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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 00:01

Croisée il y a un paquet d'années chez Alain Jamet (célèbre 'Fou de Palmiers'), l'Erythrine sait rester discrète une partie de l'année. Par ses exubérantes inflorescences j'avais déjà, à l'époque, été fasciné par cette délicieuse 'exotique', mais une petite piqûre de rappel cet été n'aura pas été de trop avant de vous en parler...

 

Son nom: Erythrina x bidwillii (x= croisement entre deux Erythrines: 'herbacea' & 'christa-galli' ) Surnoms: Crête de Coq ou Arbre corail (y'en a pas un pour rattraper l'autre) Sa provenance: Amérique du Sud. Feuillage: trifolié & caduque si les températures descendent en-deçà de zéro degré en hiver (on ne peut pas avoir que des qualités) Floraison: superbes grappes de fleurs rouges plus allongées que ramassées entre mai & octobre selon les régions. Son entretien: (plus que) facile.

Il est vrai qu'au prix où l'on paye notre abonnement Internet on pourrait exiger d'en savoir un peu plus! Je suis absolument d'accord!...

 

Erythrina x bidwillii est un bel arbuste qui n'a que 2 tout petits défauts: être piquant & caduque dans la plupart des régions dans lesquelles il est cultivé. Piquant il l'est légèrement car il possède des épines discrètement disposées sur le pétiole, au revers de ses feuilles et caduque, pour la simple & bonne raison qu'il les perd en hiver.

Côté résistance au froid & si vous vous habitez la région parisienne, je vous invite à le protéger très sérieusement car, même si le pied pourra résister jusqu'à des gels de l'ordre de -10°c, les feuilles puis les parties aériennes seront atteintes dès que le thermomètre descendra en-dessous de zéro degré...


Malgré ces petits défauts bien vite oubliés dès que l'on aura généreusement contemplé sa floraison, j'aimerais mettre l'accent sur l'étonnante résistance à la sécheresse de cette bougresse: en effet & c'est une grande qualité quand il s'agit d'installer une 'exotique' dans un jardin plus souvent assoiffé qu'arrosé de pouvoir, aussi bien qu'elle, résister au manque d'eau. Erythrina x bidwillii se contente de très peu d'arrosages durant l'année (excepté peut-être celle de son installation) après quoi, les précipitations naturelles de l'endroit dans lequel on l'aura plantée suffiront à la contenter.

 

Au premier abord, on ne saurait dire si c'est une grande 'vivace' ou un petit 'arbuste'. Un peu des deux certainement puisque qu'elle perd ses feuilles comme une vivace & qu'on ne doit pas hésiter à la rabattre, en sortie d'hiver, comme un arbuste (qui dépasse souvent les 2 mètres de hauteur) Sa croissance étant plutôt vive, vous obtiendrez très vite & tout au long de l'été, d'incroyables inflorescences au bout des branches qu'elle aura développées. Son feuillage, d'un vert très lumineux, devrait suffire pour qu'on décide de la cultiver mais la cerise sur le gâteau reste quand même quand on peut enfin immortaliser son inflorescence...

 

Pour mettre toutes les chances de votre côté de voir correctement votre Erythrine se développer,  assurez-vous simplement qu'elle soit cultivée dans un sol plus que drainant (1/3 terre de jardin, 1/3 de sable et/ou pouzzolane & 1/3 de terreau environ) et au Sud, complètement exposée. 

Aucune excuse côté 'marché' puisqu'on la trouve maintenant dans pratiquement n'importe quelle pépinière correctement achalandée & à des prix qui ne devraient pas vous rebuter.

 

Pour résumer: je vous invite à tenter l'acclimatation des Erythrines (un paquet de variétés) à la seule condition d'adapter l'espèce qui conviendra le mieux à votre climat, qu'il soit Breton ou Normand, Parisien ou Méditerranéen!

 

Ci-dessous: Piètre photo d'une inflorescence d'Erythrina x bidwillii prise à l'ombre & en fin de journée dans un jardin privé près de Hyères-les-Palmiers...

 

Erythrina X bidwillii

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Published by Silvère Doumayrou - dans Arbres & arbustes
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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 00:01

Il y a des arbres que l'on oublie pas. Celui-ci s'est fait connaître davantage pour son écorce que pour son port. En effet, dès que l'on ouvre une bouteille de vin ou que l'on punaise la liste des courses sur le mur de la cuisine, de lui on a besoin... Quercus suber n'est autre que l'arbre qui nous donne le liège!

