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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 00:01
Ah, l'hiver parisien, cette horrible période qui dure presque 6 mois de l'année (j'en rajoute un peu, bien entendu), associé à une terre trop argileuse & des précipitations aussi généreuses qu'abondantes en début de cette saison, le phénomène ne laisse que peu de chance à nos "exotiques" de s'en sortir quand le gel enfin s'y met!
Il en est de même pour notre "Pavot arbustif" ou "Pavot en arbre", autrement dit: Romneya couteri...

Encore que, même si son feuillage & les fragiles tiges qui le supportent ont assez rapidement grillé sur pied cette année, la plante a de la réserve...
Quand la terre se réchauffe, que les jours rallongent & que l'on peut enfin déguster une bonne viande grillée au barbecue, en T-Shirt & au soleil, c'est signe que notre Romneya, encore un peu engourdi par l'hiver finissant, lance ses premières pousses vers le ciel: il entame alors modestement le premier acte d'une nouvelle saison...

Les "boutons" qui émergent timidement de la terre deviennent  rapidement des tiges, certes encore un peu frêles mais déterminées, lesquelles se lancent enfin à l'assaut du soleil. Se déploient alors & en nombre de fines feuilles d'un vert-gris très particulier tirant sur le bleu ciel. Profondément découpées, elles se disposent régulièrement, presque à l'horizontale, afin de ne pas perdre un seul rayon d'un
trop rare soleil dans notre région!

Originaire de Californie, Romneya est effectivement plus habitué à de longues séances d'UV qu'à de pénibles séances d'apnée (oui, car il retient son souffle & serre les f..... quand l'hiver débarque!)
Sa fleur parait imiter ce qu'elle recherche le plus: le soleil! En effet, Romneya arbore de superbes fleurs, presque disproportionnées si l'on rapporte leur taille à l'envergure de la plante, mais tellement modestes par leur aspect: les pétales semblent faits d'un papier crépon blanc immaculé, lesquels protègent un fragile coeur infiniment jaune... Unique!
Une superbe floraison que l'on attend chaque année comme un cadeau.

Côté culture, j'insisterai plus que jamais sur la nature du sol: le plus drainant possible &  l'exposition: "full sun", évidemment!...
N'oubliez pas cependant de l'arroser régulièrement en été, le sol doit rester "frais" sans être trop humide ou desséché.

Alors & pour boucler la boucle, même si Romneya coulteri semble résister à des gels de l'ordre de -10c° au moins (pour la souche, le feuillage est abîmé dès -5°c), paillez-le généreusement dès les premières gelées sur 50cm de hauteur environ & voile d'hivernagez-le de la tête aux pieds... Dans ces conditions vous augmenterez la probabilité de ne pas le voir disparaître lors d'hivers un peu rigoureux (au moins le pied) et, si les hivers qui viennent ne sont pas aussi durs que le dernier (2008-2009), votre pavot dépassera non seulement les 2m50 de hauteur & le mètre de largeur, mais vous gratifiera d'une abondante floraison tout l'été durant!...

Photo ci-dessous: une vue très partielle mais néanmoins fidèle de la floraison de Romneya coulteri, prise par Olivier Ducreau (que je ne présente plus!) dans son jardin en Charente Maritime...


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Published by Silvère Doumayrou - dans Vivaces
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 00:01
Ce n'est peut-être ni le lieu ni le moment pour en parler, mais je voulais vous toucher un mot de ce végétal qui me plaît beaucoup & qu'il est très facile d'incorporer dans n'importe lequel de nos jardins...
En effet, ce n'est pas le lieu pour en parler puisque Rodgersia est une plante qui n'est pas persistante. Oui, elle perd ses feuilles en hiver... Hélas! Ce n'est pas non plus le moment et ce, exactement pour la même raison!! Je vous parle d'une plante qui, au moment où je l'évoque, attend patiemment que l'hiver se termine avant de réapparaître comme par magie...
Pourquoi aborder alors le cas de ce Rodgersia? Pour plein de raisons que je vais développer ci-après avec passion...

