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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 00:01

Croisée il y a un paquet d'années chez Alain Jamet (célèbre 'Fou de Palmiers'), l'Erythrine sait rester discrète une partie de l'année. Par ses exubérantes inflorescences j'avais déjà, à l'époque, été fasciné par cette délicieuse 'exotique', mais une petite piqûre de rappel cet été n'aura pas été de trop avant de vous en parler...

 

Son nom: Erythrina x bidwillii (x= croisement entre deux Erythrines: 'herbacea' & 'christa-galli' ) Surnoms: Crête de Coq ou Arbre corail (y'en a pas un pour rattraper l'autre) Sa provenance: Amérique du Sud. Feuillage: trifolié & caduque si les températures descendent en-deçà de zéro degré en hiver (on ne peut pas avoir que des qualités) Floraison: superbes grappes de fleurs rouges plus allongées que ramassées entre mai & octobre selon les régions. Son entretien: (plus que) facile.

Il est vrai qu'au prix où l'on paye notre abonnement Internet on pourrait exiger d'en savoir un peu plus! Je suis absolument d'accord!...

 

Erythrina x bidwillii est un bel arbuste qui n'a que 2 tout petits défauts: être piquant & caduque dans la plupart des régions dans lesquelles il est cultivé. Piquant il l'est légèrement car il possède des épines discrètement disposées sur le pétiole, au revers de ses feuilles et caduque, pour la simple & bonne raison qu'il les perd en hiver.

Côté résistance au froid & si vous vous habitez la région parisienne, je vous invite à le protéger très sérieusement car, même si le pied pourra résister jusqu'à des gels de l'ordre de -10°c, les feuilles puis les parties aériennes seront atteintes dès que le thermomètre descendra en-dessous de zéro degré...


Malgré ces petits défauts bien vite oubliés dès que l'on aura généreusement contemplé sa floraison, j'aimerais mettre l'accent sur l'étonnante résistance à la sécheresse de cette bougresse: en effet & c'est une grande qualité quand il s'agit d'installer une 'exotique' dans un jardin plus souvent assoiffé qu'arrosé de pouvoir, aussi bien qu'elle, résister au manque d'eau. Erythrina x bidwillii se contente de très peu d'arrosages durant l'année (excepté peut-être celle de son installation) après quoi, les précipitations naturelles de l'endroit dans lequel on l'aura plantée suffiront à la contenter.

 

Au premier abord, on ne saurait dire si c'est une grande 'vivace' ou un petit 'arbuste'. Un peu des deux certainement puisque qu'elle perd ses feuilles comme une vivace & qu'on ne doit pas hésiter à la rabattre, en sortie d'hiver, comme un arbuste (qui dépasse souvent les 2 mètres de hauteur) Sa croissance étant plutôt vive, vous obtiendrez très vite & tout au long de l'été, d'incroyables inflorescences au bout des branches qu'elle aura développées. Son feuillage, d'un vert très lumineux, devrait suffire pour qu'on décide de la cultiver mais la cerise sur le gâteau reste quand même quand on peut enfin immortaliser son inflorescence...

 

Pour mettre toutes les chances de votre côté de voir correctement votre Erythrine se développer,  assurez-vous simplement qu'elle soit cultivée dans un sol plus que drainant (1/3 terre de jardin, 1/3 de sable et/ou pouzzolane & 1/3 de terreau environ) et au Sud, complètement exposée. 

Aucune excuse côté 'marché' puisqu'on la trouve maintenant dans pratiquement n'importe quelle pépinière correctement achalandée & à des prix qui ne devraient pas vous rebuter.

 

Pour résumer: je vous invite à tenter l'acclimatation des Erythrines (un paquet de variétés) à la seule condition d'adapter l'espèce qui conviendra le mieux à votre climat, qu'il soit Breton ou Normand, Parisien ou Méditerranéen!

 

Ci-dessous: Piètre photo d'une inflorescence d'Erythrina x bidwillii prise à l'ombre & en fin de journée dans un jardin privé près de Hyères-les-Palmiers...