C'est dommage de le restreindre à sa seule utilité, car le 'Chêne liège' est un bien bel arbre qui rempli toutes ses fonctions d'ornement avant une quelconque idée de rendement.

 

Quercus suber est un chêne persistant (= qui garde ses feuilles en hiver), natif du pourtour Méditerranéen, dépassant rarement  les 10 mètres de hauteur, plutôt 'ramifié' et couvert de petites feuilles persistantes, coriaces  & dentelées d'un vert très profond. Dans le Sud, on est habitué à le reconnaître grâce à sont tronc orangé parce que 'dénudé'. Son liège si précieux est en fait son écorce, laquelle est prélevée tous les 10 ans environ. Quand on sait que celle-ci peut atteindre 25cm d'épaisseur, il n'est pas étonnant de comprendre à quel point Quercus suber est résistant au feu!...

 

Son écorce est effectivement aussi souple que crevassée, d'y coller la main donne une sensation de souplesse & de chaleur. On se sent bien sous un Chêne liège: la couleur claire  de son tronc & de ses branches adouci rapidement un après-midi trop gris...

Même si nous avons l'habitude de le côtoyer sous des contrées plus Méditerranéennes que parisiennes, il faut savoir qu'il arrive à se plaire chez nous. J'en veux pour preuve les spécimens installés au Parc de Bercy, dans le 12ème à Paris, lesquels semblent se développer ici aussi bien que dans le Sud de la France.

 

Il est malheureusement trop rare en jardinerie, même s'il arrive parfois de le croiser, mais 'taillé', déjà bien poussé et à un prix généralement très élevé. C'est dommage, car autant l'Olivier, le Pin parasol ou le Cyprès se sont très largement démocratisés, autant le Chêne liège est encore un fantôme dans nos pépinières. Quand on voit le temps que met un Chêne à se développer (environ 25 ans), on ne peut que regretter qu'on ne le croise pas plus souvent!

 

Le planter c'est faire un geste pour les générations futures et, même si sa croissance est lente & qu'il est difficile de le trouver, il n'est pas de bonnes raisons pour ne pas l'installer!


Photo ci-dessous: détail du tronc de Quercus suber photographié à Paris, dans le Parc de Bercy...


Quercus suber

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 00:01
Albizia on commence à connaître, c'est pourquoi j'aimerais vous parler, plus précisément, du cultivar "Summer Chocolate" qui depuis 2 ans déjà a sévèrement retenu mon attention...

Alors voilà, Albizia est un arbre. Oui, une 'manifestation végétale' qui fait un tronc & des branches si les conditions de cultures sont réunies. L'espèce type résiste plutôt bien au gel & il n'est pas rare de le voir dépasser les 6 mètres de hauteur si tout va bien. J'en croise d'ailleurs régulièrement aussi bien en Seine & Marne que dans le fin fond de l'Aveyron depuis un paquet d'années maintenant sur lesquels on pourrait raisonnablement y installer une balançoire ou des hamacs tant leurs troncs & leurs branches sont épais!

Pour le néophyte, Albizia julibrissin ressemble tout bonnement à un Accacia (normal, c'est sa famille!): il porte un tronc clair, des feuilles nombreuses & profondément découpées (de la dentelle, en fait!) et se développe régulièrement jusqu'à former un arbre digne de ce nom en quelques années seulement, à une différence près: 'Summer Chocolate' se pare de bien agréables feuilles de couleur vertes d'abord, pourpre ensuite avant de finir pratiquement noires! (qu'il perdra malheureusement à l'automne) Comme pour l'espèce type, cet Albizia porte une délicieuse floraison complètement 'exotique'.

Celle-ci est assez spectaculaire et ce n'est certainement pas pour rien qu'on l'appelle communément 'l'Arbre à soie', car sa fleur est constituée d'une multitude de filaments rose clair d'une finesse incroyable que l'on pourrait effectivement comparer à de la soie. Une fois n'étant pas coutume (!) j'ai préféré vous présenter un détail de son feuillage plutôt que ses inflorescences, pour lesquelles vous trouverez quantité d'images en un 'clic' sur le Net.

