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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 00:01

De la même famille, celle des Phoenix, on a déjà abordé le cas de canariensis (le Palmier des Canaries) et de dactylifera (le dattier) Dans le Top Five des plus connus, il y a ce roebellini, un modeste petit palmier aux feuilles fines et pennées que l’on croise plus souvent en pot et en appartement qu'en pleine terre et au grand air…

En effet et je ne sais pas si c’est une qualité ou sa destinée, mais le Phoenix roebellini est la coqueluche des terrasses de cafés! Cet espace est pourtant loin d’être son milieu d’endémisme, mais il semble plutôt bien y prospérer. Il supporte par exemple parfaitement les mégots écrasés et autres verres que l’on n’a pas terminé, le manque cruel de précipitations, une exposition qui laisse souvent à désirer, quand il ne cuit pas, l’hiver, sous les brûleurs à gaz du taulier. Quelle vie! En même temps c’est certainement le prix à payer pour rejoindre la Métropole et ‘faire la Star’ aux terrasses de cafés!...

J’ironise, bien entendu, quand on sait qu'il vient d’une zone à cheval sur le Laos et le Vietnam, on se dit bien volontiers qu'il aurait mieux fait d’y rester! Imaginez l’eau, omniprésente, les montagnes couvertes de végétation, les rizières vert immaculé, les températures, jamais en dessous de 18°c et du soleil, les deux tiers de l’année… Je peux vous garantir que si l’on pouvait lui demander son avis, Phoenix roebellini ferait tout pour rester dans son beau pays plutôt que rejoindre le bitume Parisien!

Comme de nombreuses ‘exotiques’, il tient effectivement plutôt bien en appartement mais préférera, de loin, un climat subtropical, gorgé d’eau & baigné de soleil. Pour le tenir, vous devrez le placer le plus près possible d’une fenêtre, exposée plein Sud - si vous avez - et l’arroser généreusement de temps en temps, quand le substrat sera sec en surface. L’apport d’un engrais organique ne lui sera que bénéfique. Selon où vous habitez, vous pourrez même l’installer en pleine terre. Cependant et pour vous éviter toute déception, il vaut mieux que ce soit dans la Zone de l’Oranger ou dans certains coins de Bretagne, très protégés…

Même s’il est encore très peu planté, on le croise de temps en temps dans le Sud de la France, j’en veux pour preuve ce magnifique bouquet de Phoenix roebellini installé depuis de nombreuses années à Toulon, dans son Jardin Botanique: rare et jubilatoire est le plaisir de voir se développer ce modeste palmier!
On le trouve très fréquemment en jardinerie (et même en supermarché!), il est de plus en plus cultivé et son prix, de moins en moins élevé...
Au moment de l’achat, il ne faudra cependant pas oublier que sa résistance au froid est de l’ordre de - 5°c. Si vous le cultivez en pot, il sera bon de le remiser en serre froide ou, au pire et en levant le pied sur l’arrosage, dans une pièce claire et hors gel.
En pleine terre, vous aurez évidemment pris soin de vous assurer que vos températures hivernales ne dépassent pas les -5°c, sans quoi il faudra le protéger à mort à l’aide de paille et autres voiles d’hivernage, sans avoir la garantie que votre palmier pourra survivre à ces  conditions extrêmes. Il va de soi que l’installer dans une fosse de plantation correctement amendée et dans un substrat léger et parfaitement drainé seront les bases d’une bonne plantation.

S’il fallait à tout prix habiter l’un de ces coins particulièrement privilégiés de la Mer Méditerranée, il est certain que nous aurions peu de chance de compter, parmi notre collection, cet agréable palmier. Aussi je vous invite, que vous soyez en Belgique, à  Paris ou à Hyères-les-Palmiers, à vous le procurer…

Ci-dessous : piètre photo à contre jour de ce beau et trop rare bouquet de Phoenix roebellini, au Jardin Botanique de Toulon, dans le Var…

 

Phoenix roebelenii Silvère Doumayrou

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 00:01

Tout le monde ne le connaît pas. C’est un palmier trapu aux feuilles pennées, bleutées et particulièrement arquées. Des palmiers il y en a beaucoup et des bien plus fameux que celui-là. On connaît tous le Dattier (Phoenix dactylifera), son cousin des Canaries (Phoenix canariensis), le Trachy, le Washy, le Chamaerops et j’en oublie. Mais comme le Jubéa ou le Sabal, le Butia se fait plus discret, plus rare, plus long à germer et à pousser, mais aussi plus fort et plus agréable à contempler…

