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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 00:01
Ouh la la! Pas très sexy comme nom vernaculaire! Ça fait un peu vampire, un peu Freddy, un peu maculé de..., un peu 'gore' quoi! En tous les cas ça fait un très film d'épouvante & un peu peur tout court, non?! Et pourtant, Manfreda maculosa est une délicieuse petite Agave encore rare sur le marché, difficile à trouver, mais très facile à cultiver & si agréable à regarder...

Elle n'a juste rien à voir avec ses cousines et ce n'est d'ailleurs pas étonnant qu'elle n'ait été que très récemment 'rangée' dans la famille des Agaves. Alors, si les Agaves sont en général des végétaux assez imposants, raides & piquants, Manfreda maculosa n'a définitivement rien à voir avec ce portrait, en tous points: elle est de taille moyenne (de l'ampleur d'un Aloé saponaria), équipée de feuilles fines & souples & leur couleur est bien différente de la plupart des représentants de l'espèce (voir photo)

En effet, celle-ci tire davantage sur un vrai & beau vert plus que sur un gris ou un bleuté. Son originalité, comme certaines blondes Vénitiennes, est qu'elle porte de délicieuses tâches de rousseur qui lui vont si bien!
C'est l'un des atouts qui ont fait que Manfreda maculosa à su me séduire. Je reste très touché par la finesse de son développement, par la grâce de ses feuilles, par leur couleur et, plus généralement, par l'allure qu'elle a...

Côté culture: pas de soucis. C'est une plante pour tout le monde. Du moment qu'on l'installe  dans un substrat correctement drainé, juste ce qu'il faut amendé & sous une exposition ensoleillée elle ne pourra, même si lentement, qu'idéalement s'y développer. N'hésitez-pas à l'arroser généreusement une fois que le substrat aura bien séché & à lui apporter une pointe d'engrais depuis le mois de mai & jusqu'aux dernières journées ensoleillées de l'été. C'est tout.
Manfreda maculosa est typiquement le genre de plante que vous aurez intérêt à garder en pot afin de la faire hiverner, à moins que vous habitiez sous des contrées très privilégiées?...
En effet, sa résistance au gel est donnée à -10°c environ et je pense que c'est un maximum. Au-delà de cette température la plante a toutes les chances de trépasser! Quoi qu'il en soit, ses proportions sont tout à fait adaptées à la culture en container, qu'il y ait risque de gel ou pas.

Je ne sais pas pour vous, mais moi j'adore! Si je ne la comptais pas parmi mes 'exotiques' favorites, je ferais tout pour me la procurer!!
Photo ci-dessous: Manfreda maculosa au Jardin des Oiseaux Tropicaux à La Londes-les Maures, dans le Var.

PS: dernier article avant la fin
définitive des publications sur ce site...

Manfreda maculosa
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Published by Silvère Doumayrou - dans Agaves
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 00:01
Bien moins connu & tellement plus photogénique qu' E.T., Edgeworthia chrysantha n'en reste pas moins un végétal qui semble venir d'une autre planète...

Pour le croiser, pas besoin de prendre un vol intersidéral non, juste de traîner là, en plein hiver, dans un jardin. Pas n'importe quel jardin bien sûr, la plante, récemment débarquée sur Terre, sait se faire désirer... Ce qui attire chez elle en premier est évidemment, entre décembre & février, ses petits bouquets de fleurs très ramassés, promesse d'une explosion  imminente. Leur forme & leur organisation à l'intérieur même du végétal ne nous sont pas familières: on dirait un petit bataillon floral rigoureusement perché et uniquement sur les extrémités de ses branches, prêt à en découdre, coûte que coûte!!

Alors que la plupart des végétaux se repose à cette époque, Edgeworthia chrysantha est en pleine ébullition: la période la plus froide de l'année est le moment propice pour elle de  préparer & bientôt déployer les plus belles de ses inflorescences.
Il faut préciser que la plante est caduque, elle perd donc ses feuilles à l'automne pour les retrouver au printemps, mais celle-ci a l'art de ne pas nous laisser sur notre fin en préparant gentiment & par cette manifestation florale peu commune, l'arrivée de la nouvelle année...
Même si de courte durée (quelques jours environ) cette dernière est particulièrement impressionnante.
Le reste de l'année (comprenez lors de la belle saison),
Edgeworthia chrysantha porte de bien jolies feuilles, type Euphorbia melifera, fines & allongées, d'un vert plutôt soutenu & qui tomberont très vite, dès les premiers froids annoncés.

