certains – comprenez 'dans le Sud') les conditions ne sont pas véritablement propices à l'établissement d'un jardin: la terre est dense, pauvre, rocailleuse, il ne pleut qu'un peu au printemps & parfois en automne, le reste du temps il fait soit très beau & très chaud, soit très beau & plutôt doux...
Oui mais voilà, on veut un beau jardin, même sur le pourtour Méditerranéen!

Alors & pour faire court, je vous propose quelques idées:
Travaillez courageusement votre sol pour l'aérer. Pour ce faire, il vous faudra piocher, bêcher, retourner la terre encore & encore afin de l'ameublir voire, comme la viande, de l'attendrir...
Améliorez-la franchement en y incorporant de grandes quantités d'un bon terreau.
Amendez ensuite généreusement votre sol avec un bon compost organique (mille fois mieux que n'importe quel engrais chimique!)

Choisissez enfin des végétaux qui ont une bonne tolérance à la sécheresse (qu'ils soient 'endémiques' ou qu'ils proviennent d'autres régions sèches du globe type Australie, Afrique ou Mexique)
A la plantation, arrosez généreusement et ce, la première année seulement. L'année suivante, les arrosages se feront moins fréquents pour inciter les végétaux à développer leurs racines plus profondément. Ensuite, vous arroserez de temps en temps pour éviter qu'ils ne souffrent du manque d'eau trop longtemps.
 
Une fois la plantation terminée, veillez à ne pas laisser votre sol nu. Un paillage d'écorces de pin, de galets, de pouzzolane ou même de paillette de lin sera salvateur: le paillage laisse l'eau pénétrer mais limite l'évaporation & amoindrit l'impact du soleil sur le sol.
Enfin et cela est vrai pour la plupart des végétaux: veillez à les tailler régulièrement en sortie d'hiver pour certains, après floraison pour les autres, afin de limiter leur croissance & de stimuler un développement horizontal (= plus de branches, plus de feuilles & donc plus de fleurs...)

Bref, même s'il vous faudra beaucoup d'huile de coude pour en découdre, avec ces quelques petits conseils je suis certain que vous l'aurez votre 'jardin méditerranéen'!
Photo ci-dessous: détail d'une installation plutôt réussie à Sainte Musse, près de  Toulon, dans le Var (voile géotextile, arrosage automatique & pouzzolane)


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Published by Silvère Doumayrou - dans Sujets généralistes
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 00:01
Qui n'a jamais rêvé de rapporter quelques rhizomes de ces Cannes dans ses bagages?... Pourvu que l'on ait dépassé Montélimar, elle sont partout: les Cannes de Provence se développent à merveille (et comme du 'chiendent') dans le Sud de la France, de Menton à Perpignan & dans les terres, assez largement...

Cette seule introduction nous informe sur les conditions de culture qu'affectionne Arundo donax (c'est son nom): des étés chauds & des hivers doux.
Voilà un souvenir de vacances qui est autorisé. Contrairement à la plupart des végétaux qu'il est formellement interdit de prélever dans la Nature, vous pourrez, lors de vos balades, "rapiner" quelques rhizomes...
Conseil: si vous le faites l'été (même si ce n'est pas le meilleur moment!) débarrassez-les de leurs cannes & laissez-les raciner quelques jours dans l'eau avant de les repiquer en pots (afin de pouvoir les protéger la 1ère année) Vous les installerez en pleine terre au printemps suivant, quand le sol se sera réchauffé.
Si vous les prélevez en hiver ou au printemps: coupez également les cannes & plantez-les en pleine terre entre avril & mai.

Arundo aime l'eau (on remarquera qu'on le rencontre souvent au bord des rivières,
champs irrigués ou autres cours d'eau), même si la plante est dotée d'une très étonnante résistance à la sécheresse.
Côté froid, elle y résiste plutôt bien également, puisqu'il faudrait des températures vraiment négatives (au-delà de -15°c & sur de longues périodes) pour mettre en danger la survie du pied! En général, face au gel, Arundo semble y succomber en laissant dépérir ses parties aériennes (= les cannes) qu'il faudra couper en sortie d'hiver, mais après quoi le tapis de rhizomes discret laissera place, en quelques semaines seulement, à un énorme bouquet vert immaculé dépassant souvent les 3 mètres de hauteur...