Donc oui, résistant au froid il est:
ne privez pas votre Albizia de la pleine terre où que vous trouviez en France! On l'annonce résistant à -17°c et c'est certainement davantage! Plantez-le et puis c'est tout! Côté substrat, je l'ai vu s'accommoder de pratiquement n'importe quel terrain, veillez juste à lui réserver un sol un peu lourd (surtout si vous le mettez en pot) afin qu'il ne manque jamais d'eau. Si votre sujet est gourmand assurez-lui un amendement à chaque début de printemps. Rappelez-vous seulement que votre jeune Albizia ne doit pas manquer d'eau (ni avoir trop froid) les premières années suivant son installation.

Originaire d'Asie Mineure (comprenez en la Mer Noire & la Mer Méditerranée), il va de soi qu'une exposition ensoleillée ne pourra que le combler. L'installer en pot n'est, à terme, pas recommandé, car le végétal étant un arbre (qu'il faudra éviter de tailler pour lui garder un  port naturel) il aura vite fait de saturer son container de ses nombreuses racines. Si vous avez une belle terrasse parisienne assurez-vous donc d'avoir la maison de campagne qui va avec ou de la famille en province pour l'installer durablement en pleine terre!

Pour vous le procurer, vous pouvez tout essayer: semis, bouture ou marcotte, toutes ces techniques sont bonnes pour le multiplier. Le plus rapide restera cependant de l'acheter dans votre jardinerie, on le trouve maintenant très facilement & on commence même à apercevoir d'autres variétés que l'espèce type ainsi que des cultivars. Bref, voici un arbre 'miam' pour tout jardin 'exotique' qui se créé...
Photo ci-dessous: détail de la feuille d'Albizia julibrissin 'Summer Chocolate' volé sur un jeune sujet qui prendra place dans mon jardin dès que l'on aura repoussé les murs...

Albizia julibrissin 'Summer Chocolate'
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 00:01
Même si on n'a pas fait de Latin au lycée, quand on s'intéresse aux plantes on fini toujours par parler "Latin", enfin pour le nom des végétaux tout du moins. Là, il faut reconnaître qu'avec un tel nom on ne risque pas d'intéresser le plus grand nombre!! Tetrapanax papyrifera. Il faut reconnaître qu'un léger entraînement est nécessaire pour le dénommer sans l'écorcher.

En attendant, je vous propose (même si je n'aime pas beaucoup cela), de l'appeler très provisoirement par son nom commun: la plante à papier de riz (papyrifera = comme le Papyrus = avec lequel on fait du papier) Le papier obtenu avec Tetrapanax papyrifera est très fin & ressemble au "papier de riz". Celui-ci servait de support à la pratique de la calligraphie ou l'aquarelle notamment.
Pas étonnant alors d'apprendre que la zone d'endémisme de Tetrapanax soit l'Asie du Sud-est et en particulier la Chine où il pousse au coeur d'une végétation subtropicale bien dense...

Vous êtes amateur de grandes feuilles genre "bien exotiques"? Eh bien vous allez être servis!!
C'est ce que l'on voit en premier quand on le regarde: ses feuilles. Que l'on soit au-dessus (quand il est jeune) ou en-dessous (quand il est plus âgé), on est frappé par la finesse de son tronc & la largeur de ses feuilles. Les plus grandes atteignent les 80cm d'envergure. Elles sont d'un vert soutenu & lumineux, alors que les bourgeons & les jeunes feuilles sont presque brunâtres, car  couvertes d'une pruine duveteuse (voir photo)

Bon alors voilà, je ne vais pas aller plus loin dans la description de la bestiole (partie assez rébarbative dont je me passerais volontiers) au profit de quelques détails de culture, puisqu'au bout du compte ce que l'on veut savoir c'est: comment l'installer chez soi & ce, dans les meilleurs délais?!!

Évidemment que l'on craque complètement dessus quand on le voit pour la première fois! Le plus dur c'est de le revoir une deuxième fois et, plus dur encore, d'en avoir un à soi!! Heureusement que de ce côté-là nous avons quelques pépiniéristes Bretons qui se sont laissés séduire par sa mise en culture. On commence donc à le trouver plus facilement qu'il y a quelques années.