 

Erythrina X bidwillii

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Published by Silvère Doumayrou - dans Arbres & arbustes
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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 00:01

Il y a des arbres que l'on oublie pas. Celui-ci s'est fait connaître davantage pour son écorce que pour son port. En effet, dès que l'on ouvre une bouteille de vin ou que l'on punaise la liste des courses sur le mur de la cuisine, de lui on a besoin... Quercus suber n'est autre que l'arbre qui nous donne le liège!

C'est dommage de le restreindre à sa seule utilité, car le 'Chêne liège' est un bien bel arbre qui rempli toutes ses fonctions d'ornement avant une quelconque idée de rendement.

 

Quercus suber est un chêne persistant (= qui garde ses feuilles en hiver), natif du pourtour Méditerranéen, dépassant rarement  les 10 mètres de hauteur, plutôt 'ramifié' et couvert de petites feuilles persistantes, coriaces  & dentelées d'un vert très profond. Dans le Sud, on est habitué à le reconnaître grâce à sont tronc orangé parce que 'dénudé'. Son liège si précieux est en fait son écorce, laquelle est prélevée tous les 10 ans environ. Quand on sait que celle-ci peut atteindre 25cm d'épaisseur, il n'est pas étonnant de comprendre à quel point Quercus suber est résistant au feu!...

 

Son écorce est effectivement aussi souple que crevassée, d'y coller la main donne une sensation de souplesse & de chaleur. On se sent bien sous un Chêne liège: la couleur claire  de son tronc & de ses branches adouci rapidement un après-midi trop gris...

Même si nous avons l'habitude de le côtoyer sous des contrées plus Méditerranéennes que parisiennes, il faut savoir qu'il arrive à se plaire chez nous. J'en veux pour preuve les spécimens installés au Parc de Bercy, dans le 12ème à Paris, lesquels semblent se développer ici aussi bien que dans le Sud de la France.

 

Il est malheureusement trop rare en jardinerie, même s'il arrive parfois de le croiser, mais 'taillé', déjà bien poussé et à un prix généralement très élevé. C'est dommage, car autant l'Olivier, le Pin parasol ou le Cyprès se sont très largement démocratisés, autant le Chêne liège est encore un fantôme dans nos pépinières. Quand on voit le temps que met un Chêne à se développer (environ 25 ans), on ne peut que regretter qu'on ne le croise pas plus souvent!

 

Le planter c'est faire un geste pour les générations futures et, même si sa croissance est lente & qu'il est difficile de le trouver, il n'est pas de bonnes raisons pour ne pas l'installer!


Photo ci-dessous: détail du tronc de Quercus suber photographié à Paris, dans le Parc de Bercy...


Quercus suber

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Published by Silvère Doumayrou - dans Arbres & arbustes
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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 00:01

Rassurez-vous, je n'ai pas l'intention de me lancer dans la chanson & encore moins de vous proposer un karaoké!! Non, je souhaitais juste vous parler d'une plante que l'on pourrait presque qualifier de 'banale' si dessus on ne s'était pas penché!

 

La Misère, on connaît: augmentation du temps de travail, baisse des salaires... heu, non, je fais erreur, je voulais juste aborder le cas de Tradescantia pallida 'Purpurea'  (une variété de 'Misère') plutôt que vous refaire le journal d'hier...

 

C'est quand même incroyable d'être obligé de faire plus de 800 km pour se délecter de cette bien jolie Misère. En effet, forte de sa résistance au froid, à la sécheresse, au manque de lumière & aux mauvais traitements d'une façon générale, si toutefois on ouvre correctement les yeux, on s'apercevra qu'elle arrive, malgré tout, à se développer au coeur de nos villes. Et pour cela nous devons remercier les concierges & autres gardiennes d'immeubles pour cette étonnante faculté qu'elles ont à perpétuer une certaine tradition de la culture de la Misère...