Si chez vous le Bambou ne pousse pas, Arundo y arrivera & formera à terme de véritables colonies bientôt envahissantes! En somme, la Canne de Provence est le "bambou du pauvre"...
Outre son aspect esthétique & ornemental, la Canne est très utile: elle protège les cultures du Mistral en Camargue, on en fait des « canisses » plus près de Nice & des anches d'instruments au-delà de la Manche (c'est pour la rime)

Rassurez-moi en me disant qu'il reste bien un petit coin de votre jardin qui se fera un plaisir d'accueillir ce nouvel hôte Méditerranéen?!...

Photo floue ci-dessous: une haie de Cannes de Provence près d'Arles, dans les Bouches du Rhone.


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Published by Silvère Doumayrou - dans Autres 'exotiques'
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 00:01
Le Laurier: on le voit tellement partout & tout le temps qu'on fini par l'oublier! On lui attribue souvent le rose pour le dénommer mais c'est loin d'être ma couleur préférée!...

Nerium oleander est un arbuste méditerranéen persistant. On le trouve, dans son milieu naturel, le long des oueds d'Afrique du nord. Il résiste à tout: à la sécheresse bien sûr, puisqu'il peut se priver d'eau plusieurs mois durant en pleine terre, mais supporte également l'excès d'eau & même le gel puisqu'il faudrait des températures inférieures à -15°c pour condamner son pied!

C'est donc un végétal simple, peu exigeant & qui a l'avantage d'être particulièrement florifère.
En effet, sa floraison s'étale généreusement de la fin du printemps au début de l'automne. Si vous prenez soin de couper ses inflorescences fanées vous prolongerez la durée & l'abondance de sa floraison, sans quoi il consacrera une partie de son énergie à maturer ses fruits (cela est d'ailleurs vrai pour la plupart des végétaux!)

Pour lui assurer un port buissonnant, sa cohorte de feuilles & de fleurs, il sera bon de le rabattre assez fortement (= tailler) environ tous les 4 ans (selon les régions & donc sa rapidité de croissance) Dans le cas contraire l'arbuste deviendra 'arbre' et d'une partie de ses feuilles il se dégarnira, surtout dans le bas.

Pour se le procurer on peut certes l'acheter n'importe où (et
parfois même à pas cher l'été dans n'importe quel supermarché!) mais le plus sympa reste de le bouturer. Rien de plus simple: prélevez des tiges de 15 à 20cm environ, semi-lignifiées (= des tiges plus vraiment vertes mais pas encore du bois) pratiquement à n'importe quelle période de l'année. Veillez juste à ne laisser qu'un tiers des feuilles & de couper en deux les restantes pour éviter l'évaporation. Plongez-les ensuite dans l'eau, sur leur moitié: après quelques jours seulement vous verrez apparaître les premières racines! Quand elles se seront correctement développées rempotez vos boutures dans un substrat léger qu'il vous faudra maintenir humide.
Je vous conseille de mettre 3 de ces boutures par pot afin d'obtenir de beaux Lauriers, bien touffus & bien formés.

Vous aurez remarqué que mon ton n'est peut-être pas aussi dithyrambique qu'à l'accoutumée, que mes explications sont plus botaniques que passionnées, c'est simplement parce que Nerium oleander est un végétal courant, un classique des terrasses ou jardins, somme toute agréable à cultiver.
On peut le faire pousser partout en France du moment que l'on prendra soin de le protéger voire, de le rentrer en hiver dans les régions les plus froides.
C'est une plante qui réussi par exemple très bien sur les terrasses parisiennes, du moment que l'on prendra soin de lui réserver un large pot, un substrat bien amendé & des arrosages suivis en été: Nerium développe de très nombreuses racines, aussi peut-il très rapidement se sentir à l'étroit dans son container & s'avérer être un véritable 'soiffard'!...