Tout d'abord, assurez-vous d'habiter un coin de la France où il ne fait pas trop froid en hiver car Tetrapanax papyrifera n'est pas bien armé côté résistance au froid. Il semblerait (selon différentes sources) qu'il puisse résister à des gels de courte durée de l'ordre -8 à -12°c. C'est pas rien, mais cela veut dire par exemple qu'il peut tout aussi bien mourir pour être resté une semaine durant à -6°c!
Où que vous soyez (à l'exception du Sud, de la Bretagne ou de la Normandie), il faudra protéger votre sujet avant que les premières gelées blanches ne soient annoncées. Comme d'hab: un bon paillage au sol & un sérieux voile d'hivernage pour les parties aériennes. Quoi que vous fassiez, les feuilles brûleront à partir de -4°c.

Du coup, comme pour toute plante 'exotique', je vous conseille de l'installer au printemps (avril-mai), en situation mi-ombragée à ensoleillée & dans un sol humide, riche & léger. Tetrapanax a besoin de garder les pieds au frais, aussi faudra-t-il s'assurer qu'il est correctement arrosé tout au long de l'année.
L'arbuste est de croissance relativement lente c'est pourquoi il ne sert à rien de le visiter quotidiennement pour constater son développement!

Photo ci-dessous: un jeune Tetrapanax papyrifera au Domaine Baudouvin, dans le Var...


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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 00:01
Le Laurier: on le voit tellement partout & tout le temps qu'on fini par l'oublier! On lui attribue souvent le rose pour le dénommer mais c'est loin d'être ma couleur préférée!...

Nerium oleander est un arbuste méditerranéen persistant. On le trouve, dans son milieu naturel, le long des oueds d'Afrique du nord. Il résiste à tout: à la sécheresse bien sûr, puisqu'il peut se priver d'eau plusieurs mois durant en pleine terre, mais supporte également l'excès d'eau & même le gel puisqu'il faudrait des températures inférieures à -15°c pour condamner son pied!

C'est donc un végétal simple, peu exigeant & qui a l'avantage d'être particulièrement florifère.
En effet, sa floraison s'étale généreusement de la fin du printemps au début de l'automne. Si vous prenez soin de couper ses inflorescences fanées vous prolongerez la durée & l'abondance de sa floraison, sans quoi il consacrera une partie de son énergie à maturer ses fruits (cela est d'ailleurs vrai pour la plupart des végétaux!)

Pour lui assurer un port buissonnant, sa cohorte de feuilles & de fleurs, il sera bon de le rabattre assez fortement (= tailler) environ tous les 4 ans (selon les régions & donc sa rapidité de croissance) Dans le cas contraire l'arbuste deviendra 'arbre' et d'une partie de ses feuilles il se dégarnira, surtout dans le bas.

Pour se le procurer on peut certes l'acheter n'importe où (et
parfois même à pas cher l'été dans n'importe quel supermarché!) mais le plus sympa reste de le bouturer. Rien de plus simple: prélevez des tiges de 15 à 20cm environ, semi-lignifiées (= des tiges plus vraiment vertes mais pas encore du bois) pratiquement à n'importe quelle période de l'année. Veillez juste à ne laisser qu'un tiers des feuilles & de couper en deux les restantes pour éviter l'évaporation. Plongez-les ensuite dans l'eau, sur leur moitié: après quelques jours seulement vous verrez apparaître les premières racines! Quand elles se seront correctement développées rempotez vos boutures dans un substrat léger qu'il vous faudra maintenir humide.
Je vous conseille de mettre 3 de ces boutures par pot afin d'obtenir de beaux Lauriers, bien touffus & bien formés.

Vous aurez remarqué que mon ton n'est peut-être pas aussi dithyrambique qu'à l'accoutumée, que mes explications sont plus botaniques que passionnées, c'est simplement parce que Nerium oleander est un végétal courant, un classique des terrasses ou jardins, somme toute agréable à cultiver.
On peut le faire pousser partout en France du moment que l'on prendra soin de le protéger voire, de le rentrer en hiver dans les régions les plus froides.
C'est une plante qui réussi par exemple très bien sur les terrasses parisiennes, du moment que l'on prendra soin de lui réserver un large pot, un substrat bien amendé & des arrosages suivis en été: Nerium développe de très nombreuses racines, aussi peut-il très rapidement se sentir à l'étroit dans son container & s'avérer être un véritable 'soiffard'!...