En ce qui concerne sa culture, même si elle pourra correctement se développer dans un sol argileux voire calcaire, notez que son installation idéale se fera dans un substrat type 'terre de bruyère'. De l'exposer à la mi-ombre ou au soleil sera une judicieuse idée et, de ce fait, vous aurez tout le loisir de la contempler...
Veillez juste à maintenir le pied gentiment amendé & de l'arroser correctement en été:
Edgeworthia chrysantha se plaît dans un sol frais.

Rustique elle est, puisque des gels dépassant les -15°c n'ont pas réussi à venir à bout de mon pied tout juste planté avant le fameux hiver 2008-2009.
Sans intervention humaine, Edgeworthia chrysantha pousse en bouquet, en dehors de quelques tiges maîtresses elle développe, à son pied & avec le temps, une multitude de rejets. C'est en les prélevant que vous pourrez la multiplier: ceux-ci ont des racines indépendantes de la plante mère. De croissance moyenne, il vous faudra cependant attendre un peu avant d'obtenir un joli sujet. Les plus beaux sont d'ailleurs ceux qui ont été 'nettoyés' de leurs rejets: l'opération met particulièrement en valeur le port du végétal, rigoureux & très organisé, aucune branche ne semble se toucher...

Alors, je n'aurai qu'un seul conseil, en dehors du fait d'aller vous familiariser avec la plante dans 'Google images', c'est de vous le procurer (on commence maintenant à le rencontrer des les jardineries correctement achalandées)
Petite photo ci-dessous: boutons d'
Edgeworthia chrysantha pris au Jardin des Plantes à Paris alors que le mois de mars était encore loin de pointer son nez!

PS: avant-dernier article avant la fin définitive des publications sur ce site...

Edgeworthia chrysantha

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Published by Silvère Doumayrou - dans Autres 'exotiques'
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 00:01
Ahhhh les fougères... J'adore les fougères! Toutes (ou presque), depuis le plus petit Adiantus ou autre Asplenuim trichomanes à la non moins fameuse arborescente Dicksonia antartica, je les aime. C'est promis, je parlerai à l'avenir davantage des fougères. Parmi mes favorites il y a les Cyrtomium (falcatum ou fortunei), les  Polystichum (comme polyblepharum), sans oublier les Dryopteris qui sont, pour la plupart, des fougères rustiques & persistantes.
Eh bien ce Blechnum spicant (qui n'est pas 'piquant' pour un clou d'ailleurs) est une fougère au port 'exotique',  persistante & rustique! Oui Madame!

Parlons déjà de son milieu et, plus largement, de celui des fougères. Il est entendu que la fougère est une plante de milieu plutôt humide (j'ai bien dit 'plutôt', toutes n'ont pas les mêmes exigences) Elles évoluent en général plutôt à l'ombre (j'ai bien dit 'en général', certaines se développent mieux à mi-ombre & parfois même au soleil)  Enfin, elles apprécient généralement de pousser dans un sol humifère, donc riche en 'humus', vous savez ce précieux 'compost' naturel issu de la décomposition des feuilles que l'on trouve en forêt?
Le décor est planté: un sol riche & léger, régulièrement arrosé & une exposition mi-ombre pour simplifier...

Certes, je pourrais vous parler de l'extraordinaire & non moins primitif mode de multiplication des fougères, mais cela risque d'être un peu long (même si le sujet est absolument passionnant!), aussi je vous propose de ne nous intéresser à notre Blechnum.
Déjà, il faut avouer et je ne sais absolument pas pourquoi, les fougères portent en général des noms Latins impossibles à retenir dans un premier temps. Ça complique tellement!...

Bref, Blechnum spicant est en fait une fougère persistante de taille très modeste (environ 30cm) originaire de... France!! Non, c'est pas vrai? Eh si, du coup ce n'est pas une 'exotique'! C'est pour cela que je parlais plus haut de 'port exotique'! Bon, en s'en fiche pas mal en fait, du moment qu'elle est belle, qu'elle nous plaît & qu'elle s'accommode à merveille avec bien d'autres végétaux vraiment 'exotiques', non?! J'irai même plus loin: on dirait un mini Cycas revoluta version sous-bois!

Du coup, notre Blechnum de fougère est facile de culture.  Aucune protection hivernale à envisager, juste de l'eau fréquemment à lui apporter. Une précision tout de même: vous obtiendrez définitivement un bien plus joli port en vous assurant d'exposer à mi-ombre & presque au soleil (du matin de préférence) notre fougère pour lui garantir un bouquet de feuilles plus fourni & ramassé qu'en milieu naturel. C'est tout.