Bref, voici un végétal qu'il est plaisant de posséder.
Deux précisions tout de même: il faut savoir que l'ingestion de ses feuilles, fleurs & fruits peut se révéler très toxique, veillez donc à tenir les enfants éloignés!! Et puis, le Laurier n'est pas toujours 'rose' (et heureusement d'ailleurs!), il existe aussi en jaune, en rouge, il est parfois 'panaché' mais le blanc reste de loin mon préféré!
Photo ci-dessous: une inflorescence de Nerium oleander près de Toulon, en fin de journée...


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Published by Silvère Doumayrou - dans Arbres & arbustes
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 00:01
Mon dieu qu'elle plante! Je ne sais même pas par où commencer pour vous raconter son histoire & notre rencontre!...

Ah si, je sais: c'est quand, en plein hiver, que rien ne pousse, que le soleil est au plus bas & que le froid atteint son paroxysme que j'ai découvert cette bulbeuse bien téméraire... Oui, Scilla peruviana se met au boulot quand le jardin est au repos!!
Il y a d'ailleurs de quoi être surpris quand on voit, en plein mois de janvier, une 'touffe de vert' gentiment s'élever. Alors qu'autour d'elle tout semble s'être assoupi, que même l'herbe par le froid est jaunie & que les dernières feuilles mortes figées par le gel se font rares, une 'exotique' bien originale pour le printemps se prépare...

Normal, comme son nom ne l'indique pas, la Scille du Pérou vient du pourtour Méditerranéen! Qu'à cela ne tienne, Scilla peruviana s'est mis en tête de démarrer à un moment où l'on ne s'y attend pas! Mais alors après?
Après, une fois qu'elle a généreusement dressé son puissant bouquet de feuilles bien vertes & charnues que l'on pourrait raisonnablement comparer à n'importe quelle bulbeuse 'bien de chez nous', elle démarre un processus de floraison qu'il faudrait presque suivre jour après jour tant le spectacle est fascinant...

Entre le début & la fin du mois de mai, selon les régions, Scilla peruviana déploie, tout en retenue, ses bouquets de fleurs étoilées tirant sur le violet avec la plus grande humilité!! Superbe floraison que celle de Scilla peruviana! La fleur ne durera qu'un temps (3 semaines environ), avant que notre fausse péruvienne regagne tout doucement ses quartiers d'été: elle se fait en effet plus discrète au jardin, elle récupère tranquillement de sa prestation avant de disparaître...

Pour la cultiver, rien de plus facile: réservez-lui simplement un emplacement correctement ensoleillé (une exposition mi-ombre aussi la satisfait) et un sol franc, c'est à dire une terre de jardin que l'on aura pris soin, à la plantation, d'amender. Du moment que le sol reste frais, Scilla peruviana ne pourra qu'agréablement s'y installer... Comme pour la plupart des végétaux, je vous invite à couper les inflorescences fanées, de cette façon votre végétal pourra plus rapidement récupérer (en évitant de concentrer son énergie à la maturation de ses fruits)

Étant très occupé au moment de sa floraison j'ai fait appel à Olivier Ducreau que j'appelle depuis un moment déjà 'Docteur es pépinière' pour me fournir la photo ci-dessous: une Scille du Pérou en tout début de floraison.


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Published by Silvère Doumayrou - dans Bulbeuses
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 00:01
"Vivace arbustive caduque très florifère", telle est la façon dont on pourrait décrire Vitex agnus-castus, en quelques mots, assez primaires.
Oui, Vitex est un végétal à forte croissance (d'où le titre – un peu pourri, je vous l'accorde!) qui s'installe au soleil ou à mi-ombre sans rechigner! Il dépassera généreusement les trois mètres de hauteur pour au moins deux, en largeur.
On ne saurait dire si c'est une vivace arbustive ou un arbuste 'vivace'?!... Eh bien c'est un peu des deux car son port est particulièrement 'arbustif', mais son entretien relève davantage de celui d'une vivace.

En effet, tel un arbuste, la plante à beau pousser d'un bon mètre cinquante chaque année avant de porter ses premières fleurs à maturité - en début d'été - mais, à la sortie de l'hiver, sévèrement il vous faudra le tailler. Cette opération permet au végétal de garder toute sa densité.

