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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 00:01
Avant toute chose, je me dois de vous souhaiter à toutes & à tous une excellente année 2010!
Je vous souhaite non seulement la santé, le bonheur & (pour certains!) la prospérité, mais également de puiser dans le végétal, au travers de rencontres & autres expériences, de véritables 'plaisirs botaniques' lesquels sont bien plus efficients qu'une bonne TV plasma!...

Alors, et pour revenir à la plante dont nous allons parler aujourd'hui, j'ai envie de vous poser 2-3 questions: vous avez rêvé d'une 'vivace' plus robuste que les Daphnées, plus grande aussi, aux feuilles plus larges & bien plus découpées encore, simple à cultiver & qui jamais ne vous décevra? Eh bien vous l'avez trouvée: c'est Macleaya cordata.

Voilà une plante unique, que dis-je, incontournable: c'est Macleaya cordata (je répète son nom juste pour que l'on s'en souvienne!) Il ne vous sert à rien de faire un trou dans votre jardin si ce n'est pour installer cette remarquable vivace!

Mine de rien, elle dépasse rapidement & allègrement les 2 mètres de hauteur, déployant avec frénésie les jours passant, son cortège de feuilles aussi uniques que grandes & découpées
(voir photo) Vous allez juste vous régaler de la voir pousser!!
Après quoi, une fois son développement végétatif accompli, Macleaya cordata va-t-elle laisser apparaître, doucement puis sûrement, d'aussi légers qu'admirables bouquets de micro-fleurs d'une couleur comprise entre l
e rose & le blanc crème...

Cette inflorescence n'est, pour moi, que la 'cerise sur le gâteau'. En effet, j'éprouve généralement un grand plaisir à voir se développer ce type de plante, genre je pousse comme une folle un peu plus chaque jour, sans compter qu'elle rejette si généreusement qu'il vous  faudra rapidement commencer à la diviser. Dans le cas contraire elle aura vite fait de prendre le pas sur les végétaux qui la côtoient...

Originaire d'Asie du Sud Est (Chine & Japon), Macleaya cordata se plaît à merveille sous notre climat & dans la plupart des sols de l'hexagone, le mieux restera tout de même de lui prévoir un sol lourd, plutôt frais & correctement amendé pour la voir idéalement se développer. Si, en plus de cela, vous lui réservez un petit coin du jardin bien exposé & un peu abrité, alors elle aura tout le loisir de s'éclater!...

Pour la multiplier, il vous suffira simplement de diviser la souche qui, de toutes les façons, un jour, deviendra presque 'envahissante'. Le semis au printemps est également aisé & couramment pratiqué. Il vous faudra juste vous assurer de récolter les graines sur les infrutescences mûres des plus beaux pieds que vous rencontrerez, selon les régions, entre les mois d'août & d'octobre.

Bref, je vais faire court cette fois-ci pour me laisser le loisir de digérer huîtres, champagne & autres chocolats en attendant l'article de la semaine prochaine mais, croyez-moi, Macleaya cordata un jour il vous faudra!

Photo ci-dessous: détail d'une feuille de Macleaya cordata prise au Parc André Citroën à Paris, à la fin du mois de mai...

Macleaya cordata
 
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Published by Silvère Doumayrou - dans Vivaces
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 00:01
Rare & même inexistant chez moi jusqu'à l'an dernier. Introuvable en jardinerie, pas plus chez les copains passionnés & jamais vu dans les jardins 'exotiques' de la côte! La seule fois où je l'ai entre-aperçu c'était dans la collection particulière de Violette Decugis, à Hyères-les-Palmiers, il y a deux ans déjà...
Je ne sais pas si Hibiscus coccinea se planque, joue à cache-cache ou se fait désirer, mais il se fait bien trop rare à mon goût!

Il m'a fallu attendre longtemps pour le rencontrer (& complètement par hasard chez un petit pépiniériste de Seine & marne) avant de l'installer enfin chez moi!
J'avais mal choisi mon année car je l'ai planté en 2008, en pleine terre (pas même 'travaillée' - pas le temps!), exposé sud-ouest. Il a certes poussé mais l'été de l'année 2008 a certainement été trop frais pour qu'il puisse m'offrir ses premières fleurs...
Après les intenses gels de l'hiver 2008-2009 je pensais que le pied était définitivement mort.
Quelle ne fut pas ma surprise de voir que la plante était pleine de vie & déterminée à se développer avant même le mois de mai?!! En effet, mon Hibiscus coccinea à poussé & poussé encore, jusqu'à déployer ses premières fleurs au tout début du mois de septembre... Et quelle floraison!