D'abord, c'est une plante de sous-bois. Si je considère que vous avez régulièrement consulté le site "La Pépinière" et que vous avez scrupuleusement suivit mes conseils, votre jardin doit-il être bien rempli!! Plus qu'autre chose c'est donc de soleil qu'il doit manquer aujourd'hui?! Ça tombe bien! Rodgersa aesculifolia ne se plaît qu'à la mi-ombre. C'est une plante de sous-bois, elle évolue donc en milieu mi-ombragé & humide. 
Ce qui est très agréable chez celle-ci est de voir se développer ses larges feuilles très proches de celles du Marronnier. Ce côté généreux & "total green" me plaît beaucoup!...
On va pouvoir l'utiliser aisément en "couvre-sol" de n'importe quels végétaux "exotiques" type Dicksonias, palmiers, Musas ou autres Gunneras... On pourra la marier avec nombre de végétaux persistants de sous-bois comme Pachysandra, Ophiopogons, Helxine & Sagine, Cyrtonium ou Dryopteris (fougères) et j'en passe. Elle est véritablement un allier pour toute zone de mi-ombre délaissée!...

Pour se la procurer, pas évident: il faut soit, avoir de la chance & tomber sur le chef de rayon d'une pépinière qui est suffisamment curieux & téméraire pour vous la proposer ou chercher plus loin, lors de rencontres de passionnés type Courson ou St Jean de Beauregard...
Une fois l'acquisition faite & après quelques années, vous aurez tout le loisir de pouvoir la multiplier en divisant la souche (= le pied) au printemps. Le rejet prélevé reprendra assez  facilement pour le plus grand plaisir des spectateurs assistant à son développement!!
Côté résistance au froid, il n'est pas lieu de vous inquiéter & encore moins de vous stresser pour la protéger, puisque Rodgersia résistera très facilement à des gels d'au moins 15°c en-dessous de zéro!...

Attention, Rodgersia dans sa palette ne s'est pas limitée au vert, elle fait aussi dans la couleur: au début de l'été elle dresse, au-dessus de ses feuilles, de généreuses  inflorescences type Astilbes (en plus "chargées") Les fleurs blanches de Rodgersia aesculifolia sont mes préférées, car elle rehaussent des parterres ombragés parfois trop sombres... D'autres Rodgersias portent des couleurs plus vives telles le rose ou le rouge (voire carmin), mais celles-ci ne sont pas mes favorites. Question de goût...
Petit à petit, je pense que l'on trouvera davantage les Rodgersias en jardinerie, même s'il est encore assez difficile de se les procurer...
La photo ci-dessous a été prise au Jardin Alpin du Jardin des Plantes à Paris, haut lieu des végétaux rares qu'il faut découvrir absolument!...


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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 00:01
Je vais vous raconter une bien vieille histoire...
Il y a un paquet d'années quand, de 15 ans à peine j'étais âgé, j'ai découvert, lors d'une balade en forêt, une drôle de plante inattendue que je nommerai plus tard: Phytolacca americana...  

Au beau milieu de Chênes & autres Erables elle se dressait & à mi-ombre elle évoluait. Bizarre était cette plante que l'on appelle communément: "Raisin d'Amérique".
J'ai eu l'impression, tel un Christophe Colomb, de découvrir une plante unique que personne ne connaissait! J'ai vu une épaisse tige fuchsia surplombée de feuilles simples & gracieuses d'un vert parfois pâle mais qui portait des inflorescences aussi "bizarroïdes" que "jamais vues auparavant". Les fruits étaient plus intéressants encore puisque, sous la pression de mes doigts, ils sécrétaient un jus que l'on aurait volontiers utilisé comme colorant pour la peinture ou le textile.
Je m'emballais bêtement sur une plante que tout le monde, un jour, connaîtrait. C'était ma première rencontre avec Phytolacca americana...

Avec le recul, je peux vous confirmer aujourd'hui que Phytolacca americana est une plante vraiment fascinante. Il est très facile de la multiplier, puisque ses nombreuses graines vous donneront rapidement de belles plantules qui auront vite fait de coloniser votre jardin (même si elles le feront avec un certain respect) Dès la première année, Phytolacca développe une racine qui résistera au froid, alors même que les parties aériennes dépériront, laquelle renaîtra dès le printemps suivant... Très vite, une tige va s'élancer vers le ciel et, quand les conditions seront réunies, développera son armée de fleurs, puis de fruits d'un noir pétrole et ce, jusqu'aux gelées...
Par ces tiges fuschia, la plante est vraiment décorative, mais son port l'est d'autant plus que peu de végétaux l'arborent... Elle prend place facilement, au soleil ou à la mi-ombre, dans pratiquement n'importe quel sol, du moment qu'il est frais. Jamais elle ne gênera une plante que vous chérissez, se faisant aussi belle que discrète...