En effet, compte tenu d’une croissance somme toute assez lente, il n’est jamais le premier à être installé. Son aspect fort, un mélange de virilité et de rusticité, un pied puissant, des feuilles raides au bruit presque métallique font de lui un palmier que l’on plantera avec parcimonie, de-ci de-là, en sujet isolé.
C’est dommage et c’est peut-être même une erreur, car quand on le voit dans son milieu naturel il dégage une force et une présence bien plus importantes que dans les jardins, publics ou privés, dans lesquels il est cultivé. Idem pour ses cousins yatay et plus encore pour le Butia paraguyaense, plus petit, plus fin, lequel pousse en petites colonies bien ajustées…

Vous l’aurez certainement compris, notre Butia capitata est bien une ‘exotique’ puisqu'il nous vient essentiellement du Brésil et le l’Uruguay. Qui dit ‘exotique’, pour nous, induit forcément la question de la résistance au froid. De ce côté-là, il vous surprendra: des gels de -10°c ne seront pas suffisants pour entamer son envie de pousser, il faudra aller jusqu’à -15°c pour mettre son existence en danger! Attention cependant, ces températures sont données à titre indicatif et ont été relevées dans des situations de sol parfaitement drainé, d’exposition pleinement ensoleillée et sur de courtes durées.

Il est vrai que notre Butia préfère de loin le Sud de la France au Bassin Parisien, qu'il apprécie davantage une exposition parfaitement ensoleillée que partiellement ombragée et qu'il préfère avoir les pieds dans un sol bien drainé plutôt que ‘marner’ dans une terre argileuse, lourde à souhait. Cela n’empêche, il appréciera à sa juste valeur de copieux arrosages en été!
Cette résistance au froid, méconnue ou sous-estimée, permet de l’installer dans certains coins de la France où on n’aurait pas pensé le voir. On en croise notamment en Bretagne, en Normandie, près de Toulouse ou sur la Côte Atlantique et même à Paris! Un joli représentant de l’espèce pousse & fructifie, depuis plusieurs années maintenant, au pied du bâtiment de Radio France, à deux pas de la Seine et pas forcément bien exposé.

Attention cependant, pour réussir une telle installation il faudra prendre soin d’acheter un pied déjà âgé, bien développé et en pleine santé. La démarche restera vaine si la plante est trop jeune. Préférez un sujet de près de 2 mètres à une plantule de 20cm… Préparez-lui une belle fosse de plantation, riche, légère et très drainante. Une exposition plein Sud, évidemment et, si vous le pouvez, bien abritée des vents.

A défaut d’en acheter, la germination du Butia est également intéressante. L’endocarpe est tellement dur qu'on essaye généralement de le casser pour faciliter la germination. Après quoi et à une température assez élevée (30 à 35°c environ), les graines germent en deux mois, parfois un peu plus tôt, mais souvent aussi plus tard! (voir ‘Germination des graines de palmiers’ sur le lien suivant: http://lapepiniere.over-blog.net/article-15330796.html)

La croissance des jeunes pousses (ou 'seedlings') est lente mais constante. Le jeune pied réclamera eau & chaleur l’été, douceur et peu d’eau l’hiver, pour bien faire…

Les plus beaux Butia que j’ai vu étaient mêlés à d’autres palmiers, de forme de couleurs et de hauteurs différentes. C’est dans ces conditions-là que le bleuté de ses feuilles ressort le mieux et que son port si particulier devient enfin complémentaire aux palmiers et autres végétaux installés.
Je n’ai pas d’actions chez Butia & Co, aussi vous me croirez quand je vous répéterai cette sempiternelle phrase: où que vous habitiez et quel que soit votre budget, il faut que vous l’ayez!...

Photo ci-dessous et pour changer un peu du 'vert ou du bleuté immaculé': l'ombre caractéristique d'une feuille de Butia capitata au Jardin du Castel Sainte-Claire, à Hyères-les-Palmiers, dans le Var…

 

Feuille Butia capitata Silvere Doumayrou

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 00:01

Bah oui, en matière de palmiers, c'est le 'king', le boss quoi. Parmi les palmiers 'rustiques' acclimatables au bassin méditerranéen type Butia, Brahéa, Chamaerops, Phoenix et j'en passe, Archontophoenix alexandrae est certainement et de loin, l'un des plus beaux palmiers que vous puissiez rencontrer...