Il n'y a qu'à voir la photo ci-dessous pour se rendre compte que cette fleur d'Hibiscus coccinea est bien différente de celle de son lointain cousin Hibiscus syriacus!! Je risque de me montrer complètement impartial en disant que ces deux-là sont juste incomparables, mais j'assume totalement!

Alors voilà, dans l'idéal (et si par bonheur vous réussissez à vous en procurer un) vous réserverez à votre Hibiscus le meilleur emplacement de votre jardin: à savoir en endroit protégé & très ensoleillé. Côté sol (dans l'idéal toujours), veillez à lui assurer un substrat riche, léger & surtout correctement drainé. Chez nous (comprenez en région Parisienne), il faut la considérer comme une 'vivace', une plante qui disparaît l'hiver avant de réapparaître quand la terre se réchauffe.

Je ne m'attarderai pas sur son feuillage très fin & très découpé (entre le Chanvre & Ricin), ni sur la délicieuse couleur qui va du vert au pourpre de ses tiges ou pétioles pour vous informer de l'étonnante résistance au gel de notre Hibiscus coccinea.
Il n'y a rien de mieux que de constater par soi-même la tenue au froid d'un végétal, aussi puis-je vous assurer (comme dit précédemment), que mon Hibiscus à aisément supporté -15°c en pointe & un sol gelé pendant 15 jours au moins, protégé seulement d'une couche de paille de 30cm environ. 

Alors et pour conclure, un seul conseil: trouvez-le & installez-le pratiquement n'importe où en France du moment que vous serez attentionnés & patients!
Photo ci-dessous: une des fleurs de mon Hibiscus coccinea capturée vers la fin du mois de septembre dernier...


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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 00:01
"Barbe de bouc"?! C'est aussi de cette façon qu'on l'appelle communément mais, franchement, je préfère de loin son nom latin! Ce 'nickname' est considérablement réducteur quand on connaît un peu la bestiole!

Aruncus dioica est une vivace unique & incontournable pour tout jardin qui se veut 'exotique': un coin ombragé, un sol humide correctement amendé & le végétal s'installe...
Il lui en faut donc peu pour être heureux!
Alors 'exotique' ou pas 'exotique'? Franchement, pour moi, la question ne se pose même pas! Quand on a des feuilles si vertes & si régulièrement découpées, quand on dépasse le mètre 70 de hauteur & quand enfin on balance un tel bouquet de
fleurs blanches, on obtient le visa pour mon jardin!!

Aruncus dioica, que l'on pourrait facilement rapprocher de l'Astilbe, est avant tout une plante d'ombre ou de mi-ombre. Elle se développe avec bonheur dans les mêmes conditions que cette dernière, à savoir un sol franc (= terre de jardin), humide (ni trop, ni trop peu), & humifère (= avec de quoi manger!)
Avec le temps, la vivace prend de l'assurance, elle se développe, montre qu'elle existe, tant en largeur qu'en hauteur. Mais tout cela n'est qu'entraînement avant sa fleur...

Sa fleur, ou plutôt son inflorescence, apparaît assez rapidement au printemps. On a à peine eu le temps de la voir s'étirer & ses gracieuses feuilles se déployer que déjà apparaît, quand notre regard est attiré par bien d'autres coin du jardin, une inflorescence plus grande & plus légère les jours passant... Après quelques temps il vous sera difficile de l'ignorer: Aruncus dioica est en train d'exploser!!
L'inflorescence 'barbapapesque' d'Aruncus est aussi présente qu'évanescente: c'est un délicieux bouquet constitué de milliers de micro-fleurs blanches immaculées... Au risque d'être ringard, je la comparerais volontiers à certaines manifestations pyrotechniques! (voir photo)

Pour la multiplier: récoltez simplement la plus forte des infrutescences que vous pourrez trouver. A défaut, réclamez-là dans les meilleurs délais à votre dealer préféré!!

En photo ci-dessous, un bien joli spécimen d'Aruncus dioica pris au Parc André Citroën à Paris, au début du mois de mai...