On la trouve maintenant de plus en plus souvent en jardinerie, aussi n'aurez-vous aucune excuse pour ne pas vous la procurer! Je préfère vous mettre en garde en vous précisant que c'est le genre de végétal que l'on achète une fois, comme ça, presque par hasard et qui s'avère être en fait le premier représentant d'une grande collection...
Il n'y a pas de jardin sans elles et, croyez-moi, je reviendrai sur le site pour vous parler de la façon la plus claire
& non moins passionnée des fougères!!

Photo vieillotte ci-dessous: un Blechnum spicant acheté récemment dans l'une de mes pépinières préférées, au flash & à la vas-vite dans mon appartement
photographié...

Blechnum spicant
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Published by Silvère Doumayrou - dans Vivaces
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 00:01
Il fallait bien finir par en parler de ce Yucca rostrata, tant il est résistant à la sécheresse, aux mauvais traitements & surtout à notre climat: plutôt froid!
Encore mésestimé à cause de son prix élevé, je parie qu'on le rencontrera de plus en plus fréquemment dans nos jardins ou sur nos terrasses parisiennes dans les années qui viennent...

Avant d'être 'citadin' ou d'une façon plus générale, Français, Yucca rostrata a traversé un Océan, montré patte blanche & s'est assuré d'avoir en règle tous ses papiers. Oui, parce qu'il est Mexicain notre Yucca! Chez lui, là-bas (donc loin d'ici), il se développe dans un sol plutôt argilo-calcaire, supporte l'absence de précipitation durant plusieurs mois & tolère aussi bien les pointes à + 50°c que des températures négatives au-delà de -15°c : des formalités quand on habite un désert...
Vu comme cela, on a envie de se demander: qu'est-ce qu'il fout celui-là, chez moi?!!
Eh bien, il a juste une extraordinaire faculté d'adaptation! Dès que le climat & son substrat se rapprochent de ceux de son habitat, vous ferez un heureux chez 'rostrata'.

Voici un végétal vraiment à part au sein de cette grande famille que sont les Yucca: déjà et au premier regard on peut facilement noter que son feuillage bleuté est assez particulier. On pourrait longtemps disserter sur cette couleur, qui va du gris au bleu en passant par le vert, mais revêtant  toujours un 'vernis argenté'. Eh bien, cela dépend de ses conditions de culture: plus il aura de soleil, plus il sera bleuté & vert il deviendra s'il en est privé. De la même façon, s'il vous l'arrosez davantage que dans son milieu naturel ses feuilles seront-elles plus longues mais pas moins belles...

Il développe un stipe qui se ramifie avec le temps (après floraison ou accident) dépassant parfois les 4 mètres de hauteur. Certains sujets sont centenaires... On a le temps de voir venir!
De croissance assez lente, comparée à un Y. elephantipes par exemple, il est certain que des apports réguliers en eau & en engrais ne pourront que favoriser sa croissance. Où que vous l'installiez, une exposition plein Sud vous choisirez. Mieux encore, vous améliorerez votre sol en l'allégeant à l'aide de pouzzolane & le protégerez des frimâts de l'hiver en le paillant au pied et parfois même en enveloppant son stipe (= tronc) & ses feuilles d'un voile d'hivernage si besoin était (notez, juste pour information, qu'à Paris & proche banlieue aucun d'entre eux n'a bronché malgré les deux hivers derniers et ce, sans protection)

A l'approche de l'été, si on s'en est bien occupé & que l'année a été suffisamment ensoleillée, Yucca rostrata vous fait un vrai cadeau: une fleur. En fait, une inflorescence constituée d'une multitude de fleurs blanches. Celle-ci est très impressionnante (comme toutes les inflorescences de Yucca d'ailleurs), mais l'architecture de rostrata est particulièrement intéressante... (allez le voir sur le Net ou 'en vrai'!) Malheureusement son insecte pollinisateur étant resté au Mexique, il est impossible d'obtenir des graines de façon naturelle dans l'hexagone.

Maintenant, vous avez deux solutions pour avoir l'immense plaisir de le voir se développer au sein de votre collection: soit vous l'achetez, pas très grand & plutôt cher, soit vous le semez et dans ce cas vous devrez patienter quelques dizaines d'années avant que votre rostrata ne puisse vous dépasser! Quel que soit votre choix il faudra que vous l'ayez!! Yucca rostrata, dans un sol parfaitement drainé, résistera à des gels d'environ -17°c. Pour les plus 'frileux' en matière d'acclimatation je vous invite à le planter en pot, lequel vous pourrez remiser en 'serre froide' plutôt que dans votre salon, avant de le ressortir dès la mi-mars de votre maison...