 

Normal, comparé à tous ceux que je viens de citer, Archontophoenix est non seulement parfaitement 'exotique', mais complètement 'tropical'. Son port est dressé, fort, puissant, presque arrogant de justesse & de beauté. Son stipe est gris & lisse comme la peau de l'éléphant, délicatement annelé. Ces délicieuses marques sur son tronc sont les vestiges de ses pétioles. Ses feuilles, elles, sont aussi fières qu'efficaces en matière de 'design végétal'. On n'est plus en Méditerranée, mais définitivement sous les Tropiques...

 

S'il fallait comparer, posséder un Archontophoenix pour un amateur de palmiers c'est comme avoir la Mustang 1968 de 'Bullit' quand on aime Steeve Mc Queen: un must!

Je vais me faire détester!! Bah oui, je donne envie avec la Rolls des palmiers avant de parler de rusticité! J'avoue: autant le palmier est superbe, autant sa résistance au froid est malheureusement plus que limitée. En effet, il n'est pas question de l'installer en dehors de quelques coins très privilégiés de la Méditerranée. Pour ne pas le voir péricliter il faudra s'assurer de le cultiver dans un jardin qui n'enregistre pas de températures inférieures à -5°c environ et encore, de courte durée. C'est comme toutes les bonnes choses: il faut les mériter...

 

Les graines d'Archontophoenix germent cependant plutôt facilement à une température de 25 à 30°c, en quelques semaines généralement. Non seulement l'expérience mérite d'être tentée, mais en plus la rapidité de croissance des plantules est très encourageante.

On n'a pas tous la Mustang, mais on peut rêver sur une réplique. Archontophoenix alexandrae, une fois germé et si les conditions de culture sont rassemblées, aura vite fait de pousser et de donner rapidement à la plantule une allure de palmier.

Après trois à quatre ans de bons traitements, celui-ci va prospérer irrémédiablement jusqu'à vous dépasser!! Si si, du moment que vous respectez scrupuleusement ses besoins: soleil, chaleur et eau.

 

Il est certain qu'il vous faudra le maintenir en pot si vous n'avez pas la chance d'habiter un de ces coins très favorisés que compte la Méditerranée. Vous le sortirez au printemps, à mi-ombre d'abord, un mois durant, avant de l'exposer 'full sun', évidemment. Avant l'hiver, il vous faudra le remiser dans une pièce bien éclairée, non chauffée et très peu l'arroser.

Le rempotage chez Archontophoenix est une activité qui deviendra assez prenante les années passant. En effet, celui-ci produit de nombreuses racines, souples et bien calibrées, qui n'auront cesse de se multiplier. Pour lui éviter toute carence et l'encourager à se développer, il vous faudra donc veiller à le rempoter régulièrement (presque chaque année!), dans un mélange riche, constitué pour tiers de terre végétale et deux autres tiers d'un excellent terreau, sans oublier la petite pincée de compost organique, biologique bien entendu!!

 

Quand il sera devenu trop grand, il sera alors temps de penser à acheter une belle villa au bord de la mer, entre Toulon et Menton, pour voir enfin votre palmier se déployer dans les meilleures conditions que vous puissiez imaginer.

En résumé, ne cantonnez-pas Archontophoenix alexandrae à un doux rêve que vous ne pourrez jamais réaliser: faites-le germer puis pousser, avant d'enfin déménager!!...

 

Photo ci-dessous: un beau représentant de l'espèce immortalisé l'été dernier dans une rue de Menton. A Paris nous avons le Marronnier (pas de bol), là-bas ils ont l'alexandrae (quelle chance)!!...

 

Archontophoenix alexandrae

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 00:01

Le mois de janvier est la période idéale pour déguster les délicieux fruits du Dattier. Les fêtes de Noël sont passées, les bonnes résolutions de ce début d'année déjà oubliées mais,  heureusement, nous avons les dattes fourrées à la pâte d'amande 'fait maison' par notre grand-mère adorée pour ne plus penser que le printemps est encore loin d'arriver! Oui  mais c'est quoi les 'dattes'? Rien de plus que les fruits d'un palmier: Phoenix dactylifera!