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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 00:01
Au cœur de l'été & en début de soirée, quand le soleil s'adoucit enfin, que les températures deviennent plus douces & qu'une légère humidité peut parfois se faire sentir, une plante non conventionnelle rassemble ses énergies pour déployer sa cohorte de fleurs... On l'appelle "Belle de nuit" et pour cause: ses fleurs ne s'épanouissent qu'à la tombée de la nuit!

Son véritable patronyme est Mirabilis jalapa (Mirabilis = 'admirable'), mais j'aime autant son nom commun qui est tout aussi évocateur...
Voici une vivace bien trop banalisée pour qu'à son sujet l'on puisse faire l'impasse.
Les Belles de nuit forment de denses touffes bien vertes & bien feuillues (genre gros basilic!) du mois d'avril & jusqu'aux premières gelées. Elles s'appuient sur une sorte de carotte pour passer l'hiver & supporter la sécheresse...

Il est vrai qu'on les croise d'ailleurs plus fréquemment dans le Sud qu'au Nord de la Loire. Effectivement, les Belles de nuit acceptent aisément un sol pauvre & dénué d'arrosage pendant de longues semaines (comme la Rose trémière – que j'appelle volontiers la "Rose très mièvre"!) Elle tolère très bien les gels de la majorité des régions françaises, assurez-lui simplement un sol correctement travaillé & plutôt drainant, sans compter qu'il faudra l'installer en plein soleil, évidemment.
Question: qui peut m'expliquer pourquoi on la rencontre plus souvent sur nos lieux de vacances que dans la sente qui mène au jardin du voisin?!!
Un élément de réponse peut-être: je ne la trouve, pas plus que vous d'ailleurs, dans mes jardineries préférées ou alors seulement sous forme de graines en sachets!...

C'est donc ça la solution: prélever ses graines, du milieu à la fin de l'été (et parfois même jusqu'à l'automne!) avant de les faire germer dans un substrat (= terreau) humide & léger. Gardez vos jeunes semis en pots & à l'abri (= serre froide) l'hiver durant avant de les repiquer en milieu de printemps.
Petit focus sur les graines (parce qu'elles sont très originales!): vous les trouverez bien cachées au cœur des inflorescences fanées. Petites, noires & bosselées, elles ressemblent à de mini grenades, celles de l'armée, pas du fruitier! Ne rentrez pas "bredouilles": si vous n'en trouvez pas c'est soit que c'est encore trop tôt, soit qu'elles jonchent déjà les pieds mères (à moins que je ne sois déjà passé par là?!)

Mais avant la graine il y a la fleur... en abondance! Ce sont des dizaines de fleurs en "trompette" délicatement parfumées que déploient tout l'été les Belles de nuit, de couleur jaune, blanche ou panachées, mais les fuchsia sont de loin mes préférées.
Alors & pour la bonne cause, ne revenez plus de vacances sans emporter avec vous quelques graines de ces précieuses Belles de nuit!...
Photo ci-dessous: détail de l'inflorescence de Mirabilis jalapa au soleil couchant & à deux pas de la mer...


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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 00:01
On connaît tous Rheum officinale, non? Si, en langage commun c'est la Rhubarbe!
On l'oublie l'hiver puisqu'elle disparaît mais, dès le mois de mai, on la voit (au mieux on la regarde!), on trouve qu'elle fait de grandes feuilles, qu'elle est jolie mais très vite, en général, on se jette dessus pour lui soustraire ses pétioles (= la "tige" qui tient la feuille)

Bah oui, on lui coupe les tiges & on les prépare en compote, confitures ou autres tartes & gâteaux (attention, la tige seulement car la feuille est toxique!)
Je pourrais d'ailleurs longuement vous parler de la finesse de la tarte à la Rhubarbe meringuée que prépare ma petite soeur avec beaucoup de talent, mais là n'est pas le sujet (en plus, je préfère de loin le "salé"!)

Non, si je parle de la Rhubarbe, c'est en fait pour aborder plus en détail le cas de l'une de ses cousine: Rheum palmatum. Tout de suite, ça donne envie! (palmatum = "palmée" ou "à feuilles de palmier" - d'où sa présence sur ce site)
Quand on aime les Gunnera, Astilboides, Petasites, Darmera ou Ligularia (des grandes feuilles bien vertes, quoi!) il n'est pas difficile de s'intéresser à cette "Rhubarbe palmée"!
J'en vois déjà qui pensent: "oui, si c'est une "exotique" ça ne doit pas tenir au froid & gniagniagnia..." Faux! Au contraire & comme la Rhubarbe, celle-ci se planque l'hiver! C'est à dire que la partie vivante de la plante, le rhizome, est sous terre. Certes, elle perd ses feuilles, mais n'est-ce pas une bonne solution pour repartir de plus belle au printemps suivant?!...