Si j'espère une seule chose à la relecture de ce modeste article, c'est de vous avoir donné l'envie de vous procurer ce Yucca rostrata...
Et, franchement, pour une fois que l'on a une 'exotique' vraiment résistante au gel, on ne va pas s'en priver! Sachez tout de même qu'il est préférable de très loin d'acheter un jeune pied, issu de culture, plutôt qu'un sujet plus âgé arraché à son milieu naturel, en général de façon pas très officielle! (pensez-y à l'achat)

Photo ci-dessous & comme j'ai coutume de le faire, je ne vous propose qu'un détail du feuillage de Yucca rostrata capturé au Jardin des Oiseaux Tropicaux à La Londe-les-Maures dans le Var...

Yucca rostrata
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Published by Silvère Doumayrou - dans Yuccas
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 00:01
Je vais vous dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, je le jure: je n'ai pas franchi le seuil de ce jardin pour les oiseaux mais bien pour les végétaux!! Dans 'Jardin des oiseaux tropicaux', il y a 'jardin'. C'est pour celui-ci que j'ai parcouru de nombreux kilomètres en voiture non climatisée sous une chaleur accablante!

Oui mais, dès l'entrée, cette sensation est bien vite oubliée: vous vous sentirez complètement rafraîchis par les Tétrapanax papyrifera entourés de bambous & bien gardés par d'étonnantes sculptures traditionnelles Polynésiennes taillées dans des stipes de fougères arborescentes. Peut-être à cause d'une fuite ou d'un arrosage automatique trop généreux, cette partie du jardin est particulièrement fraîche & humide.
Pas le temps d'avaler un maigre sandwich ou d'étancher sa soif que déjà vous serez happé vers les autres 'coins' du jardin...

Naturellement, vos pas vous guideront vers de très beaux Yucca filifera avant de vous conduire vers une étonnante 'foret' de Yucca rostrata & autres Agaves. Si cela ne tenait qu'à moi, il est évident que je les aurais planté autrement, de façon plus 'paysagée' certainement mais il faut reconnaître qu'il est rare de pouvoir apprécier une telle concentration de ce végétal au mètre carré! A leur pieds vous découvrirez de jolis spécimens peu courants d'Agave (comme A. geminifolia) de Puya ou Hesperaloe campanulata, sans oublier ce superbe Yucca linearifolia & autre Manfreda maculosa.
Chemin faisant, vous finirez bien par occulter le fait que le lieu est en priorité réservé aux oiseaux 'tropicaux' (pardonnez-moi Monsieur Dupuyo!) si le cri d'un Calaos ou autre Perroquet ne vous rappellait pas à l'ordre...

A voir également pour tout palmophile qui se respecte un jeune & joli bouquet de Trachycarpus wagnerianus, ici ou là un bel Agave bracteosa, des Aloés comme rarement on en voit, des Cycas 'en veux-tu en voilà', sans parler des Eucalyptus en quantité ou des immenses bambous régulièrement parsemés. L'amateur d''exotisme' d'une façon générale ne sera pas en reste quand il découvrira, au détour d'un chemin & sur le tronc d'un Chêne liège (Quercus suber) un Ficus repens, plus loin un rare pied de Cossina paniculata & sur le plan d'eau un bien joli spécimen fraîchement installé de Victoria amazonica.

Bref, si vous êtes
'végétal addict' comme moi, vous ne serez pas déçu de la visite! Il y a ici ou là matière à vous combler... Au fil ma balade, après avoir rempli la carte mémoire de mon appareil photo, j'ai même fini par m'intéresser aux oiseaux présentés alors, si je n'avais qu'un conseil à vous donner: allez-y, seul ou accompagné (les enfants adorent!), vous ne serez pas déçu d'avoir fait le détour & rien ne vous empêchera après la visite d'aller vous baigner!!

Photo ci-dessous: un 'instantané' prit au Jardin des Oiseaux Tropicaux à La Londes-les-Maures l'été dernier...

Jardin des Oiseaux Tropicaux
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Published by Silvère Doumayrou - dans Jardins & Pépinières
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 00:01
Oui, certes, encore faut-il habiter l'un de ces coins très privilégiés de la Côte d'Azur pour en profiter!!  Plante d'intérieur certainement, puisqu'elle fait partie du 'top ten' des végétaux les plus vendus pour nos appartements, mais d'extérieur aussi, assurément, pourvu qu'on ait la chance de se trouver entre Toulon & Menton...

Nolina recurvata est ce végétal que l'on appelle plus communément 'Pied d'éléphant'. Facile quand on observe ne serait-ce que 2 secondes le stipe de la plante: une partie 'renflée', plus large à sa base & une écorce marquée d'une couleur brun-gris qui n'est pas sans rappeler le plus gros mammifère d'Afrique. 
Mais, contre toute attente, Nolina recurvata est originaire du Mexique. Elle pousse là-bas, non pas comme du 'chiendent', mais presque! La plante affectionne particulièrement une exposition très ensoleillée, accepte de se développer dans un sol pauvre & a cette capacité de se priver d'arrosages réguliers. Une plante courageuse, en somme. Ceci explique certainement pourquoi elle tient si longtemps en appartement malgré les mauvais traitements!!