 

Voilà une 'exotique' qu'il ne faut pas oublier. Allez, un peu d'autocritique si vous le voulez bien: je trouve que l'on parle trop peu des palmiers sur ce site et, par extension, sur Internet! Et le Dattier, alors? C'est vrai, on n'aborde pas assez souvent son cas, mais il faut reconnaître qu'il y a plus résistant en matière d''exotique' que celui-là!

 

Phoenix dactylifera est un palmier qui trouve ses origines en Inde & en Perse, lequel supporte bien mieux (et c'est une Lapalissade!) le climat Maghrébin que Parisien!! On le cultive aujourd'hui pour ses fruits davantage sur le pourtour Méditerranéen que dans le Cotentin! Ceci étant, il n'est pas rare de pouvoir le contempler dans les jardins publics ou privés de la Côte d'Azur: en effet, on l'aperçoit de plus en plus souvent aux abords de la Méditerranée.

Pourquoi? Pour deux raisons: d'abord, celui-ci est de croissance plus rapide que lente, pourvu qu'il ait à sa disposition soleil & eau et, parce que, malgré ses origines, il tient bien mieux le froid que ce que l'on imagine...

 

En effet, Phoenix dactylifera arrive à supporter des gels (de courte durée) d'environ -10°c. Attention, ce ne sont pas les -10°c qu'en région parisienne nous pouvons enregistrer! Non, ce sont des gels non seulement de très courte durée, mais sur un sol super drainé (genre désert) et alors que le reste de l'année le palmier se sera 'gavé' de soleil jusqu'à ce qu'il en soit écoeuré!

Nous devons reconnaître que peu de régions Françaises offrent ce type de conditions de culture, non?! Ce n'est pas demain, et malgré le 'réchauffement climatique' annoncé, que nous dégusterons de délicieuses dattes 'Deglet nour' dans le Mercantour!...

 

Nous avons tous planté des dattes comme on a pu le faire avec le noyau de l'Avocat (Persea americana) et quelle ne fut pas notre surprise, après quelques mois d'attente (et, pour certains, quelques années!), de voir émerger du substrat une plantule, fière & robuste! Petit à petit la jeune pousse est devenue 'palmier', lequel vous allez bientôt transplanter. Avec le temps, ses feuilles se renforcent & son stipe apparaît. C'est bientôt un véritable palmier que vous allez rempoter. Les premières années sont les plus longues: dès que celui-ci dépassera le mètre de hauteur vous saurez que le plus dur est fait...

 

Si vous arrivez à lui donner un maximum de chaleur & d'ensoleillement l'été durant et que vous pouvez le protéger du froid en hiver, vous aurez tout gagné: avec un peu d'eau pendant les mois les plus chauds, il ne cessera de se développer. Ses feuilles maintenant 'caractérisées', il grandi de jour en jour & arbore un véritable port de palmier. Le tronc (ou stipe) se renforçant, votre plantule est devenue un véritable Dattier...

 

Une fois adulte, les fruits 'femèle' qu'il produira seront les dattes que vous avez tant attendu, des années parfois. Bref, voici un palmier 'noble' qu'il est bon de cultiver et, selon le climat, parfois même en pot & remisé en serre froide l'hiver des années durant avant que vous puissiez vous offrir ce beau Mas Provençal dont vous rêvez depuis tant d'années...

 

Photo ci-dessous: joli représentant de l'espèce (Phoenix dactylifera), capturé en fin d'été sur les hauteurs de Hyères-les-Palmiers...

 

Phoenix dactylifera

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 00:01

Cela fait un moment maintenant, sur 'La Pépinière', que je vous invite à planter nombre d'exotiques, bananiers & autres palmiers au sein de votre jardin mais, comme j'ai déjà pu le dire ici, c'est certainement le soleil qui doit faire défaut aujourd'hui vu le nombre important de végétaux que vous êtes censé avoir installé?!... Ma transition est ainsi toute faite pour vous parler de Chamaedorea radicalis. C'est qui, c'est quoi?


Eh bien, juste un modeste palmier d'ombre originaire du Brésil sans lequel je ne pourrais certainement plus vivre! Je sais, vous vous dites que j'en fait des tonnes & vous avez raison!!