Bref, voici un végétal qu'il est plaisant de posséder.
Deux précisions tout de même: il faut savoir que l'ingestion de ses feuilles, fleurs & fruits peut se révéler très toxique, veillez donc à tenir les enfants éloignés!! Et puis, le Laurier n'est pas toujours 'rose' (et heureusement d'ailleurs!), il existe aussi en jaune, en rouge, il est parfois 'panaché' mais le blanc reste de loin mon préféré!
Photo ci-dessous: une inflorescence de Nerium oleander près de Toulon, en fin de journée...


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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 00:01
"Vivace arbustive caduque très florifère", telle est la façon dont on pourrait décrire Vitex agnus-castus, en quelques mots, assez primaires.
Oui, Vitex est un végétal à forte croissance (d'où le titre – un peu pourri, je vous l'accorde!) qui s'installe au soleil ou à mi-ombre sans rechigner! Il dépassera généreusement les trois mètres de hauteur pour au moins deux, en largeur.
On ne saurait dire si c'est une vivace arbustive ou un arbuste 'vivace'?!... Eh bien c'est un peu des deux car son port est particulièrement 'arbustif', mais son entretien relève davantage de celui d'une vivace.

En effet, tel un arbuste, la plante à beau pousser d'un bon mètre cinquante chaque année avant de porter ses premières fleurs à maturité - en début d'été - mais, à la sortie de l'hiver, sévèrement il vous faudra le tailler. Cette opération permet au végétal de garder toute sa densité.

La fleur, que l'on pourrait rapprocher de celle du Buddleia (à savoir une longue inflorescence couverte d'une multitude de micro-fleurs bleutées) apparaît un bon mois durant en début d'été. Outre sa fleur (en photo ci-dessous), son feuillage, lui aussi est intéressant: Vitex déploie, dès le mois d'avril, un bouquet de feuilles bien vertes & très découpées qui ne cesse de 'gonfler'... Rien que pour cela je serais preneur!

Côté culture franchement, Vitex n'est pas chiant: il se satisfera de la plupart des sols du moment que ceux-ci sont correctement amendés et, si possible, qu'ils puissent rester frais pendant l'été. Notez toutefois que dans le Sud de la France la plante montre une étonnante résistance à la sécheresse.

Oui, bon alors, voilà: le 'hic' c'est qu'on ne le trouve encore que rarement à la vente (c'est pourtant tellement mieux qu'un Forsythia ou qu'un Weigelia!) aussi est-il peut-être plus rapide & raisonnable de le bouturer plutôt que d'attendre qu'en jardinerie vous puissiez l'acheter?!
Je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'en rajouter une tartine pour vous convaincre de rencontrer & d'adopter ce bien modeste arbuste dans les meilleurs délais...
Photo ci-dessous: détail d'un Vitex agnus-castus dans un aménagement paysager à Vincennes, en milieu d'été.


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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 00:01
Voilà une vraie belle "rencontre botanique"!
Je me balade seul dans un jardin parisien, mine de rien et laisse vagabonder mon regard à droite & à gauche quand enfin celui-ci hésite entre un Sarcococca & un Cercidiphyllum. Exactement à mi-chemin entre ces deux spécimens se présente un bien bel arbuste, aussi discret que gracieux: c'est Aesculus parviflora...

Je me souviens de l'avoir déjà croisé, il y a quelques années, mais son identité ne m'était pas familière. Il m'a fallu enclencher mon réseau de "végétaleux" pour mettre un nom sur cette rencontre.
Cette dernière fut plutôt agréable (il suffit d'ailleurs de regarder la photo ci-dessous pour en être convaincu) Quelle légèreté & quelle douceur développe ce Marronnier! Oui, j'ai bien dit Marronnier!! Le fidèle représentant de nos piètres avenues parisiennes est de la même famille que notre Aesculus parviflora!...

C'est un arbuste de petite taille qui aime se développer à la mi-ombre ou au soleil. Une terre "franche" (= de jardin), correctement amendée & suffisamment hydratée (surtout après plantation) lui conviendra.
Je ne lui trouve qu'un seul défaut: il n'est pas persistant (= il perd ses feuilles en début d'hiver) Mais celui-ci est bien vite oublié quand l'on voit avec quelle grâce cet Aesculus développe ses feuilles fragiles d'un vert unique portées par des pétioles fuschias...