 

En effet, il n'est pas rare de croiser Tradescantia pallida 'Purpurea' en bas de chez soi! Qu'il fasse doux ou froid, qu'il y ait du soleil ou qu'il n'y en ait pas, qu'on ait bossé ou non son substrat, Tradescantia se développera!! Rien de plus simple, vous l'aurez compris, la plante sait se satisfaire de peu & nous donner beaucoup. Quoi de plus tentant que de prélever l'une de ses tiges quand on sait qu'il y a 100% de chance qu'elle racine?!! A chaque 'noeud' ou si vous préférez, à chaque feuille, la plante a la possibilité de pouvoir raciner. Ce processus, simple & fascinant, explique certainement pourquoi elle s'est autant démocratisée.

 

Facile à multiplier ou pas, c'est le genre de végétal sur lequel je ne peux que m'arrêter: une croissance vive, un feuillage aussi unique que généreux (hésitant entre le pourpre & le noir selon son exposition), de discrètes fleurs d'un rose parfait qu'il faudrait presque deviner et des conditions de culture défiant toute concurrence, je suis conquis, je dois l'avouer!

En container ou en pleine terre, il vous sera très facile de l'installer. Pour ma part et cela n'engage que moi, je la préfère en pot afin que l'on puisse aisément la contempler, en faire le tour et de son port se régaler...

 

Donnée résistante à -5°c environ, il me semble que cela soit un minimum & qu'elle puisse supporter des gels (même si de courtes durée) légèrement plus intenses du moment qu'elle est bien installée. Considérons qu'au pire il vous faudra, le temps d'un hiver un peu froid, la remiser en serre avant de la ressortir dès que les dernières gelées seront écartées.

Tradescantia pallida 'Purpurea' aime se dorer au soleil, aussi je ne pourrai que vous conseiller de l'exposer plein Sud, où que vous vous trouviez!

 

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais parfois il ne faut pas chercher loin ou longtemps pour trouver un végétal aussi facile d'accés que de culture & le voir admirablement se développer.

 

Photo ci-dessous: Tradescantia pallida 'Purpurea' dans un jardin privé au Pradet, entre Toulon & Hyères-les-Palmiers...

 

Tradescantia pallida 'Purpurea'

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Published by Silvère Doumayrou - dans Succulentes
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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 00:01

Cela fait un moment maintenant, sur 'La Pépinière', que je vous invite à planter nombre d'exotiques, bananiers & autres palmiers au sein de votre jardin mais, comme j'ai déjà pu le dire ici, c'est certainement le soleil qui doit faire défaut aujourd'hui vu le nombre important de végétaux que vous êtes censé avoir installé?!... Ma transition est ainsi toute faite pour vous parler de Chamaedorea radicalis. C'est qui, c'est quoi?


Eh bien, juste un modeste palmier d'ombre originaire du Brésil sans lequel je ne pourrais certainement plus vivre! Je sais, vous vous dites que j'en fait des tonnes & vous avez raison!!

Des Chamaedorea il y en a un paquet, je pense notamment à microspadix (que l'on appelle 'Bambou Palm'), à seifrizii (très érigé & fort intéressant mais peu résistant au froid), à metallica (aux feuilles absolument argentées), elegans (parfait comme plante d'intérieur), costaricana (seulement dans mes rêves les plus fous!), mais radicalis reste & de loin, mon préféré!                                                                

 

Il faut se dire qu'il a mis tous les atouts de son côté ce petit palmier: non seulement parce que son port est fin & délicat, qu'il développe de jolies feuilles 'pennées' (voir photo), mais aussi & surtout parce qu'il pousse à l'ombre & supporte allègrement des gels de courte durée d'environ -10 degrés.

C'est donc suffisant pour imaginer le voir se développer sous nos contrées. Par expérience, j'ai vu résister de jeunes plantules à peines protégées à des gels dépassant les -12°c.

Chamaedorea radicalis est un palmier qui ne développe pratiquement pas de stipe (environ 1m -1m50 à l'âge adulte), qui se délecte des milieux ombragés & adore garder une certaine fraîcheur à son pied. Sa croissance est plutôt lente aussi je vous conseille, afin de garantir une végétation digne de ce nom, de planter simultanément 3 à 5 pieds.