Des Chamaedorea il y en a un paquet, je pense notamment à microspadix (que l'on appelle 'Bambou Palm'), à seifrizii (très érigé & fort intéressant mais peu résistant au froid), à metallica (aux feuilles absolument argentées), elegans (parfait comme plante d'intérieur), costaricana (seulement dans mes rêves les plus fous!), mais radicalis reste & de loin, mon préféré!                                                                

 

Il faut se dire qu'il a mis tous les atouts de son côté ce petit palmier: non seulement parce que son port est fin & délicat, qu'il développe de jolies feuilles 'pennées' (voir photo), mais aussi & surtout parce qu'il pousse à l'ombre & supporte allègrement des gels de courte durée d'environ -10 degrés.

C'est donc suffisant pour imaginer le voir se développer sous nos contrées. Par expérience, j'ai vu résister de jeunes plantules à peines protégées à des gels dépassant les -12°c.

Chamaedorea radicalis est un palmier qui ne développe pratiquement pas de stipe (environ 1m -1m50 à l'âge adulte), qui se délecte des milieux ombragés & adore garder une certaine fraîcheur à son pied. Sa croissance est plutôt lente aussi je vous conseille, afin de garantir une végétation digne de ce nom, de planter simultanément 3 à 5 pieds.

Ensuite, il lui faut juste 's'installer'. Cela prend un peu de temps mais, si votre terre est correctement travaillée, vous verrez bientôt votre Chamaedorea radicalis se développer & bientôt fructifier.

 

A défaut de le trouver dans le commerce, vous pourrez tenter sa germination: les graines fraîches lèvent plutôt facilement & dans des délais très raisonnables. Le plus long consistera à attendre que vos plantules finissent par arborer un port digne d'un palmier et pour cela il faudra savoir patienter encore quelques années...

Si vous êtes à la fois en manque d'exotisme autant que de soleil, c'est ce Chamaedorea qu'il vous faudra choisir. Mariez-le sans hésiter avec Fougères, Equisetum, Fatsia, Ophiopogon, Gunnera & j'en passe bref, des plantes d'ombre quoi!

 

Photo ci-dessous: Détail d'un joli Chamaedorea radicalis dans le Clos St Bernard à Hyères-les-Palmiers dans le Var...

 

Chamaedorea radicalis


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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 00:01

Mes petits amis, s'il y a bien une famille de palmiers qui risque un jour de détrôner nos sempiternels Trachycarpus fortunei, ce sont bien les Sabals!

Originaires du continent Américain (sud des USA, Mexique et plus largement d'Amérique Latine), on les cultive encore peu. Normal, on ne les trouve que très rarement en jardinerie certainement à cause de leur croissance trop lente pour un marché avide de devises...
C'est un tort! Au moins pour une bonne raison: certains d'entre-eux résistent aussi bien au froid & au gel qu'un Trachycarpus ou qu'un Chamaerops humilis (surtout si le 'réchauffement climatique' est de la partie!)

C'est le cas notamment de Sabal minor qui supporte des gels de l'ordre de -20°c et plus (pour un sujet adulte, bien installé & dans un sol correctement drainé)
Sabal minor est un palmier trapu, pratiquement acaule (= qui n'a pas de stipe), mais cela ne l'empêche pas de déployer de larges & puissantes feuilles d'un vert tirant sur le bleu & d'une forme que l'on appelle 'costapalmée' (à mi chemin entre une feuille 'palmée' & 'pennée')
Très beau palmier à planter en groupe ou au pied d'autres palmiers plus grands plutôt qu'en sujet isolé.

Sabal palmetto, lui, se dresse bien davantage (même s'il est très long à se mettre en route) puisqu'il peut facilement dépasser les 15 mètres de haut dans de bonnes conditions de culture! Seul 'hic', Sabal palmetto est moins résistant au gel que son cousin 'minor': -12°c environ. C'est largement suffisant pour la Côte ou la Bretagne mais un peu juste pour Paris & ses environs, malheureusement... Allez, je vais me faire mentir en précisant tout de même que l'on peut en admirer un très beau spécimen au Square Boucicaut à Paris, lequel se porte à merveille depuis des années & sans protection. Un très beau palmier mais, comme la plupart des Sabal résistants au froid, de croissance lente.