Attention toutefois: il ne faut pas ignorer la forte toxicité de la plante par ingestion (tiges, feuilles, fruits) pour l'homme ou l'animal. Elle est également classé depuis quelques années maintenant comme "peste végétale" (= végétaux qui se développent de façon exponentielle & incontrôlable au détriment de la faune & de la flore locale, entraînant un déséquilibre du milieu naturel) Cela impose au jardinier de bien suivre son évolution, en détruisant ses fruits ou en s'assurant de ne conserver qu'un seul pied dans son jardin, par exemple. En Île-de-France, dans les bois de Fontainebleau en particulier, sont organisées des campagnes d'arrachage aussi je vous invite, si vous croisez le Phytolaque en milieu naturel lors de balades en forêt, à le détruire, c'est un geste civique que la Nature appréciera! (Beaucoup de précisions à ce sujet sur Internet)
Ci-dessous, une simple infrutescence de Phytolacca americana au Domaine du Rayol Canadel dans le Var... 

 

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 00:01
Août 2008: Le jardin du Clos Saint Bernard à Hyères-les-Palmiers, dans le Var...
Je me balade, regarde & fait virevolter mes yeux partout où je le peux. Après de longues, longues minutes passées à contempler quelques-unes de mes plantes Méditerranéennes préférées, ceux-ci s'arrêtent alors sur un végétal que je ne connais pas encore, mais qui me fait déjà craquer: c'est ma première rencontre avec Senecio grandifolius...
Je devrais presque me taire et laisser la photo parler, mais c'est mal me connaître: je vais tout vous raconter!

A un détour, après quelques pas et sur ma gauche, j'ai été happé par une profusion de feuilles d'un vert inégalé... C'était mon Senecio! Voyez combien la plante est généreuse, de quelle justesse & douceur les feuilles sont disposées, un mélange de fierté & d'humilité!
J'ai été complètement attiré & ses feuilles j'ai eu envie de toucher! Fidèles à leur aspect, elles sont douces & duveteuses... Chacune trouve idéalement sa place dans le pied.
Ce n'est que bien plus tard que j'ai su "de qui il s'agissait". Il m'a fallu, de retour à Paris & pour l'identifier, m'en référer à Frédéric Achille (Responsable Scientifique des Collections de Plein Air du Muséum d'Histoires Naturelles de Paris - Excusez du peu!) Depuis lors, je la connais & je la veux!

Question possession ce n'est pas évident et, riche de ma (toute) petite expérience, je n'ai pas réussi à ma la procurer... Les jardineries ne la proposent pas encore et, comme j'ai coutume de le dire: "c'est bien dommage!"
Senecio grandifolius n'a, pour moi, qu'un seul défaut: la fleur qu'il porte est jaune...  Sa floraison, aussi dense que légère, intervient en hiver (décembre ou janvier) si et seulement si, celui-ci a été convenablement protégé  car  la  plante  supporte  mal  les gelées. Il y a peu ou pas d'information sur le sujet, mais elle ne semble pas bien résister au-delà de -5° degrés... Cela ne doit pas nous arrêter et je vous invite à tout faire pour vous la procurer!!
A défaut, rabattez-vous sur les autres Senecios (une large famille d'une grande diversité!) qu'il faut absolument découvrir.
Ci-dessous, un bien beau Senecio grandifolius sur les hauteurs de Hyères-les-Palmiers...   


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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 00:01
J'ai longtemps vendu cette plante fragile, qui casse au moindre mouvement malhabile, qui perd autant de feuilles que de pétales & que les clients boudent dès qu'elle n'est plus sous son meilleur jour. De plus, l'odeur qu'elle laisse sur vos mains, quand vous la manipulez en quantité, peut rapidement vous gonfler! Mais ça, c'était quand je la vendais...