Loin de moi l'idée de vous parler de son 'acclimatation' sous nos contrées, elle est malheureusement bien trop fragile pour nos jardins! On la donne en général résistante à 5°c au dessus de zéro, certes, mais il semble toutefois qu'elle puisse tenir davantage. Elle pourra en fait supporter un petit gel ou des températures très faiblement négatives du moment qu'elle est installée dans un sol parfaitement drainé & sur une très courte durée.
Il ne sert donc à rien de tenter le diable, préférez, pratiquement où que vous soyez en France, la voir se développer chez vous ou, mieux encore, en serre chaude (ou froide maintenue hors gel)

Dans de bonnes conditions, Nolina recurvata peut atteindre 6 mètres de hauteur (voir plus) dans son milieu d'origine. Alors, à défaut d'habiter le Mexique, ces conditions seront les suivantes: un substrat constitué d'un tiers de sable, d'un tiers de terreau & d'un autre de terre végétale environ. Un terreau à Cactées, en fait. N'arrosez (généreusement) que quand le substrat sera entièrement sec. Il va de soi qu'une exposition largement ensoleillée ne peut que la combler (en appartement, vous la garderez donc le plus près possible d'une fenêtre exposée plein Sud. Vous ferez également & régulièrement pivoter son pot afin qu'elle ne pousse pas d'un seul côté!...)

Avant d'aller plus loin je tiens à préciser que les plantes d'appartement n'ont pas la chance, comme nous, d'être 'rincées' par une abondante pluie tiède & naturelle. Aussi devrez-vous 'doucher' votre végétal, au moins une fois par mois, pour débarrasser les feuilles d'une poussière qui à vite fait de s'accumuler.
Pour vous la procurer, le plus simple restera d'en acheter un pied dans votre jardinerie préférée. Quand il est assez développé, il est en général 'tronqué': cette opération a pour but de faire se diviser la plante & de rendre ainsi son feuillage plus fourni. Ce n'est pas trop mon truc, je préfère de loin un stipe unique qui semble ne vouloir que s'élever plutôt qu'un végétal à moitié 'mutilé'!!

Abandonnez toute tentative de multiplication par bouture: cette opération est d'avance condamnée! Même si sa ressemblance avec les Dracaena ou autres Yucca est indiscutable, croyez-moi, j'ai tout essayé mais rien n'y fait: vous n'obtiendrez un beau Nolina recurvata que par semis. Ceci explique probablement pourquoi les végétaux bien 'litrés' sont si chers: il leur faut du temps pour se développer!

Je pourrais encore vous parler des feuilles, de la fleur, du stipe ou même des racines de  notre 'Pied d'éléphant' pendant des heures mais le plus simple, je crois, est de vous le procurer, n'est-ce pas?

Photo ci-dessous: un bel ensemble de Nolina recurvata de la Villa Hanbury à Vintimille en octobre dernier... Wahooou, c'est bon ça!!

Nolina recurvata
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Published by Silvère Doumayrou - dans Autres 'exotiques'
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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 00:01
Mais quel est ce nom Allemand qui semble venir 'annoblir' cette pauvre petite Echeveria qui n'en demandait pas tant?! C'est le nom du cultivar, c'est à dire le nom que l'on a donné à l'hybridation (= le croisement) entre Echeveria gibbiflora 'Metallica' & Echeveria potosina. Bon, vu comme cela ça a l'air compliqué... En fait, si je parle de cette Echeveria c'est juste parce que c'est probablement l'une des plus jolie qu'on puisse trouver sur le marché.

Des Echeveria il y en des quantités, sans compter que l'homme s'est bien amusé à l'hybrider, ce qui fait qu'il est difficile de toutes les connaître & parfois même de les identifier. De plus, selon les conditions de culture (plus ou moins de soleil, d'eau ou de chaleur) le port des Echeveria peut-il changer.
'Perle Von Nurnber' est une adorable plante qui dispose sans relâche ses feuilles en 'rosettes'. Leur couleur est très étonnante, elle oscille entre le rose ou le fuchsia au début, devient violine puis bleutée ensuite avant de laisser poindre du vert, surtout si elle manque de soleil...
C'est donc une plante que l'on appelle 'grasse', une 'succulente' en fait. La, particularité des ces plantes (les succulentes), est leur capacité d'accumuler de l'eau & des nutriments en grandes quantités dans leur feuilles & tout faire pour éviter l'évaporation quand le soleil se met à taper. En l'absence de précipitations, celles-ci vont puiser dans leurs réserves pour supporter l'été & dans l'attente des pluies automnales. Tout est très bien organisé, c'est finalement comme avoir un frigo & congel remplis à craquer!!