Deux autres Sabal sont à découvrir, il s'agit de causarium & de bermudana. Ceux-ci sont moins résistant au froid de quelques degrés que ceux cités précédemment (-9°c pour le premier & -10°c au moins pour le deuxième)
Voilà deux superbes palmiers que l'on croise fréquemment dans les jardins du Sud, encore faut-il pouvoir les différencier (entre eux & de leurs cousins!)

Côté froid, sachez que mon Sabal palmetto à supporté -15°c en pot couvert d'un maigre voile d'hivernage l'hiver dernier. Après avoir perdu quelques palmes il s'est généreusement refait. Les minor que je croise avec ou sans protection n'ont pas bronché. Quand aux autres, il est encore difficile de suivre des sujets suffisamment développés pour en tirer des conclusions fiables (par chez moi en tous les cas puisque sur la Côte ils se portent à merveille)
Il est important de savoir que vous avez tout intérêt à garder vos Sabal en pots assez longtemps avant de les installer définitivement en pleine terre: plus que tout autre palmier, veiller à les planter les plus robustes possibles.
Les graines lèvent facilement & très rapidement mais leur croissance est définitivement lente... L'expérience mérite malgré tout d'être tentée, surtout quand on voit le prix des sujets proposés dans les pépinières!

Voilà pour la petite introduction sur le sujet. Je vous invite évidemment à en apprendre davantage sur les Sabal en programmant une petite balade sur le Net.
Photo ci-dessous: la naissance d'une feuille costapalmée de Sabal minor dans le Square Boucicaut à Paris, en plein hiver.


Sabal minor

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 00:01
On connaît maintenant tous le Trachycarpus fortunei, vous savez ce palmier au stipe poilu du genre mammouth?... Eh bien sachez qu'il a un cousin qui pourrait, un jour, le détrôner au sein de nos jardins: il s'agit de Trachycarpus wagnerianus...
Si Wagner est de la 'grande musique', wagnerianus est de la 'grande botanique'!!

Vous avez rêvé d'un palmier résistant au froid qui ne prendrait pas trop de place tout en vous offrant de larges feuilles symbole d'exotisme, d'un tronc qui vous permettrait d'y fixer un hamac, d'une ombre discrète qui vous rafraîchirait lors d'étés plus chaud qu'à l'accoutumée ou tout simplement vous vouliez vous la raconter avec un palmier? Eh bien vous l'avez trouvé: ce palmier, c'est Trachycarpus Wagnerianus...

Je vous assure que je n'ai aucune action auprès des revendeurs de ce palmier, aussi vais-je pouvoir vous en parler avec honnêteté & sans dithyrambie! Malgré tout, il a beaucoup de qualités celui-ci...
D'abord et c'est certainement la première question que l'on se pose, il résiste au froid pratiquement aussi bien que son cousin, puisque des gels de l'ordre de -15 à -17°c ne lui feront pas peur. Alors que beaucoup de ses confrères seraient complètement frigorifiés à ces températures, Trachycarpus wagnérianus prend son mal en patience en attendant des jours meilleurs... Il se différencie de fortunei par des feuilles plus ramassées, plus raides, plus découpées & par leur bord de blanc légèrement marginé. Pour le reste: c'est la même tambouille.

Côté culture, soyez tranquille, il se plaît à merveille dans un sol même lourd (pourvu qu'il soit un peu riche tout de même) et frais: veillez, au moins dans les premières années suivant son installation (
de préférence en début de saison) que celui-ci ne manque pas d'eau.
Que vous l'exposiez en plein soleil ou à mi-ombre ne lui fera ni chaud, ni froid: où que vous l'installerez il s'y plaira!

Comme son cousin, Trachycarpus wagnerianus est 'dioïque', c'est à dire qu'il faut à l'espèce un mâle & une femelle pour assurer sa descendance. Il produit lui aussi de belles inflorescences jaunes en début de printemps. A défaut de partenaire, sachez que votre wagnerianus peut aisément s'entendre avec son cousin fortunei pour donner des graines contenant, en proportions variables, les gênes de l'une ou de l'autre variété.