La fleur, que l'on pourrait rapprocher de celle du Buddleia (à savoir une longue inflorescence couverte d'une multitude de micro-fleurs bleutées) apparaît un bon mois durant en début d'été. Outre sa fleur (en photo ci-dessous), son feuillage, lui aussi est intéressant: Vitex déploie, dès le mois d'avril, un bouquet de feuilles bien vertes & très découpées qui ne cesse de 'gonfler'... Rien que pour cela je serais preneur!

Côté culture franchement, Vitex n'est pas chiant: il se satisfera de la plupart des sols du moment que ceux-ci sont correctement amendés et, si possible, qu'ils puissent rester frais pendant l'été. Notez toutefois que dans le Sud de la France la plante montre une étonnante résistance à la sécheresse.

Oui, bon alors, voilà: le 'hic' c'est qu'on ne le trouve encore que rarement à la vente (c'est pourtant tellement mieux qu'un Forsythia ou qu'un Weigelia!) aussi est-il peut-être plus rapide & raisonnable de le bouturer plutôt que d'attendre qu'en jardinerie vous puissiez l'acheter?!
Je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'en rajouter une tartine pour vous convaincre de rencontrer & d'adopter ce bien modeste arbuste dans les meilleurs délais...
Photo ci-dessous: détail d'un Vitex agnus-castus dans un aménagement paysager à Vincennes, en milieu d'été.


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Published by Silvère Doumayrou - dans Arbres & arbustes
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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 00:01
"Barbe de bouc"?! C'est aussi de cette façon qu'on l'appelle communément mais, franchement, je préfère de loin son nom latin! Ce 'nickname' est considérablement réducteur quand on connaît un peu la bestiole!

Aruncus dioica est une vivace unique & incontournable pour tout jardin qui se veut 'exotique': un coin ombragé, un sol humide correctement amendé & le végétal s'installe...
Il lui en faut donc peu pour être heureux!
Alors 'exotique' ou pas 'exotique'? Franchement, pour moi, la question ne se pose même pas! Quand on a des feuilles si vertes & si régulièrement découpées, quand on dépasse le mètre 70 de hauteur & quand enfin on balance un tel bouquet de
fleurs blanches, on obtient le visa pour mon jardin!!

Aruncus dioica, que l'on pourrait facilement rapprocher de l'Astilbe, est avant tout une plante d'ombre ou de mi-ombre. Elle se développe avec bonheur dans les mêmes conditions que cette dernière, à savoir un sol franc (= terre de jardin), humide (ni trop, ni trop peu), & humifère (= avec de quoi manger!)
Avec le temps, la vivace prend de l'assurance, elle se développe, montre qu'elle existe, tant en largeur qu'en hauteur. Mais tout cela n'est qu'entraînement avant sa fleur...

Sa fleur, ou plutôt son inflorescence, apparaît assez rapidement au printemps. On a à peine eu le temps de la voir s'étirer & ses gracieuses feuilles se déployer que déjà apparaît, quand notre regard est attiré par bien d'autres coin du jardin, une inflorescence plus grande & plus légère les jours passant... Après quelques temps il vous sera difficile de l'ignorer: Aruncus dioica est en train d'exploser!!
L'inflorescence 'barbapapesque' d'Aruncus est aussi présente qu'évanescente: c'est un délicieux bouquet constitué de milliers de micro-fleurs blanches immaculées... Au risque d'être ringard, je la comparerais volontiers à certaines manifestations pyrotechniques! (voir photo)

Pour la multiplier: récoltez simplement la plus forte des infrutescences que vous pourrez trouver. A défaut, réclamez-là dans les meilleurs délais à votre dealer préféré!!

En photo ci-dessous, un bien joli spécimen d'Aruncus dioica pris au Parc André Citroën à Paris, au début du mois de mai...