Originaire du Mexique, vous l'aurez compris, il leur faut avant tout du soleil. Ensuite, un peu d'eau & enfin se protéger du gel en hiver. C'est tout. Que le sol soit pauvre ne la perturbe pas plus que cela, même si ça fait quand même du bien de manger à sa faim! Utilisez donc un bon terreau à Cactées que vous arroserez généreusement quand le substrat en surface aura bien séché.
Voici un végétal (comme la plupart des succulentes d'ailleurs) qui est d'une déconcertante simplicité à faire pousser!

Mieux encore, les multiplier est un jeu d'enfants: il vous suffit de prélever une feuille, de la laisser un peu sécher (1 ou 2 jours) avant de la ficher, pétiole en premier, dans un substrat léger. Après quelques semaines, un nouvel Echeveria pointera son nez! Vous réussirez également avec des 'rosettes' ou même des 'tronçons de tiges'. Effectivement, après 2 années de croissance, les Echeveria ont tendance à 'ramper' ou à 'retomber'... Pour les garder 'compactes' n'hésitez-pas à les rabattre (= couper) quelques centimètres au-dessus du sol. Vous pourrez ainsi repiquer les boutures obtenues au pied de ces premières afin de renforcer l'esthétique de la plante.

Que dire de plus si ce n'est de vous conseiller d'aller un tour sur le Net pour découvrir l'étonnante variété de couleurs ou de formes que peuvent arborer les Echeveria?
Photo ci-dessous: une jeune Echeveria 'Perle Von Nurnberg' qui semble se frayer un chemin vers le soleil au coeur d'un Crassula ovata sur une terrasse près de Paris...

Echeveria 'Perle Von Nuremberg'
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Published by Silvère Doumayrou - dans Succulentes
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 00:01
J'ai envie de vous dire que si vous ne la connaissez pas, c'est normal: Leptinella potentillina est encore quasi introuvable sur le marché, à mon grand regret! Peut-être aurez-vous plus de chance que moi, car je n'ai pu l'acheter qu'une seule fois. C'était dans une grande jardinerie (où j'ai travaillé), il en restait 7, j'ai tout acheté. Je l'ai installée au pied d'un Trachycarpus chez un client pour lequel j'ai réalisé un jardin 'exotique' (http://lapepiniere2.over-blog.com/article-un-jardin--exotique-----35766898.html)

Je ne savais rien d'elle, tout ce que je voyais c'était une petite plante couvre-sol absolument craquante. Elle avait des mini-feuilles qui faisaient penser à celles des fougères, mi-pourpres, mi-vertes, très douces & très découpées. Elle occupait son godet de sorte que j'étais persuadé qu'elle pourrait rapidement couvrir l'espace qui lui serait dédié. Il me semblait qu'elle devait raisonnablement tenir au froid & qu'elle se plairait à mi-ombre... Tout cela était vrai.

Les 7 pieds que j'ai installés ont très vite rempli la surface du container.  Ils se sont admirablement bien développés à l'ombre des feuilles du palmier dans un substrat constitué pour moitié de terreau & autre moitié de terre végétale. La couleur des feuilles de Leptinella s'accorde d'ailleurs très bien avec celle du stipe 'poilu' de Trachycarpus fortunei (voir photo)
Côté froid, sans aucune protection, les -10°c en pointe & les 15 jours sans dégel de l'hiver 2008-2009 n'auront pas eu raison de mon adorable découverte: pas un pied n'a bronché, elles sont sorties de l'hiver 'comme si de rien n'était'! On l'annonce pourtant moins résistante que cela sur des sites très officiels, je peux donc vous rassurer sur sa rusticité: elle est certainement un peu plus rustique qu'on veut bien nous le faire croire!!