C'est donc une bonne grosse vivace que notre Rheum palmatum. Dès que la terre se réchauffe un premier bourgeon se développe pour ensuite laisser place à une simple feuille de Rhubarbe (surtout au stade juvénile) mais, très vite, les feuilles se caractérisent en se découpant profondément pour enfin donner à la plante tout son caractère. Superbe végétal aux larges feuilles portées par des pétioles fuschias à pourpres!... J'adore!

Je sais qu'il n'est pas évident, à mon grand regret, de la trouver chez tout bon dealer de chlorophylle mais, une fois achetée, le plus dur sera fait! Il vous suffira ensuite de l'installer au soleil ou à mi-ombre, dans un sol plutôt lourd, frais, mais correctement amendé (au moins une fois par an, en début de printemps)
Après quoi, si vous suivez vos arrosages (gardez le sol toujours frais, quitte à pailler le pied), vous ne pourrez obtenir que de bons résultats. La plante donnera, sans compter, tout ce qu'elle a!...

Sachez enfin, même si ce n'est pas ce qui me touche le plus chez elle, que Rheum palmatum déploie en cours d'été une immense inflorescence rougeoyante (ou blanche, selon les cultivars) atteignant facilement les 2m50 de hauteur! C'est sûr, ça fait son effet... Je ne devrais pas le dire, mais je serais plutôt pour la couper!! La fleur épuise la plante & la précipite tout doucement vers l'automne. A vous de voir...

Avant de terminer ce monologue, je tiens tout de même à vous préciser que chez "Rheum palmatum" il y a deux cultivars qui valent franchement le détour: ce sont Rheum palmatum "Atrosanguineum" & "Tanguticum", à découvrir absolument sur le Net...

Ma toute jeune Rheum palmatum n'étant pas encore assez "glamour" pour être "paparazziée", je vous propose, très provisoirement, l'une de ses jeunes feuilles prise à contre-jour...


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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 00:01
Comment suis-je capable de vous donner RDV chaque semaine autour d'un végétal "exotique" depuis près de deux ans maintenant, sans jamais vous avoir parlé des Echiums?... Tout simplement parce que je n'avais pas de photo suffisamment "parlante" pour illustrer mes propos! Eh bien j'en ai une maintenant, alors parlons-en!

C'est une famille très étonnante que celle des Echiums, pas immense non plus (une soixantaine d'espèces) & tous se ressemblent plus ou moins, par leur port, très érigé (surtout la fleur, bleue-mauve), par leur feuillage (parfois persistant), léger & allongé ou par leurs besoins: au mieux, un climat "Méditerranéen" (pour ceux, originaires de Madère, dont nous parlerons ici)

Alors voilà, c'est la photo ci-dessous (prise par ma môman en vacances dans le Sud de la France) qui m'a enfin permis de pondre les quelques lignes qui suivent...
Commençons, si vous le voulez bien, par la partie qui peut fâcher tout bon passionné de plantes "exotiques" qui se respecte: la résistance au froid.
C'est vrai, j'avoue, les Echiums sont plutôt fragiles: les plus résistants supporteront au maximum des pointes de l'ordre de -5 à -8°c (Echium pininana notamment, mais davantage s'il est convenablement protégé! Eh, oui!!)

Les autres, comme Echium fastuosum, montreront des signes de faiblesse dès -3°c...
Ces terribles chiffres ne doivent cependant pas vous empêcher de vous donner envie de les planter: considérez-les, au pire, comme des "annuelles", même si ce sont en fait des "vivaces" & pour certains des bi ou tri-annuelles... La place qu'ils prendront dans votre jardin est trop unique pour passer à côté!! Si vous avez peur de les perdre & à défaut de climat adapté, réservez-leur un coin de la véranda pour passer l'hiver dans de bonnes conditions...

S'ils s'épanouissent aussi bien en Bretagne, Normandie ou dans Sud de l'Angleterre, c'est qu'ils y trouvent leur compte: douceur & humidité. Si vous arrivez à reproduire ce climat, vous pourrez les planter dans n'importe quel sol, du moment qu'il reste frais (surtout l'été), correctement amendé (toute l'année) & drainant en toutes circonstances...