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Published by Silvère Doumayrou - dans Vivaces
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 00:01
La Nature ne nous veut pas du bien!! J'en veux pour preuve la quantité de végétaux qu'elle a su créer équipés d'épines, de dards, d'aiguilles, de griffes, de dents & j'en passe! Aussi efficaces que les oursins, plus dangereux que les guêpes & plus nombreux que les échardes, elle à tout organisé pour nous compliquer l'existence! Non, la Nature ne nous veut pas du bien quand, sur notre chemin, elle dispose ici ou là Agaves, Yuccas, Agrumes, Cactus ou même Rosiers: des centaines de plantes en sont dotées...

Méfiez-vous des palmes de Phœnix: les premières feuilles disposées sur le pétiole sont de véritables aiguilles! A défaut de les couper je vous conseille tout bonnement de les éviter.
Chez les palmiers encore, nombre d'entre eux ont des pétioles garnis d'épines, les 'Dents de la mer' version végétal... Il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est de tenir les enfants à l'écart.

Même consigne pour les Yuccas: la plupart de leurs feuilles se termine par un véritable dard qui se ferait un plaisir de vous transpercer la peau à la moindre maladresse. D'ailleurs, n'appelle-t-on pas Yucca aloifolia": spanich bayonet"? (= la baïonnette espagnole)
Je vous l'accorde, on ne le rencontre encore que peu chez le particulier, mais le plus commun d'entre-eux est probablement l'un des plus dangereux: Yucca gloriosa. Les pointes de ses feuilles sont de véritables épées! (encore que dans le genre "Yucca", filifera, rigida, carnerosana ou rostrata ne sont pas mal non plus!!)


Il en est de même pour les Agaves: toutes piquent, blessent, attrapent & s'attaquent aux mains, aux jambes & plus largement à tout ce qui les approche de trop près!
Elles ne sont pas seulement 'équipées' à l'extrémité de leurs feuilles, mais tout du long! Pour dire la vérité, je suis contre toute atteinte à l'intégrité des végétaux (tout comme je trouve inadmissible les gens qui font arracher les griffes de leurs chats - pourquoi pas 'épiler' les cactus pendant qu'on y est?!!) mais accepte tout de même que l'on épointe les feuilles des plus dangereuses d'entre-eux au moins pour protéger les plus jeunes.

Outre les plus évidents de ces représentants, il y a Cortaderia selloana (= l'Herbe de la Pampa - une graminée sud américaine) qui ne pique pas mais qui coupe! ('cortar' = couper en espagnol), sans oublier la cohorte de plantes 'urticantes' qui, à leur simple contact, vous laissent un souvenir impérissable!...

Pour finir cet article
sur une note positive (et je ne peux que 'survoler' le sujet!), je vous invite à vous intéresser aux végétaux 'exotiques' qui ne piquent pas, il y en a plein, je pense notamment aux Cordylines, aux Phormiums, à certaines Agaves comme bracteosa ou Manfreda maculosa, aux palmiers type Sabal, Trachys, Syagrus & j'en passe...

Photo ci-dessous: les feuilles d'un Yucca elephantipes soigneusement 'tressées' pour ne pas 'blesser', dans le jardin de Lucien Fardelli au Revest-les-Eaux, dans le Var...


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Published by Silvère Doumayrou - dans Sujets généralistes
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 00:01
Il se planque où celui-ci quand on le cherche dans nos jardineries?!! Introuvable ou presque, voici un bambou difficile à dénicher même s'il ne fait pas partie de la liste des espèces en voie de disparition! Pour une fois, si vous le voulez bien, parlons bambous...

Des bambous on en connaît un paquet: le plus classique d'entre-eux est certainement le Phyllostachys aurea qui, comme chez tout un chacun, s'est invité chez moi. Il y a aussi Phyllostachys nigra pour lequel j'éprouve la plus grande passion, le Pseudosassa japonica que j'adore ou encore le Pleioblastus pumilis que je cultive avec beaucoup de plaisir... Mais du Sassa palmata alors là, si vous le rencontrez, dessus il faudra vous jeter!!