Ensuite, il lui faut juste 's'installer'. Cela prend un peu de temps mais, si votre terre est correctement travaillée, vous verrez bientôt votre Chamaedorea radicalis se développer & bientôt fructifier.

 

A défaut de le trouver dans le commerce, vous pourrez tenter sa germination: les graines fraîches lèvent plutôt facilement & dans des délais très raisonnables. Le plus long consistera à attendre que vos plantules finissent par arborer un port digne d'un palmier et pour cela il faudra savoir patienter encore quelques années...

Si vous êtes à la fois en manque d'exotisme autant que de soleil, c'est ce Chamaedorea qu'il vous faudra choisir. Mariez-le sans hésiter avec Fougères, Equisetum, Fatsia, Ophiopogon, Gunnera & j'en passe bref, des plantes d'ombre quoi!

 

Photo ci-dessous: Détail d'un joli Chamaedorea radicalis dans le Clos St Bernard à Hyères-les-Palmiers dans le Var...

 

Chamaedorea radicalis


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Published by Silvère Doumayrou - dans Palmiers
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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 00:01

Alors ça, si ce n'est pas une 'exotique'?!! Elle a tout: de larges feuilles superbement nervurées, des pétioles d'une couleur inégalée, une croissance que personne ne pourrait imaginer & un port aussi altier que parfait! Ça y est, je recommence, j'en rajoute des tonnes pour parler d'une plante qui m'a juste sidérée!!

 

Colocasia esculenta fait partie de cette famille de végétaux que l'on connaît généralement sous le nom d'oreilles d'éléphant (Alocasia), vous savez cette plante d'intérieur aux feuilles quasi-disproportionnées d'un vert immaculé & très nettement nervurées (à défaut de me répéter!) portées par des pétioles qui semblent ne jamais terminer...

Eh bien, elle existe en version 'extérieur' & pour mon plus grand bonheur!!

 

Originaire de l'Inde, il semblerait qu'elle ait traversé Mers & Océans avec la plus grande témérité avant de  s'installer sous nos contrées. Elle se développe en général plutôt à l'ombre de grands palmiers qu'en plein soleil, auquel cas son feuillage peut parfois se 'décolorer'...

Colocasia esculenta est abonnée aux milieux humides voire, marécageux et pousse,  généralement, non loin d'un court d'eau. Elle aime donc l'eau presqu'autant que le Papyrus, même si une protection solaire lui sera nécessaire!


La plante lance ses fières feuilles à l'assaut de la lumière (qui lui fait généralement défaut) grâce à des pétioles aussi pourpres que dressés. Elle se développe à un rythme soutenu & régulier  et semble vouloir coloniser très vite l'espace dans lequel elle est installée: Colocasia esculenta envoie de tous côtés des 'rejets' (tel un Bambou) qui racineront rapidement pour donner une nouvelle descendance. Ainsi sa multiplication est un jeu d'enfant: prélevez ces rejets quand le turion aura développé ses deux premières feuilles. En général, dans le même temps, une excroissance se produit à leur base & des racines commencent à se développer. C'est le moment de 'repiquer'. Coupez le rejet & placez-le soit en en pot, soit dans l'eau.

Il va presque de soi qu'un substrat humide, léger & particulièrement amendé sera exigé pour lui assurer un développement parfait.

 

Côté hiver & malgré les apparences (ou les aprioris!), sachez que Colocasia esculenta résiste plutôt bien au froid puisque des gels de l'ordre de -10°c ne suffiront pas à détruire son pied. Si, de plus, il est correctement protégé (paille & co), vous lui donnerez toutes les chances, dès le printemps venu, de redémarrer dans les meilleures conditions.

Sa force: développer un bulbe ou ('rizhomme') qui renferme tous les nutriments dont la plante aura besoin dès le printemps. Cette racine est comestible et est communément appelée 'Taro', elle constitue d'ailleurs la base de l'alimentation de nombreux peuples dans les  régions Tropicales d'Afrique ou d'Asie...

 

Bref, je ne vous ferai ni l'historique ni un descriptif précis de la plante afin de vous donner l'envie de l'adopter mais je dois avouer que je ne peux plus imaginer la réalisation d'un jardin dit 'exotique' sans la présence de cette délicieuse excentrique!!