Une fois de plus on va me reprocher (à juste titre d'ailleurs!) de parler de végétaux qu'il est pratiquement impossible de trouver en jardinerie, oui, mais c'était sans compter sur le Net, l'endroit idéal pour se procurer des graines de ces superbes végétaux. A défaut de pouvoir vous les acheter déjà bien "litrés", vous allez gentiment les semer, en serre chaude en tout début de printemps ou tout juste avant l'été, dans un substrat léger...
Croyez-moi, les graines "lèvent" (= germent) facilement & rapidement vous obtiendrez de beaux sujets.

Alors, convaincus? Si ce n'était pas le cas, veuillez m'adresser un courrier en recommandé avec accusé de réception auquel je répondrai volontiers et ce, dans les meilleurs délais!...

Photo ci-dessous: une belle colonie d'Echium presque rendue à l'état sauvage, aussi belle après floraison
que pendant (c'est le cas ici!), au bord de la plage...
(Allez quand même sur le Net pour en voir bien davantage, surtout la floraison interminable d'Echium pininana!)


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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 00:01
Je me demande encore, à l'écriture de cet article, si c'est sur "La Pépinière" ou sur "La Pépinière 2" que je devrais le publier. Oui, car Ophiopogon minor n'est pas une "exotique" mais reste un végétal trop unique pour être classé parmi les végétaux "classiques"!

Il va de soi que si j'en parle ici c'est évidemment parce que j'adore cette modeste petite chose!... Elle a une façon unique de couvrir le pied de nos végétaux préférés. Son micro-feuillage aussi dense que persistant & sa témérité
font de lui un véritable atout pour couvrir les surfaces esseulées.
Tant il est coriace on peut aisément le piétiner, son feuillage à la vue parait très doux alors qu'au "toucher", du crin on croirait... Coriace, il l'est!! (2 points d'exclamation!)
C'est d'ailleurs en le piétinant malencontreusement au Jardin des Serres d'Auteuil à Paris que j'ai fait sa connaissance!

Parce qu'il est originaire d'Asie du Sud Est (et plus particulièrement du Japon & de la Corée), on peut raisonnablement le considérer comme une "exotique" (= une plante qui ne vient pas de chez nous), mais je le qualifierais davantage comme une gentille asiatique "excentrique" plutôt discrète & unique! (un peu contradictoire tout cela, non?...)

Ophipogon minor fait partie d'une grande famille de "couvres-sol" que tout passionné se doit d'installer dans son jardin.
Il vous faudra, certes, d'abord le trouver! A mon grand désarroi, il n'est pas si évident que cela de se le procurer, mais je pense qu'il ne faut probablement plus très longtemps avant qu'on puisse l'acheter dans n'importe qu'elle jardinerie correctement achalandée.

Il ne nécessite que peu de soins: une "terre de jardin" lui suffira du moment qu'il sera correctement arrosé après plantation & qu'un amendement organique, une fois l'an, viendra améliorer son quotidien. Enfin, une exposition mi-ombragée à ensoleillée ne lui fera que du bien... Même si lentement, avec le temps Ophiopogon minor se développe régulièrement pour former de véritables "colonies", mais jamais envahissantes...
Je ne vais pas essayer de vous faire rêver des heures durant à son sujet, le plus simple serait certainement de le rencontrer et, pourquoi pas, de le planter au pied d'un beau massif de Phyllostachys nigra!...

Photo ci-dessous: un petit groupe d'Ophiopogon minor en balade à Paris qui regarde manifestement longtemps à gauche & à droite avant de traverser cette petite allée pavée...


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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 00:01
Franchement, si le printemps n'est pas la saison des Euphorbes, je ne sais pas quand c'est!! C'est juste l'explosion! Les fleurs de ces plantes sortent les unes après les autres avec une force inégalée!! Facile, me direz-vous, leur couleurs vives, anis pour certaines & plus colorées pour d'autres, se détachent  avec une détermination sans pareil d'un feuillage qui pourrait parfois paraître un peu terne en sortie d'hiver!

Une floraison, que dis-je, plutôt une "inflorescence"... La fleur de l'Euphorbe ressemble en effet à tout sauf à une "fleur". Je la qualifierais davantage de manifestation étrange voire extraterrestre qui a pour but de permettre à la plante de se multiplier (il n'y a qu'à voir la photo ci-dessous pour en être persuadé!)