A l'occasion d'un récent aménagement paysager près de Toulon, dans le Var, je me suis trouvé à l'acheter. Il me faut avouer que j'avais vu de nombreux buissons de Lantana dans cette région lesquels avaient déjà (plus que) retenu mon attention... Aussi ai-je décidé de l'incorporer dans une installation.
En fait, mon avis a complètement changé sur le sujet: le Lantana est un arbuste vraiment fascinant! C'est peut-être aussi parce que sa résistance au froid, ou plutôt au gel, est relative par chez nous (environ - 5°c) que je l'avais cantonné aux jardins Méditerranéens... J'avais tort! J'ai envie de dire aujourd'hui: quoi de plus généreux qu'un Lantana?

Déjà, l'arbuste est persistant (= garde ses feuilles en hiver), mais il offre une incroyable & généreuse floraison durant tout l'été! J'ajouterai même que les fleurs sont ensuite remplacées par de jolies petites billes d'un bleu pétrole tirant sur le noir qui sont décorativement tout aussi appréciables... Le tailler est une nécessité si vous ne voulez pas en être débordé. Ramifié, il ne produira que plus de feuilles & de fleurs. En plus et c'est un bon argument pour les jardins du Sud autant que pour les balcons trop peu arrosés, le Lantana a une bonne tolérance à la sécheresse: en pot, un arrosage copieux, quand le substrat est bien sec, lui suffira.
Il porte, selon les variétés, des fleurs de toutes les couleurs: cela va du jaune au rose en passant par le blanc, jusqu'aux rouge-orangés tirant sur le violet (mes préférées!)...

Je ne sais pas si, avec cet article, j'arriverai à vous convaincre sur le Lantana mais, croyez-moi, c'est un acteur incontournable pour un jardin Méditerranéen!...
La fleur de Lantana ci-dessus a été prise au Domaine du Rayol Canadel dans le Var en fin d'été.   



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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 00:01
Alors là, je dois avouer: je suis complètement tombé sous le charme de cette Petasite "Albus greatner"! Regardez-moi ce petit feuillage, finement découpé, d'un vert sincère & de pourpre légèrement tacheté... On a envie d'une seule chose: la prendre dans nos bras!!
Elle m'a fait tellement craquer que je me demande si je ne vais pas faire un petit bout de chemin avec elle!

Je vous ai déjà parlé de Petasites japonicus, mais celle-ci est bien plus grande par sa douceur que par sa taille! Elle créé rapidement un "couvre-sol" unique & inimitable en situation mi-ombragée.
C'est vraiment un spécimen "botanique" presque impossible, à ma piètre connaissance, à trouver en jardinerie et c'est bien dommage! (Sinon, j'en achèterais quelques dizaines!)
Alors, une fois votre rejet prélevé au Jardin Biiip (oups!! Ne faites surtout jamais cela!), il ne vous restera plus qu'à le replanter dans un sol humifère (= sol de sous bois, donc riche, frais & léger) et de l'arroser généreusement jusqu'à ce qu'il se développe régulièrement pour former enfin un "tapis" de ses adorables petites feuilles ciselées...

Cette Petasite est, comme ses soeurs, "colonisatrice" et pourrait rapidement s'avérer "envahissante" (je dois reconnaître que c'est un terme qui  me  parle  peu quand il s'agit de ce végétal!) aussi faudra-t-il prévoir de la place au sol pour laisser libre court à son expression...
Comme toutes les Pétasites, "Albus Greatner" produit une fleur avant même l'apparition de ses feuilles, une fleur (ou plutôt une "micro fleur") de couleur blanche très compacte qui, pour moi, est loin d'égaler l'attrait que me procure son feuillage.
Si j'avais un conseil, je vous inviterais à tenter de vous la procurer lors de rencontres de collectionneurs (type Courson ou St Jean de Beauregard) et de l'installer au plus vite dans votre jardin...
En photo ci-dessous, la trop rare Petasite "Albus Greatner" prise dans un jardin privé à Paris en début d'été.


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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 00:01
Je sais, non seulement la plante a un nom imprononçable, elle n'est pas "exotique" et en plus elle fleurit jaune (j'ai du mal avec cette couleur et, même si je suis certain d'avoir tort, je n'aime que peu le jaune, en tous les cas je préfère les couleurs "froides"...) Pire encore: elle n'est pas "persistante"! Que m'arrive-t-il?... C'est une vraie rencontre, voilà tout!