Il est certain qu'on ne le trouve pas encore chez son fleuriste en bas de chez soi, mais la tendance montre qu'il est en train de se démocratiser: on le rencontre maintenant régulièrement une petite partie de l'année dans votre jardinerie préférée (plus souvent d'ailleurs en fin de printemps ou en début d'été)

Achetez-le, faites-le germer, subtilisez-le à votre meilleur ami, faites ce que vous voulez mais vous devez vous le procurer, je suis certain qu'il reste une petite place pour lui dans votre jardin!
Le Trachycarpus wagnerianus ci-dessous a été pris à Paris, dans le Square Boucicaut, en tout début de printemps.


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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 00:01
Chez Obama & ses compatriotes, on dit "Blue desert palm" pour parler de Brahea armata. "Blue", parce que son feuillage est véritablement bleuté, "desert", parce que les régions dont il est endémique (= provient originellement de) sont quasi désertiques et "palm", simplement parce que c'est un palmier... Alors pourquoi Brahea armata? Parce qu'il est unique!! Cet argument ne vous suffit peut-être pas & vous avez bien raison!

Brahea armata est un palmier à feuilles "palmées" (= comme des mains) d'une couleur que l'on appelle "glauque", c'est à dire bleu-gris, quand la plupart des végétaux arborent des verts plus tranchés. Sur ses feuilles, une couche cireuse le protège du rayonnement solaire agressif & surabondant du désert... C'est une caractéristique bien marquée chez Brahea armata, mais son ampleur n'est pas non plus des moindre: il peut atteindre des hauteurs de 10m et plus pour une envergure de 7m environ alors que son stipe (= tronc), ressemblant étrangement, tant par sa couleur que sa matière, à la peau de l'éléphant, dépasse régulièrement le mètre d'épaisseur. Un bon gros palmier, puissant & élégant!...
Néanmoins, le plus impressionnant reste ses inflorescences: elles sortent nombreuses du généreux bouquet de feuilles bleutés pour s'épanouir de tout leur long sur près de 6 mètres! A voir absolument!!...
Mais ce n'est pas tout: Brahea armata a une excellente résistance au froid et même au gel, puisqu'il supportera (dans de bonnes conditions) que le thermomètre descende allègrement jusqu'à 15°c en-dessous de zéro!! C'est quand même pas mal!!

Que veut dire alors "dans de bonnes conditions"? Un sol drainant, lequel évite à la plante de ne trop "marner" dans les pluies hivernales, un maximum d'ensoleillement lors de la période estivale et des arrosages généreux & riches en nutriments pendant sa croissance (entre avril & octobre)
Le plus simple, certes, reste de s'en procurer un en jardinerie. On en trouve maintenant partout, du Nord au Sud de la France (et même d'Est en Ouest), mais à quel prix? Toujours un peu cher & parfois même très cher!! Le palmier a une croissante lente, il est encore peu cultivé comparé à d'autres espèces plus courantes... Alors, avec un peu de patience, je vous invite à tenter sa germination puis sa culture (voir article sur la "Germination des graines de Palmiers") Après 4 ou 5 ans de bons & loyaux services, vous obtiendrez un joli palmier que vous pourrez (enfin!) planter dans votre jardin.
N'oubliez pas cependant qu'il lui faut un sol drainant, aussi je vous conseille d'ajouter au moins 20% de pouzzolane (= roche volcanique concassée) à votre mélange dans votre fosse de plantation.
Ci-dessous & pour illustrer les quelques lignes que vous venez de parcourir, un jeune Brahea armata pris en fin d'hiver à la Villa Ormond (San Remo - Italie) 


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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 00:01
Et un palmier, un!
On a déjà parlé de Chamaerops humilis & de Chamaerops humilis "vulcano", aussi n'en manquait-il plus qu'un dans la famille: Chamaerops humilis "cerifera"! Et qu'a-t-il de plus celui-là?!...

Déjà, il a toutes les qualités des deux autres: à savoir une très bonne résistance au gel autant qu'à la sécheresse & même aux embruns s'il le fallait! De plus, il "rejette" généreusement autour du pied principal pour former une touffe dense & puissante et supporte enfin de pousser en région parisienne (une très grande qualité s'il en est!)
Mais voilà, c'était sans compter sur la couleur "glauque" (= bleutée) de son feuillage. C'est ce qui le différencie véritablement de ses frères. Ses feuilles prennent, sous climat chaud (ou Méditerranéen), un aspect "métallique" tant elles sont d'un bleu froid, alors qu'elles auraient  tendance à verdir par manque de soleil... Comparé à l'humilis, celles-ci sont parfois tout aussi fines, mais plus ramassées & plus coriaces.