 

Photo ci-dessous: Colocasia esculenta à l'ombre de Cordyline australis & Tetrapanax papyfera dans le Domaine Baudouvin à La Valette, dans le Var...

 

Colocasia esculenta

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Published by Silvère Doumayrou - dans Bulbeuses
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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 00:01

Tout le monde connaît 'Ficus benjamina', un best seller  au rayon  'plantes d'intérieur'. Ficus carica est certainement aussi connu que son cousin subtropical mais davantage sous son nom commun: le Figuier... Le latex blanc qui s'écoule quand on leur ôte une feuille démontre bien l'appartenance des ces deux spécimens à cette même famille que sont les Ficus.

 

Pour cette nouvelle saison j'avais prévu de parler des Méditerranéennes  mais j'ai peut-être oublié de préciser que j'aborderai plus fréquemment le cas de ces arbres qui nous sont familiers, je pense notamment à Olea europeana (l'Olivier), aux Eucalyptus, Punica granatum (le Grenadier), Pinus pinea (le Pin parasol), Quercus suber (le Chêne liège), Cercis canadensis (L'Arbre de Judée), Cupressus sempervirens (le Cyprès d'Italie) & j'en passe. 

 

Parmi ces arbres, le Figuier est un 'incontournable'. On a tous des souvenirs de fruits bien mûrs cueillis en fin d'été, d'escalade sur ses branches grises & lisses ou de l'odeur qu'il dégage quand on effleure son feuillage... Mais alors pourquoi attendre les vacances pour le côtoyer?

On a l'habitude de penser qu'il résiste peu au froid. C'est faux: la plupart des Figuiers se développent à merveille même en région parisienne, puisqu'ils résistent facilement à des gels de l'ordre de -12°c. Non, c'est davantage sur la maturité de son fruit que 'le bas blesse' car le manque de soleil qui sévit au-dessus du 45ème parallèle compromet généralement la récolte: les fruits obtenus n'ont pas assez doré au soleil pour restituer ce goût si sucré qu'on leur  connaît!... Au moment de l'achat, il vous faudra donc choisir un Figuier bien adapté à la région dans laquelle vous vous trouvez (méfiez-vous d'ailleurs des rejets prélevés lors de vos balades, ils donnent souvent des 'caprifiguiers' (= des Figuiers mâles dont les fruits tombent avant maturité))


Côté plantation, je n'aurai que 2 conseils à vous suggérer: choisissez l'endroit le plus abrité & le plus ensoleillé de votre jardin et prévoyez une large fosse de plantation (80x80x80cm environ) que vous prendrez soin d'améliorer en ajoutant à la terre de votre jardin un bon compost organique. Ensuite, tout n'est qu'une question de bon sens: n'oubliez-pas que le Figuier aime s'étaler, aussi faudra-t-il lui réserver un bel emplacement au sol afin qu'il se développe au mieux, sans oublier de copieusement l'arroser, au moins la première année. Après quoi, les mois & les années passant, votre Figuier développera de puissantes & profondes racines grâce auxquelles il trouvera l'eau dont il a besoin pour se développer.

 

Pour cette même raison, il n'est pas aisé de faire évoluer un Figuier en pot à moins de l'installer dans un grand container & de lui assurer un arrosage automatique bien ajusté. Sa croissance étant plutôt vive, il vous faudra veiller à le tailler régulièrement (et parfois sévèrement) en sortie d'hiver. Cela est également vrai pour un sujet installé en pleine terre: taillez-le franchement les premières années qui suivront sa plantation afin qu'il se ramifie généreusement vous apportant ainsi davantage de branches, donc de fruits!

 

Il y a beaucoup à dire sur le Figuier: son histoire, sa culture, des photos à voir & des cultivars à découvrir, aussi cet article ne peut-il que survoler le sujet, j'espère néanmoins que j'aurai tordu le cou à certaines idées reçues & que l'envie de le planter sera survenue?!

 

Photo ci-dessous: détail des feuilles de Ficus carica dans un petit jardin près de Toulon, dans le Var...