Il a évidemment toute sa place sur ce site consacré aux 'exotiques', ne serait-ce que par son nom: Sassa palmata - Mesdames & messieurs j'ai l'honneur de vous présenter un bambou 'palmé'! Oui, ses feuilles sont bien plus larges que celles de la plupart de ses congénères: 'palmata' = palmé! Je l'appellerai donc mon bambou à feuilles de palmiers...
Et c'est vrai que de près (voir photo ci-dessous) ses feuilles pourraient aisément nous faire penser à celles de Syagrus romanzofiana ou de Cocos nucifera.

Mais gardons les pieds sur terre, Sassa palmata reste avant tout un bambou. Cela veut dire que vous devrez bien réfléchir avant de le planter car sa croissance est exponentielle: après quelques années, comme pour la plupart des bambous (à l'exception peut-être des Fargesia), votre plant aura vite fait de coloniser bien davantage que l'espace qui lui sera dédié! Aussi et, dans le cas contraire ce serait non assistance à jardin en danger, je vous conseille vivement de bien définir sa zone de développement en le limitant par une barrière anti-rhizome que vous trouverez dans n'importe qu'elle jardinerie correctement achalandée.

Une fois l'opération réalisée, il ne vous restera plus qu'à lui réserver un endroit du jardin exposé mi-ombre, le planter dans un sol très frais (les bambous ont vraiment besoin d'humidité) puis l'arroser généreusement au moins l'année qui suit sa plantation (au printemps de préférence, en 'terre chaude')
Si votre jardin est correctement amendé alors, pour Sassa palmata, la fête peut commencer!!

Après quoi, vous aurez tout le loisir de voir se développer votre nouveau locataire & de ses feuilles aussi larges que précieuses vous délecter...
La photo de Sassa palmata que je vous propose vous présente seulement un détail du végétal: quelques feuilles aussi vertes qu'épaisses & palmées...

NB: désolé pour le tuyau vert de mauvaise qualité qui traîne non chalamment en arrière plan!

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Published by Silvère Doumayrou - dans Autres 'exotiques'
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 00:01
Au cœur de l'été & en début de soirée, quand le soleil s'adoucit enfin, que les températures deviennent plus douces & qu'une légère humidité peut parfois se faire sentir, une plante non conventionnelle rassemble ses énergies pour déployer sa cohorte de fleurs... On l'appelle "Belle de nuit" et pour cause: ses fleurs ne s'épanouissent qu'à la tombée de la nuit!

Son véritable patronyme est Mirabilis jalapa (Mirabilis = 'admirable'), mais j'aime autant son nom commun qui est tout aussi évocateur...
Voici une vivace bien trop banalisée pour qu'à son sujet l'on puisse faire l'impasse.
Les Belles de nuit forment de denses touffes bien vertes & bien feuillues (genre gros basilic!) du mois d'avril & jusqu'aux premières gelées. Elles s'appuient sur une sorte de carotte pour passer l'hiver & supporter la sécheresse...

Il est vrai qu'on les croise d'ailleurs plus fréquemment dans le Sud qu'au Nord de la Loire. Effectivement, les Belles de nuit acceptent aisément un sol pauvre & dénué d'arrosage pendant de longues semaines (comme la Rose trémière – que j'appelle volontiers la "Rose très mièvre"!) Elle tolère très bien les gels de la majorité des régions françaises, assurez-lui simplement un sol correctement travaillé & plutôt drainant, sans compter qu'il faudra l'installer en plein soleil, évidemment.
Question: qui peut m'expliquer pourquoi on la rencontre plus souvent sur nos lieux de vacances que dans la sente qui mène au jardin du voisin?!!
Un élément de réponse peut-être: je ne la trouve, pas plus que vous d'ailleurs, dans mes jardineries préférées ou alors seulement sous forme de graines en sachets!...

C'est donc ça la solution: prélever ses graines, du milieu à la fin de l'été (et parfois même jusqu'à l'automne!) avant de les faire germer dans un substrat (= terreau) humide & léger. Gardez vos jeunes semis en pots & à l'abri (= serre froide) l'hiver durant avant de les repiquer en milieu de printemps.
Petit focus sur les graines (parce qu'elles sont très originales!): vous les trouverez bien cachées au cœur des inflorescences fanées. Petites, noires & bosselées, elles ressemblent à de mini grenades, celles de l'armée, pas du fruitier! Ne rentrez pas "bredouilles": si vous n'en trouvez pas c'est soit que c'est encore trop tôt, soit qu'elles jonchent déjà les pieds mères (à moins que je ne sois déjà passé par là?!)