J'ai déjà parlé des Euphorbes en abordant le cas d'Euphorbia melifera, alors je ne parlerai pas des généralités concernant cette immense famille mais je vais plutôt essayer, comme à l'accoutumée, de vous donner envie de vous la procurer!
Rien de plus simple: c'est d'abord un végétal que l'on trouve aisément maintenant dans la plupart des jardineries. Ensuite, la plante apprécie de pousser pratiquement partout & dans n'importe quel sol, drainant ou pas, en situation mi-ombragée à ensoleillée. Évidemment, des arrosages suivis & répétés après plantation ne lui seront que favorables! Très vite, la plante se satisfait de ce qu'on lui donne...

Le
développement d'Euphorbia characias est exponentiel, puisqu'elle peut rapidement atteindre le mètre 80 de hauteur comme de largeur (et parfois plus!) Petite, on ne soupçonnerait d'ailleurs pas qu'elle ait un tel potentiel!!
Côté cuisine, je lui réserve, à la plantation, un mélange constitué pour moitié de terre végétale (= terre de jardin) & pour autre moitié d'un terreau plantation. J'y ajoute 2 poignées de corne torréfiée & 3 ou 4 de Biomarine... Je lui offre une situation plutôt ensoleillée & n'arrose ensuite que quand le sol est sec ou tout juste avant que la plante ait les feuilles qui "ploient". C'est tout. Une fois installée, c'est typiquement le genre de végétal qui se satisfera des conditions proches de celles d'un jardin abandonné...

Ne taillez jamais vos Euphorbes: elles supportent mal d'être coup de sécateurées & se développent harmonieusement que de façon "naturelle". Veillez seulement à prévoir un peu de place au-dessus & autour de celles-ci afin qu'elles s'épanouissent dans les meilleures conditions...
Côté froid, soyez tranquilles: votre Euphobia characias supportera des gels assez conséquents, j'en veux pour preuve les spécimens parisiens qui ont passé ce dernier hiver sans aucun dommages (avec des pointes à -12/-15°c, sans protection)

Voilà, j'espère qu'avec ces quelques phrases & la photo que je vous propose j'aurai fait naître en vous une obsession: vous donner envie d'acheter Euphorbia characias dans les meilleurs délais!?!...

Ci-dessous: un détail de l'inflorescence d'une Euphorbia characias
"Lambrook gold", prise fin avril dans la "promenade plantée" au coeur du 12ème arrondissement de Paris...


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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 00:01
Le 1er mai c'est le jour du Muguet! Cependant, ne comptez-pas sur moi aujourd'hui pour vous en parler!! Non, j'aimerais vous décrire un tout autre végétal qui n'a pas d'égal!...

Soyons raisonnables: je n'irai pas jusqu'à dire que Convolvulus cneorum me donne des convulsions à sa vision, mais j'avoue que la plante est loin de me laisser indifférent!
C'est une "Méditerranéenne" encore peu connue (donc pas assez largement utilisée à mon goût!) qui mérite pourtant qu'on lui dédie au moins quelques lignes sur La Pépinière!...

Plus sérieusement, voici un végétal qui a tout pour plaire: il est persistant, peu exigeant & très florifère. Qui dit mieux?
Il garde donc ses feuilles en hiver, ce qui peut se révéler être un atout si, tout doucement un début de dépression saisonnière s'installe, courant novembre, quand les feuilles des "caduques" jonchent le sol de nos jardins parisiens...
Les feuilles qu'il porte sont d'un bleu-gris argenté - brillant très particulier, alors que leur revers est presque blanc... Superbe! Ses feuilles sont fines & nombreuses, ce qui n'est, encore une fois, pas pour me déplaire.

Son port est à la fois compact & ramassé, comme ses consoeurs Lavandula angustifolia,
Senecio "Sunshine", ou Helichrysum italicum. Sa croissance est assez vive, puisqu'il peut facilement doubler de volume les trois premières années après quoi, sans cesser de se ramifier, la plante à tendance à se stabiliser...
Il va de soi que, pour obtenir de bons résultats, il vous faudra installer votre Convolvulus en situation bien ensoleillée et, qui plus est, dans un sol drainant (comme pour la plupart des "Méditerranéennes")

Côté fleurs maintenant, ceci n'est pas seulement une précision mais c'est un fait: Convolvulus cneorum  se couvre d'une multitude de fleurs blanches (proches de celles du liseron - en plus petites évidemment) de la fin du printemps au début de l'été. Il va sans dire que celles-ci sont d'autant plus appréciables qu'elles se détachent d'un feuillage à la couleur aussi unique qu'idéale...