Oui, j'adore cette plante "couvre-sol" de mi-ombre & de sol humide!! Son feuillage, d'un unique vert-anis, y est probablement pour quelque chose...
En effet, Lysimachia est une sorte "d'Helxine géante" (c'est très relatif, puisque l'Helxine est quasi-microscopique!), mais son pouvoir couvrant est le même.
Ce qui m'a vraiment attiré chez cette modeste plante est certainement la rondeur de ses feuilles et, plus encore, leur couleur acidulé si particulière. Dès que je me la suis procurée (à pas cher dans une grande jardinerie parisienne qui commence par un "T" qui fini par un "T" et qui est parcourue de deux "F") j'ai entamé sa division.
C’est très simple: il suffit de prélever un fragment de pousse et de le mettre dans un substrat léger régulièrement arrosé pour voir, en quelques semaines, se développer un nouveau représentant de l'espèce qui, très vite, part à l'assaut des terrains dénudés... Il est si facile de la multiplier que l'on aurait tort de s'en priver!!

Même si, pour moi, ce n'est pas le plus important, il faut savoir que Lysimachia se couvre de nombreuses petites fleurs jaunes en début d'été. A l'automne, sa floraison est déjà oubliée alors que son feuillage devient doré avant de disparaître progressivement mais pas totalement. L'hiver lui faisant place, elle se repose avant de repartir dès les premiers signes du printemps annoncés...
Croyez-moi, ce sera la plante "tendance" des 3 prochaines années!

Au fait, une petite précision: le plant proposé en photo ci-dessous était fraîchement planté lors de la prise de vue, il faut savoir qu'à peine 3 mois plus tard il couvrait déjà près d'un mètre carré!!
Photo: un jeune plant de Lysismachia nummularia "Goldilock" dans mon jardin, installé au pied d'un Arbousier...


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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 00:01
A mi-chemin entre Gunnera manicata & Petasites japonicus (voir articles), Darmera peltata est LA plante idéale quand on est amateur de grandes feuilles bien vertes!...
Un seul défaut: elle les perd en hiver! Ce petit désagrément est bien vite oublié quand ce dernier fait place au printemps & que la plante repart à l'assaut de la lumière.

Très vite Darmera peltata se couvre de feuilles, plus grandes les unes que les autres et plus vertes encore... Celles-ci ne doivent pas nous faire oublier sa jolie floraison (un élégant bouquet de petites fleurs roses) qui apparaît d'avril à mai, selon les régions.
Mais je dois reconnaître que ce n'est pas pour celle-ci que Darmera peltata à su me séduire (voire, me conquérir!) mais, comme je l'ai dit précédemment pour son feuillage surabondant. Celui-ci, avant de disparaître, se pare d'une idéale couleur cuivrée.

La plante peut atteindre près d'1 mètre de hauteur et plus encore en largeur, du moment qu'elle est plantée à la mi-ombre et qu'elle a les pieds (presque) "dans l'eau". C'est une plante de berge, en fait.
Pour la voir se développer au mieux, plantez votre Darmera en sol riche & humifère (acide ou alcalin, les deux lui vont bien), le tout en situation mi-ombragée et, encore une fois, les pieds "au frais"...

Avec le temps, Darmera peltata développe des rhizomes "costauds", aussi lui faut-il un peu de place pour la voir s'épanouir idéalement...
Encore un peu difficile à se procurer en jardinerie (je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi?!), dès que vous l'aurez achetée, mariez-là avec des fougères comme les Dryopteris, Osmunda regalis & Cyrtomium et d'autres plantes type Petasites, Gunnera ou Farfugium...
Le généreux bouquet de Darmera ci-contre a été pris (encore une fois!) au Jardin Alpin du Jardin des Plantes à Paris. En amorce, la feuille, plus découpé & plus coriace, d'une Gunnera manicata...


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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 00:01
J'avoue: j'ai craqué! Oui, j'ai craqué pour une Primevère qui n'a pas d'égal, Primula vialii, la Primevère du Père Vial... C'est qui, c'est quoi?

La plante a été découverte par le "Père Delavay", un religieux-botaniste en mission au Yunnan qui, à la fin du 19ème siècle, donna le nom de Primula vialii à sa Primevère en l'honneur de son compère le "Père Vial" (Comme quoi, même avec un nom bien "Franchouillard", la Primevère du Père Vial est bien "Made in China"!)