Persistante, elle reste présente toute l'année dans vos potées, elle change juste de couleur en fonction des saisons, passant du bronze au vert & jusqu'au pourpre les mois passants.  Quelles que soient les conditions de culture elle ne dépassera guère les 7cm de hauteur, mais une seule chose ne doit pas lui faire défaut: l'eau. Originaire de Nouvelle Zélande, Leptinella potentillina (que l'on appelle également 'Cotule' - pour ceux qui n'aiment pas le Latin) est plus familière des zones marécageuses que des rocailles, alors retenez simplement que vous ne l'arroserez jamais trop: de l'eau il lui en faut!
Rien de plus simple pour la multiplier (et donc l'offrir!), puisqu'il suffit de prélever quelques 'eclats de souche' pour donner un nouveau pied. Elle se marcotte d'elle-même constamment comme Helxine soleirolli ou Lysimachia goldilock par exemple, mais assurez-vous d'en planter suffisamment  pour assurer une couverture totale (j'en mets 12-15 au mètre carré)

Bref, voici une précieuse petite vivace qu'il faudra bien qu'on finisse par trouver, car on a tous un petit coin de jardin humide & mal exposé dans lequel elle se ferait un plaisir de s'installer! De plus, je suis certain qu'elle ferait un carton commercial si elle nous était plus souvent proposée... Pépiniéristes, à vous de jouer!!
Photo ci-dessous: détail de Leptinella potentillina au pied d'un palmier dans un bac en fibre près de Paris.

Leptinella potentillina
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Published by Silvère Doumayrou - dans Vivaces
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 00:01
Albizia on commence à connaître, c'est pourquoi j'aimerais vous parler, plus précisément, du cultivar "Summer Chocolate" qui depuis 2 ans déjà a sévèrement retenu mon attention...

Alors voilà, Albizia est un arbre. Oui, une 'manifestation végétale' qui fait un tronc & des branches si les conditions de cultures sont réunies. L'espèce type résiste plutôt bien au gel & il n'est pas rare de le voir dépasser les 6 mètres de hauteur si tout va bien. J'en croise d'ailleurs régulièrement aussi bien en Seine & Marne que dans le fin fond de l'Aveyron depuis un paquet d'années maintenant sur lesquels on pourrait raisonnablement y installer une balançoire ou des hamacs tant leurs troncs & leurs branches sont épais!

Pour le néophyte, Albizia julibrissin ressemble tout bonnement à un Accacia (normal, c'est sa famille!): il porte un tronc clair, des feuilles nombreuses & profondément découpées (de la dentelle, en fait!) et se développe régulièrement jusqu'à former un arbre digne de ce nom en quelques années seulement, à une différence près: 'Summer Chocolate' se pare de bien agréables feuilles de couleur vertes d'abord, pourpre ensuite avant de finir pratiquement noires! (qu'il perdra malheureusement à l'automne) Comme pour l'espèce type, cet Albizia porte une délicieuse floraison complètement 'exotique'.

Celle-ci est assez spectaculaire et ce n'est certainement pas pour rien qu'on l'appelle communément 'l'Arbre à soie', car sa fleur est constituée d'une multitude de filaments rose clair d'une finesse incroyable que l'on pourrait effectivement comparer à de la soie. Une fois n'étant pas coutume (!) j'ai préféré vous présenter un détail de son feuillage plutôt que ses inflorescences, pour lesquelles vous trouverez quantité d'images en un 'clic' sur le Net.

Donc oui, résistant au froid il est:
ne privez pas votre Albizia de la pleine terre où que vous trouviez en France! On l'annonce résistant à -17°c et c'est certainement davantage! Plantez-le et puis c'est tout! Côté substrat, je l'ai vu s'accommoder de pratiquement n'importe quel terrain, veillez juste à lui réserver un sol un peu lourd (surtout si vous le mettez en pot) afin qu'il ne manque jamais d'eau. Si votre sujet est gourmand assurez-lui un amendement à chaque début de printemps. Rappelez-vous seulement que votre jeune Albizia ne doit pas manquer d'eau (ni avoir trop froid) les premières années suivant son installation.

Originaire d'Asie Mineure (comprenez en la Mer Noire & la Mer Méditerranée), il va de soi qu'une exposition ensoleillée ne pourra que le combler. L'installer en pot n'est, à terme, pas recommandé, car le végétal étant un arbre (qu'il faudra éviter de tailler pour lui garder un  port naturel) il aura vite fait de saturer son container de ses nombreuses racines. Si vous avez une belle terrasse parisienne assurez-vous donc d'avoir la maison de campagne qui va avec ou de la famille en province pour l'installer durablement en pleine terre!

Pour vous le procurer, vous pouvez tout essayer: semis, bouture ou marcotte, toutes ces techniques sont bonnes pour le multiplier. Le plus rapide restera cependant de l'acheter dans votre jardinerie, on le trouve maintenant très facilement & on commence même à apercevoir d'autres variétés que l'espèce type ainsi que des cultivars. Bref, voici un arbre 'miam' pour tout jardin 'exotique' qui se créé...
Photo ci-dessous: détail de la feuille d'Albizia julibrissin 'Summer Chocolate' volé sur un jeune sujet qui prendra place dans mon jardin dès que l'on aura repoussé les murs...