 

Ficus carica

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 00:01

Un des petits coups de coeur de l'été 2010: Senecio mandraliscae.

Peu connu, celui-ci n'est pourtant ni rare, ni précieux, on le trouve presqu'aussi facilement que 'l'herbe à chat', le multiplier est un jeu d'enfant & sa culture se révèle d'une facilité déconcertante, mais cela n'enlève rien à sa joliesse ou à l'intérêt qu'on peut lui porter!...

 

Alors voilà, on l'a tous croisé au moins une fois dans sa vie ce Senecio mandraliscae aussi résistant que discret, au point qu'on aurait pu le voir mille fois sans s'en apercevoir. Erreur: son port & son développement sont sans pareil quand il s'agit de couvrir un sol brûlé par le soleil & déserté par des succulentes plus 'soiffardes' que celui-là!

En effet, le lieu de prédilection de ce Senecio est un endroit que l'on appelle communément 'la rocaille'. Le terme est certainement galvaudé puisque l'on imagine immédiatement un coin du jardin légèrement surélevé, parsemé de cailloux de plus ou moins bon goût, parfois agrémenté d'un horrible pont japonais (qui n'a rien à faire là), rempli d'Agaves, de Succulentes ou autres Cactées . Plus simplement, 'la rocaille' est juste un lieu privilégié, bien exposé & très drainant qui permet aux végétaux habitués aux sols chauds de correctement se développer.

 

Senecio mandraliscae est particulièrement intéressant pour la finesse & la longueur de ses feuilles bleutées qui se développent à un rythme régulier, plus rapide que lent, essentiellement en fin d'été & au printemps. Fort des bons traitements que vous saurez lui réserver, ce modeste Senecio aura vite fait de couvrir l'espace qui lui sera dédié.

Il vous faudra cependant juste lui éviter de vraies gelées, on en sait encore peu sur sa résistance, mais il semblerait qu'il ne puisse pas trop longtemps (malheureusement!) supporter des températures inférieures à zéro degré...

 

Pour sa culture, prévoyez-lui donc un sol non seulement très drainant (ajoutez à la terre de votre  jardin du sable et/ou de la pouzzolane) mais également une exposition aussi protégée qu'ensoleillée. Quelques arrosages copieux en été (surtout s'il fait beau & chaud - pas comme chez nous!) ne feront que stimuler sa croissance. Originaire d'Afrique du Sud, il est coutumier des coupures d'eau en été & sait attendre, comme le ferait n'importe quel Aeonium pour se remettre à croître, la fin de l'été ou le début de l'automne...

 

Bref, si vous possédez, entre quelques palmiers récemment plantés, un sol nu presque 'délaissé', je vous invite à planter quelques boutures de ce Senecio fraîchement prélevées lesquelles auront vite fait de raciner puis de s'installer avant qu'il faille à votre tour vous 'séparer' d'une partie de ses rejets.

 

Je ne sais pas si ces quelques lignes suffiront à vous convaincre mais, croyez-moi, il n'est plus d'installation paysagée sans mandraliscae!

 

Photo ci-dessous: Senecio mandraliscae dans un un parterre à Eze, près de Menton...

 

Senecio mandraliscae

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Published by Silvère Doumayrou - dans Succulentes
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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 00:01

Il réussit très bien dans le Sud de la France et pour cause : il n’y a pratiquement que là qu’il peut raisonnablement se développer. En effet et au risque de froisser les ‘Bambouphilles’ amateurs, Otatea acuminata trouve, sur la Côte d’Azur (et encore, dans des endroits bien protégés), des conditions proches de son milieu d’endémisme : le Mexique.
Il n’existe pas de Bambou plus fin & plus gracieux que celui-ci. Ses frêles cannes (mais non moins longues) disparaissent sous une myriade de fines feuilles allongées aussi souples que délicates (voir photo)

Des Bambous il y en a plein. Certains sont cultivés pour leurs chaumes (= cannes) comme Phyllostachys aureocaulis spectabilis (jaunes striées de vert), ou Phyllostachys nigra, lequel porte des cannes pratiquement noires, d'autres pour leur feuillage, je pense notamment à Sassa palmata ou aux Fargesia, mais aucun n’égale Otatea acuminata...