Et le froid alors? Eh bien le froid il s'en fiche, jusqu'à un certain point évidemment: il semble cependant pouvoir aisément supporter les -10°c (selon mes observations), mais les parties aériennes commencent à griller au-delà de cette limite fatidique!...
Au pire, la plante pourra toujours renaître, tel le Phoenix, une fois le printemps revenu, mais c'est accepter de perdre ses branches & ses feuilles... Aussi je vous invite, de façon arbitraire & systématique, à le protéger en début d'hiver d'une petite couche de paille & éventuellement d'entourer ses parties aériennes d'un voile d'hivernage.

Je ne sais pas si, avec ces quelques observations - très personnelles - j'aurai réussi à vous donner envie de le planter mais, si c'était le cas, sachez que j'en serais ravi!

Ci-dessous, une photo de Concolvulus cneorum prise en plein hiver dans le Square Boucicaut, haut lieu de "l'exotisme" à Paris!...


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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 00:01
Pas besoin d'être fumeur pour apprécier cette "exotique" de la famille du "tabac" à la couleur d'un vert aussi unique que métallique! Non, même si Nicotiana glauca est encore très difficile à se procurer en jardinerie, cette vivace arbustive a complètement retenu mon attention... Pourquoi pas la votre?

En effet, Nicotiana glauca est une vivace bien originale: elle se développe régulièrement jusqu'à former un arbuste d'au moins 3m de hauteur! Ce qui attire chez elle, au-delà de ses feuilles c'est, en premier lieu, la couleur bleutée de ce qui sera bientôt son tronc. Une pruine (= couche cireuse protectrice) recouvre la plupart de ses tiges. Cette couleur est proche de celle de son feuillage, bleuté lui aussi & confère à la plante son caractère si particulier.

Très vite ensuite, c'est sur sa floraison que se porte notre attention: une multitude de petites grappes jaunes surplombe des tiges presque alourdies par ces inflorescences en trompettes... Même si elles sont jaunes, la couleur des fleurs de Nicotiana glauca semble se  marier à la perfection avec le reste de la plante.

Pour la multiplier, rien de plus simple: après pollinisation, les fleurs de Nicotiana offrent des fruits qui sont emplis de milliers de graines. Celles-ci germent très facilement dans un substrat léger & à une température d'environ 25°c. Très vite, il vous faudra les placer au soleil & régulièrement les arroser - sans excès - pour éviter ce que l'on appelle "la fonte des semis" (= une pourriture d'origine cryptogamique qui s'installe aussi facilement que rapidement!) Une fois que les plantules seront suffisamment robustes pour être déplacées, repiquez-les individuellement dans des godets de la taille supérieure.

Une autre méthode de multiplication donne également de bons résultats: il vous suffit pour cela de prélever des portions de tige d'environ 15cm de long, semi-lignifiées, avant de les repiquer dans un substrat léger, après les avoir débarrassées d'une grande partie de leurs feuilles (afin d'éviter l'évaporation)
En quelques semaines, les jeunes plantules auront vite fait de déployer de nombreuses radicelles mais, ces dernières étant aussi fines que fragiles, je vous conseille d'attendre le plus de temps possible avant de les repiquer (et ce, avec le plus grand soin bien évidemment!)

Côté froid, Nicotiana glauca est bien plus résistante que ce que l'on pense (même s'il y a peu ou pas de données valables & précises sur le sujet), elle semble toutefois pouvoir résister  à des gel de l'ordre de -5 à -8°c (au moins!)
Les sujets installés à Paris "intra-muros" ont supporté, non sans souffrance, les températures négatives prolongées de l'hiver dernier. Ces observations sont plus qu'encourageantes pour nous conforter dans l'idée de l'installer au plus vite dans notre jardin! Et puis au pire, on pourrait même la considérer comme une "annuelle" & accepter de la voir disparaître en hiver, non?...

Même si la photo que je vous propose (prise en plein hiver au coeur de Paris) n'est que peu parlante, j'espère toutefois que j'aurai attiré votre attention sur ce végétal?!... Et comme j'ai coutume de le dire: aller en voir davantage sur la toile! (Notamment sa floraison)

Photo ci-dessous: une jeune pousse de Nicotiana glauca qui attend la fin de l'hiver avec impatience pour se développer!...


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