Cyperus papyrus est le nom latin du "Papyrus du Nil". Comme son nom l'indique, le Papyrus du Nil vient bien d'Egypte, où il pousse au bord des cours d'eau, les pieds dans l'eau et... la tête au soleil. Il a un développement important, puisqu'il atteint là-bas au moins 3 et jusqu'à 5 mètres de hauteur ! Il est, pour les Egyptiens, pratiquement une "mauvaise herbe"! Blasphème!! C'est une plante sublime, généreuse (comme souvent dans mes commentaires!) qui a, pour seul défaut, de ne se multiplier (presque) essentiellement que par semis!
On est habitué, avec le Papyrus "commun" (Cyperus alternifolius) de le multiplier en plongeant ses "têtes" dans l'eau, lesquelles prennent racine très rapidement. Ce n'est pas le cas pour Cyperus papyrus. On peut certes essayer de diviser la motte au printemps, mais le plus efficace reste tout de même le semis. Les graines sont aussi fines que de la cendre, mais, même si elles germent assez facilement à bonne température (25°c au moins & un taux d'humidité maximum), les jeunes plantules, très fragiles au début, se développent rapidement.
Du fait de sa provenance, le Cyperus papyrus requiert de la chaleur & un bel ensoleillement toute l'année, ce qui n'est pas toujours évident à recréer sous notre climat, surtout l'hiver. Néanmoins, si le pied est bien installé, il pourra résister à de très courtes gelées, seulement si celui-ci est immergé (il fait toujours moins froid sous l'eau qu'à la surface) ou protégé. Les parties aériennes seront définitivement abîmées, mais de jeunes pousses repartiront de la souche dès le printemps venu. Idéalement, considérons-la comme une plante de serre froide (= serre ou véranda non chauffée l'hiver) ou mieux, de serre chaude.
Elle se gorge de soleil l'été et accepte de se reposer l'hiver, si elle bénéficie d'une bonne luminosité et d'une température acceptable. En somme, c'est une plante qu'il faut savoir "apprivoiser" et pour laquelle il faut comprendre la façon dont elle se développe avant d'avoir de beaux résultats... Une plante superbe qu'il faut tenter!
Le Papyrus ci-dessous a été pris à l'Ecole de Botanique du Jardin des Plantes à Paris.