 
A chaque fois c’est pareil : quand on aime une plante, il faut qu’elle soit gélive (= non résistante au gel) et pour nous, habitants de ce si bel endroit de la Terre qu'est la région parisienne, nous devrons malheureusement nous résoudre à le contempler dans quelques jardins publics ou privés comme le Clos St Bernard à Hyères-les-Palmiers ou, plus près de l'Italie, dans des jardins type Val Rameh. Une chose est sure : si vous avez l’occasion de vous le procurer, dessus il faudra vous jeter!

Même s’il pourra supporter de courts gels d’environ -5°c, c’est un végétal qu’il faudra savoir protéger. Comme pour la plupart des ‘exotiques’ un bon paillage au pied garantira la survie de ce dernier mais les parties aériennes seront, par nature, plus exposées. Même en cas de gel avéré, Otatea (de la famille des Poacées = graminées) pourra, au pire, renaître de ses cendres à condition que les parties souterraines aient été préservées. Raisonnablement, je ne pourrai conseiller son acclimatation en dehors de la Côte d’Azur ou certains coins très protégés de la Bretagne, à moins de posséder une serre maintenue hors gel l’hiver durant.
Une fois les méfaits de l’hiver écartés, réservez-lui simplement un sol frais & léger, correctement amendé et une exposition allant de l’ombre à la mi-ombre dans les régions les plus ensoleillées. Son installation est plutôt lente & sa croissance moyenne, toutefois une belle humidité du sol en été & un léger apport d’engrais en début & en fin de saison ne pourront que le stimuler...

A défaut de le posséder ou même de le voir ‘en vrai’, je vous invite à vous balader sur le Net pour en savoir davantage mais, croyez-moi sur parole: pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Otatea acuminata sera certainement l’un des plus beaux Bambous qu’il vous aura été donné de voir!

Photo ci-dessous : Jeune Otatea acuminata qui semble protéger un rare spécimen de Fatsia japonica 'variegata' dans le jardin des Navarro à La Garde, dans le Var…

 

Otatea acuminata

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Published by Silvère Doumayrou - dans Autres 'exotiques'
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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 00:01

Surprise: je suis de retour!...

Eh oui, quelques mois sont passés depuis mon précédent article (que je croyais définitivement être le dernier) mais... Chassez le naturel, il revient au galop!   

 

En effet, fort de mon dernier séjour sur la Côte d’Azur, je dois avouer qu’il m’a été impossible de rester indifférent aux végétaux qui se sont présentés à moi, aux gens que j'ai rencontrés ou aux paysages que j'ai découverts. Aussi ai-je décidé de reprendre l’écriture des articles sur ‘La Pépinière’. Je ne devrais matériellement pas en avoir le temps & compte sur la passion pour assurer tout de même un minimum de qualité à mes écrits. Malgré l’arrêt de l’écriture de mes articles en avril dernier la fréquentation du site ne cesse d’augmenter aussi je me devais de poursuivre l’exercice (pour info: 138 000 visiteurs & 268 000 pages vues à ce jour depuis la création du site il y a 3 ans)

 
Chemin faisant, je me rends compte qu’il y a quantité de végétaux dont je n’ai pas encore parlé ici. Mon appareil photo s’est gentiment rempli d’images que j’aimerais maintenant partager. Je vais donc écrire aussi régulièrement qu’assidument afin d’être à même, pour l’année qui vient, de vous présenter quelques-uns des derniers végétaux qui m’ont fait du bien.