Albizia julibrissin 'Summer Chocolate'
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Published by Silvère Doumayrou - dans Arbres & arbustes
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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 00:01
Il a froid cette année. Pas autant que l'hiver dernier, mais il a quand même bien fait froid & ce n'est peut-être pas encore fini. Cela a suffit pour mettre à mal un certain nombre de végétaux dits 'exotiques' & de remettre en question leur acclimatation. Je ne suis pas le dernier à tenter l'impossible mais j'avoue qu'il m'arrive parfois de douter...

Déjà, je ne suis pas pour 'l'acharnement thérapeuthique', comportement qui consiste à vouloir installer à tout prix des végétaux qui seraient condamnés sans une vraie protection hivernale. Il faut parfois faire preuve d'humilité & accepter qu'on ne pourra pas faire pousser, au sein de son jardin, toutes les plantes qui nous font rêver.
Maintenant, dans des conditions très protégées (jardin urbain, entouré de mûrs, sol travaillé & avec de sérieuses protections hivernales) il est possible de faire évoluer un paquet de végétaux. Oui mais, ce n'est pas toujours le cas: on a plus souvent un jardin qui prend le vent, une terre argileuse qui retient l'humidité sans compter qu'il n'est pas toujours aisé de se procurer la paille salvatrice près de son domicile & à moindre frais.

Que faire alors? Abandonner toute tentative d'acclimatation? Transformer quelques mois durant son jardin en un véritable poulailler? Tenter le 50-50 ou faire appel à un ami?
Je suis à deux doigts de donner ma langue au chat mais, pour ma part, je vais tout doucement revenir à la raison & me concentrer vers des végétaux plus résistants & qui demandent moins de soins. On a tous perdu des palmiers, des Cordylines, des Cactus & d'autres 'exotiques' ces dernières années.
Il va falloir être plus fin encore en cherchant des plantes à l'allure 'exotique' mais véritablement  'frost resistant'. Il y en a! Suffisamment pour que je continue à écrire des articles sur le sujet? Je ne sais pas...

Au pire & dès le printemps prochain, nous pourrions commencer à nous intéresser aux paysages de la toundra! Quelques Epicea, des Bouleaux, des Bruyères & du Lichen feront de nos anciens jardins 'exotiques' des milieux vraiment adaptés au climat qui nous est en ce moment proposé!... 

Sachez que, comme vous, je n'aime pas l'hiver. Certes, je supporte le froid, j'aime quand il neige, quand nos villes & nos campagnes se couvrent d'un épais manteau blanc, que les fleuves ou les rivières sont gelés mais je suis toujours inquiet en pensant à nos 'exotiques' préférées. Est-ce que j'ai suffisamment protégé, est-ce que j'ai bien fait de l'installer, les hivers qui suivent seront-ils comme les deux derniers? Autant de questions auxquelles je n'ai pas véritablement de réponse...
Une chose est sûre: il nous faut rester passionnés des végétaux, d'où qu'ils viennent, continuer à tenter leur acclimatation (dans la mesure du raisonnable) et élargir encore & encore notre champ d'expériences en la matière: la curiosité & la connaissance empirique étant nos meilleurs atouts!

Avant de vous quitter, je souhaitais faire savoir, notamment aux plus fidèles de mes lecteurs que,
dans l'idéal, j'aimerais fusionner les deux blogs (La Pépinière  & La Pépinière 2), pour en faire un site 'complet' sur les végétaux en général, les 'exotiques' en particuliers & sur le paysagisme (en gardant toujours une rubrique 'curiosités'!), mais j'ai peu de chance d'avoir le temps de réaliser ce projet compte tenu que 'la saison' va rapidement redémarrer...

Je dois enfin avouer que j'ai longtemps souhaité être publié dans la presse écrite consacrée au végétal mais, faute de propositions, j'y ai maintenant renoncé. Mon écrit 'parlé' n'est pas encore au goût du jour, même si je suis certain que c'est ce vers quoi nous nous dirigerons!
Bref, un article de plus pour vous dire qu'au mieux je tiendrai jusqu'aux trois ans du site (l'été prochain), avec toujours une publication par semaine, si & seulement si je trouve encore le temps & l'énergie de parler des végétaux qui m'ont séduit!!


Pour aller dans le sens de l'article, je vous offre une photo de Lotus (Nelumbo nucifera) pris dans la glace à l'École de Botanique du Jardin des Plantes à Paris, en tout début d'année. Certes, j'ai un peu noirci le trait (au sens propre comme au figuré) parce que finalement je n'aime que peu l'hiver, toujours trop froid & trop long à mon goût...

Lotus dans la glace
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Published by Silvère Doumayrou - dans Sujets généralistes
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