Mais avant la graine il y a la fleur... en abondance! Ce sont des dizaines de fleurs en "trompette" délicatement parfumées que déploient tout l'été les Belles de nuit, de couleur jaune, blanche ou panachées, mais les fuchsia sont de loin mes préférées.
Alors & pour la bonne cause, ne revenez plus de vacances sans emporter avec vous quelques graines de ces précieuses Belles de nuit!...
Photo ci-dessous: détail de l'inflorescence de Mirabilis jalapa au soleil couchant & à deux pas de la mer...


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Published by Silvère Doumayrou - dans Vivaces
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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 00:01
On connaît maintenant tous le Trachycarpus fortunei, vous savez ce palmier au stipe poilu du genre mammouth?... Eh bien sachez qu'il a un cousin qui pourrait, un jour, le détrôner au sein de nos jardins: il s'agit de Trachycarpus wagnerianus...
Si Wagner est de la 'grande musique', wagnerianus est de la 'grande botanique'!!

Vous avez rêvé d'un palmier résistant au froid qui ne prendrait pas trop de place tout en vous offrant de larges feuilles symbole d'exotisme, d'un tronc qui vous permettrait d'y fixer un hamac, d'une ombre discrète qui vous rafraîchirait lors d'étés plus chaud qu'à l'accoutumée ou tout simplement vous vouliez vous la raconter avec un palmier? Eh bien vous l'avez trouvé: ce palmier, c'est Trachycarpus Wagnerianus...

Je vous assure que je n'ai aucune action auprès des revendeurs de ce palmier, aussi vais-je pouvoir vous en parler avec honnêteté & sans dithyrambie! Malgré tout, il a beaucoup de qualités celui-ci...
D'abord et c'est certainement la première question que l'on se pose, il résiste au froid pratiquement aussi bien que son cousin, puisque des gels de l'ordre de -15 à -17°c ne lui feront pas peur. Alors que beaucoup de ses confrères seraient complètement frigorifiés à ces températures, Trachycarpus wagnérianus prend son mal en patience en attendant des jours meilleurs... Il se différencie de fortunei par des feuilles plus ramassées, plus raides, plus découpées & par leur bord de blanc légèrement marginé. Pour le reste: c'est la même tambouille.

Côté culture, soyez tranquille, il se plaît à merveille dans un sol même lourd (pourvu qu'il soit un peu riche tout de même) et frais: veillez, au moins dans les premières années suivant son installation (
de préférence en début de saison) que celui-ci ne manque pas d'eau.
Que vous l'exposiez en plein soleil ou à mi-ombre ne lui fera ni chaud, ni froid: où que vous l'installerez il s'y plaira!

Comme son cousin, Trachycarpus wagnerianus est 'dioïque', c'est à dire qu'il faut à l'espèce un mâle & une femelle pour assurer sa descendance. Il produit lui aussi de belles inflorescences jaunes en début de printemps. A défaut de partenaire, sachez que votre wagnerianus peut aisément s'entendre avec son cousin fortunei pour donner des graines contenant, en proportions variables, les gênes de l'une ou de l'autre variété.

Il est certain qu'on ne le trouve pas encore chez son fleuriste en bas de chez soi, mais la tendance montre qu'il est en train de se démocratiser: on le rencontre maintenant régulièrement une petite partie de l'année dans votre jardinerie préférée (plus souvent d'ailleurs en fin de printemps ou en début d'été)

Achetez-le, faites-le germer, subtilisez-le à votre meilleur ami, faites ce que vous voulez mais vous devez vous le procurer, je suis certain qu'il reste une petite place pour lui dans votre jardin!
Le Trachycarpus wagnerianus ci-dessous a été pris à Paris, dans le Square Boucicaut, en tout début de printemps.


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Published by Silvère Doumayrou - dans Palmiers
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