 

Je parlerai davantage des plantes ‘Méditerranéennes’ et pas exclusivement des végétaux dits ‘exotiques’, je ne parlerai d’ailleurs plus seulement des végétaux acclimatables à la région parisienne mais aussi des plantes qu’il faudra réserver au pourtour Méditerranéen, à remiser en serre froide ou chaude, le cas échéant. J’espère que ce travail vous servira autant qu’il m’apportera satisfaction…

Je profite de ce post pour remercier tous ceux qui ont accompagné mon séjour dans le 'Grand Sud', je pense notamment à Nicolas (professeur en horticulture), à Nacer Fahem (tailleur de pierres), Violette Décugis (pépiniériste spécialisée 'palmiers'), Jean-Claude & Frédérique Navarro (collectionneurs d'Agaves, succulentes & autres 'exotiques'), Gérard Cavatore (le spécialiste du Mimosa à Bormes),  Julien Mallard (pépiniériste spécialisé 'exotiques'), du Jardin du val Rameh: Sylvie Flammand (directrice) & Hubert Arsento (jardinier), Jacques Atlan (philosophe) ainsi que tous les pépiniéristes & autres acteurs du végétal rencontrés lors de ce périple pour leur gentillesse & leur disponibilité.


Avant de vous donner rendez-vous le 10 septembre prochain pour le premier article de cette nouvelle saison, j’espère sincèrement que vous avez passé d’agréables vacances, que votre tête est pleine de végétaux, de paysages, d’envies ou de rêves les plus divers & que vous êtes prêts à affronter la sempiternelle ‘rentrée’ que tout le monde, par nature, déteste!

Photo ci-dessous & pour changer un peu des végétaux, je vous offre un petit instantané volé sur une terrasse de café (une autre passion!) au Revest-les-Eaux, petit village près de Toulon dans le Var…

 

Bar le Revest

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Published by Silvère Doumayrou - dans Sujets généralistes
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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 00:01

FIN

Comme tout bon film Américain, qu'il se finisse mal ou bien, il se termine par le mot 'FIN'.
C'est donc le dernier article de ce Blog. Le dernier d'une longue liste. Ce n'est pas tant les conditions climatiques qui me font clore ce chapitre sur les 'exotiques', mais bien davantage des raisons qui me sont propres. Je m'étais promis de ne plus écrire si je n'en avais plus le temps ou l'énergie & me suis longtemps interrogé sur la vanité de l'exercice...

Cette expérience qui aura duré presque trois ans m'a souvent comblé. J'en tire d'ailleurs une certaine fierté & regrette même de ne pas continuer - Sur le papier - Dans la réalité c'est un peu différent: l'exercice prend énormément de temps & demande une grande disponibilité. Pour garantir sa qualité, il impose de nombreux sacrifices lesquels sont certainement devenus maintenant un frein à mon épanouissement.

Il me semblait qu'il fallait le dire, l'écrire, compte tenu que ces articles ont été parcourus, en à peine trois ans, par plus de 110 000 lecteurs (& 220 000 pages vues) C'est pas mal pour un Blog sur le végétal...
J'ai cru un temps que je pourrais changer les codes, parler différemment des plantes, aborder la question avec autant de singularité que d'humour ou de passion. J'ai peut-être trop attendu en retour, comme d'être édité un jour?...

J'écrivais ces articles le week-end ou pendant mes courtes vacances, mais surtout le soir, après de longues journées de travail avec mon ami & associé Xavier, avec lequel nous avons réalisé de nombreux projets paysagers. Nous continuons évidemment plus que jamais & sommes de plus en plus sollicités. J'ai donc besoin de consacrer maintenant tout mon temps à l'épanouissement de cette SARL (Jardins des Cinq Mondes) autant qu'à des projets plus personnels.
Je continuerai cependant à poster régulièrement les photos 'avant-après' de nos réalisations en matière de paysagisme sur 'La Pépinière 2'. Après quoi, d'ici la rentrée 2010, un site consacré à notre entreprise sera crée. 

Dès que je le pourrai, je reprendrai l'exercice d'écriture, sous une autre forme peut-être, en tous les cas avec un rythme plus modéré. La publication hebdomadaire des articles va me manquer, autant que vos commentaires! Je vous quitte pour mieux vous retrouver...

Ultime photo ci-dessous & pour vous quitter sur une note positive, je vous propose une modeste vue prise au Parc Floral de Paris, en fin de journée & tout début de printemps...

Parc Floral
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Published by Silvère Doumayrou - dans Sujets généralistes
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