Si j'en parle, c'est non seulement parce que j'aime (ou que j'adore!) cette plante, mais c'est aussi parce que c'est un palmier qui s'adaptera parfaitement aux conditions climatiques de nombreuses régions françaises. Et j'ajouterai que s'il pousse en région parisienne, il réussira (presque) partout ailleurs! La seule condition restera de le planter dans un sol (vraiment) bien drainé, à l'aide de pouzzolane (= roche volcanique concassée) à 30% environ et de lui offrir une protection convenable les premières années après plantation. Dans ces conditions il devrait pouvoir supporter des gels de l'ordre de -13°c.  Donnez-lui généreusement à boire l'été venu alors que vous lèverez le pied l'automne, jusqu'à arrêter tout arrosage en hiver. Comme la plupart des Palmiers, il sera sensible à un apport d'engrais (organique, si possible) pendant la belle saison.

D'un point de vue "design" je vous propose de le planter devant un beau "mur végétal", profondément vert (type Fatsia japonica ou Phormium tenax) afin que le bleuté de ses feuilles ressorte idéalement en lui gardant, bien sûr, la meilleure exposition du jardin qu'il soit, à savoir super-ensoleillée & abritée des vents pendant l'hiver.

Allez, comme je le propose à (pratiquement) chaque article, je vous invite à vous le procurer dès que l'occasion se fera et à défaut, de vous lancer dans sa germination, de croissance lente au début, mais vous ne le regretterez pas ensuite!
Ci-dessous, un jeune Chamaerops humilis "cerifera" en pot, dans ma "pépinière"...
N'étant qu'un "passeur", je vous invite à découvrir la bestiole sur Internet, les photos proposées étant bien plus parlantes que la mienne!...   


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Published by Silvère Doumayrou - dans Palmiers
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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 00:01
Eh oui, Chamaerops humilis "vulcano" est bel et bien un "Super Palmier"! Il nous vient tout droit de Sicile et semble bien parti pour coloniser nos jardins!
Il n'a rien à envier au Chamaerops humilis, il semble tout aussi bien tenir le gel que l'espèce type, de plus, son port très "compact" lui confère une protection naturelle tout à fait efficace! C'est le Chamaerops avec de la valeur ajoutée!!

On ne le trouve encore qu'assez rarement en jardinerie, mais la tendance devrait aller à la hausse durant les prochaines années. Pourquoi? Il est plutôt trapu, ne prend que peu de place, est très compact & fournit de nombreuses feuilles chaque année: idéal pour les balcons & petits jardins. Il résistera à des gels d'environ -12 à -14°c! C'est plus que correct pour la région parisienne (entre-autres!) Mon "vulcano" en pot à passé deux semaines complètes sans dégel (avec des pointes à -7/-8°c) sans aucun dommage.

Assez rapidement, il développe de nombreux rejets à son pied pour constituer, à terme, une touffe impénétrable (même si le stipe central semble se détacher de l'ensemble) Il se peut toutefois qu'il n'atteigne pas la hauteur de Chamaerops humilis.
Question entretien, il requiert les mêmes soins que la plupart des palmiers, à savoir une exposition ensoleillée, un substrat bien drainé, correctement enrichit & généreusement arrosé durant la période estivale. Un apport d'engrais pendant la belle saison ne lui fera que du bien. Par expérience, j'ai constaté que le vulcano développait de nombreuses & puissantes racines et, même s'il supporte de rester en pot, l'idéal serait de le planter en pleine terre dès l'apparition d'un stipe et des premiers rejets.

Si vous ne le trouvez pas en jardinerie, vous pourrez vous le procurer en vous lançant dans la germination. La croissance durant les 4 premières années reste cependant plutôt lente (comme l'humilis, mais peut-être pas autant que le "cerifera"!) Dans la très petite famille des Chamaerops, il ne faudrait d'ailleurs oublier ce dernier (Chamaerops humilis "cerifera") un magnifique Chamaerops bleuté, aux feuilles plus fines, assez lent de croissance et probablement un petit peu moins résistant au gel...
Bref, une fois n'étant pas coutume: procurez-vous le au plus vite!!
Ci-dessous, Chamaerops humilis "vulcano" en région parisienne dans le jardin d'un passionné de Palmiers...

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