Au premier abord, celle-ci est très proche de celles qui colonisent volontiers nos jardins, à part que ses feuilles sont bien plus allongées & donc gracieuses, même si du genre "Endives" (Oups!)
Seulement et cela fait vraiment la différence, Primula vialii vous  offre de  superbes  fleurs (ou plutôt "épis floraux") très "exotiques", rouge d'abord puis mauve ensuite (voir photo) et ce, sans discontinuer, de mai à juillet... (J'ai comme l'impression qu'il n'est pas nécessaire que je vous dise combien elle me plaît!)
Sa culture est un tout petit peu différente de ses sœurs Européennes, puisqu'il faudra lui réserver un sol très frais voire humide & lui offrir une exposition vraiment mi-ombre, car elle a vite "soif"!! Si, en plus, on peut ajouter un peu de Terre de Bruyère à la plantation, alors on aura toutes les chances de la voir se développer pour le mieux.

Résistante elle l'est, puisque dans son pays d'origine elle pousse jusqu'à 4000 mètres d'altitude!! (autant vous dire que le gel ne lui fait pas peur!)
Seul bémol: Primula vialii ne vit que 2 à 3 ans, aussi faudra-t-il la multiplier rapidement en semant ses graines ou en divisant la motte au début de l'été, tout de suite après la floraison. Bizarrement (et malheureusement), on ne la trouve que localement ou épisodiquement dans les jardineries nous environnant. Pour ma part, j'ai acheté ma Primula vialii chez un petit producteur en Seine & Marne et j'en suis ravi!
Photo ci-dessous: au pied d'un jeune Arbousier, Primula vialii dans mon jardin après la pluie...   


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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 00:01
Si un jour on m'avait dit que j'achèterai un Geranium je ne l'aurais pas cru!!...
Oui, mais attention, pas n'importe quel Geranium: il s'agit là d'un Geranium qui n'a rien à voir avec son cousin archi-connu et (pour moi) passé de mode non, je vous parle là d'un Géranium "exotique" (puisqu'il vient de Madère - une Île au large du Maroc & au nord des Canaries) lequel n'a strictement rien à voir avec ses représentants Alsaciens que nous connaissons si bien!

Pour ceux qui le découvrent, j'ai le plaisir de vous présenter un "OVNI".
Geranium maderense
tient véritablement une place à part au cœur de cette grande famille que sont les Pelargoniums: déjà, il arbore un port disons, "arbustif", puisqu'il peut atteindre une hauteur de 75cm et plus dans de bonnes conditions de culture mais, aussi & surtout, il a une façon unique de faire plier ses pétioles pour donner l'impression qu'il pousse sur des  "échasses"... Ses  feuilles  sont idéalement & finement  découpées, d'un vert sincère qui ne vous laisseront pas indifférents.

Oui, mais voilà, c'était sans compter sur sa remarquable inflorescence, presque "improbable", tant elle est généreuse & fournie... Des centaines de délicates fleurs rose-mauve viennent très vite surplomber une végétation exubérante voire, "exotique".
Le portrait était trop beau pour qu'il n'y ait pas un "mais": Geranium maderense est non seulement peu résistant au gel (puisque quelques degrés en-dessous de zéro pourraient lui être fatal!), mais il est également "monocarpique", cela veut dire qu'il disparaîtra après avoir fleuri! Cependant et pour vous rassurer, sachez qu'il peut mettre 2 à 3 ans avant de vous offrir ses superbes fleurs, aussi ne pouvons-nous le considérer comme une "annuelle"... En somme et c'est une bonne nouvelle, on a le temps d'en profiter!

Une fois sa précieuse floraison intervenue, vous aurez tout le loisir de récolter puis de semer les graines obtenues, façon la plus efficace pour multiplier votre Geranium maderense.
Il existe bien d'autres Geraniums "vivaces", exotiques ou non, que je vous conseille vivement de découvrir sur Internet et plus particulièrement le non moins rare & exotique G. canariense qui, contrairement à maderense, n'est pas monocarpique...
La photo ci-dessous vous présente mon (très) jeune Geranium maderense, celle-ci ne vous donnera qu'une toute petite idée de ce à quoi il peut ressembler aussi je vous invite, comme souvent, à le découvrir sur la toile & sous toutes les coutures...


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