Un peu plus tard, c'est à une agréable floraison que nous assistons: en effet, Aesculus parviflora porte de longues inflorescences blanches très plaisantes à contempler vers le début de l'été...

Alors que l'arbuste se rencontre de temps en temps dans les jardins parisiens (entre-autres), il n'en demeure pas moins qu'il est absent de nos jardineries habituelles... Pourquoi? Je n'ai aucune idée sur le sujet!! Tout ce que je peux faire c'est de vous conseiller de l'acheter de petite taille (si vous le trouvez!), car les sujets déjà bien développés n'ont pas l'élégance de ceux que j'ai pu rencontrer...

Aucune inquiétude à avoir côté résistance au froid car Aesculus parviflora, comme le Marronnier, y résistera.
Prévoyez juste un peu d'espace pour son installation car il dépassera, avec le temps, les deux mètres de hauteur & presqu'autant en largeur. Son pied n'est pas ramifié aussi je vous invite ensuite à y installer des plantes d'ombre ou de mi-ombre telles des fougères, Rodgersias, Aruncus, Acanthes, ou autres couvre-sols type Cornus canadensis, Epimédium ou Ajuga reptans.

Ci-dessous, un détail d'Aesculus parviflora immortalisé avant floraison au Parc de Bercy à Paris, à la faveur du soleil un petit rayon...


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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 00:01
Allez, allons-y! Étant en pleine "colorithérapie", je suis bientôt prêt à m'intéresser aux couleurs chaudes et, plus précisément, à l'orange voire, au jaune!! Si, c'est vrai, mais c'est bien parce que c'est Fremontodendron!...

Cela fait longtemps que je la côtoie, que je la regarde, que je l'effleure... Elle me plaît, tout me plaît d'ailleurs chez elle, mais sa floraison jaune-orangée m'interdisait de ne trop m"y intéresser!
Erreur: elle me poursuit, elle me rattrape & me dit: "regarde-moi!"...  Force est de constater que je ne peux rester indifférent: ce végétal mérite tout de même qu'on lui consacre un petit peu de temps.

En effet, Fremontodendron californicum a certes un nom à coucher dehors, mais tient une place à part dans l'univers des "exotiques" résistantes au froid. Déjà pour cette raison: elle y résiste vraiment très bien! La littérature la donne résistante à -12/-15°c et c'est vrai: le spécimen du Parc de Bercy a résisté aux gels de l'hiver 2008-2009 (aux alentours de -10 à -12°c intra-muros) sans protection & sans aucun dommage!

Ensuite, parce que Fremontodendron est un arbuste aux tiges robustes & trapues qui porte de courtes feuilles plus bronzes que vertes. Celles-ci sont recouvertes d'une sorte de pruine brunâtre laquelle s'avère urticante quand on la "titille" de trop prêt ou trop longtemps! Alors attention alors aux démangeaisons!...

Maintenant sa fleur. Pour vous la décrire (même si la photo est certainement bien plus parlante que ces quelques mots) est proche de celle de l'Hibiscus, étant aussi grosse & arborant un port très similaire, à une différence près: la couleur. En effet, celle de Fremontodendron californicum se balade du jaune à l'orange en passant par des camaïeux de ces deux couleurs sans que l'on s'en rende compte! Sa fleur est donc aussi unique que singulière pour une "exotique" acceptant de se développer à Paris!

Côté culture enfin. On a déjà parlé du froid (qui ne dure chez nous & par an que 6 mois!), alors parlons de la "belle saison": eh bien, si soleil il y a, sous ses rayons la planter il vous faudra!
Le sol a seulement besoin d'être frais, un peu de terreau de feuilles & de corne torréfiée à la plantation lui suffiront. Arrosez généreusement au début, puis seulement quand la terre est sèche ensuite (rappelons que la plante vient de Californie)

Je pourrais encore vous dire que celle-ci est un arbuste qui atteint avec le temps une belle hauteur & qui n'a, en général, pas besoin d'être taillé, qu'elle est encore méconnue & qu'on la trouve trop peu en jardinerie, que je vais très certainement l'installer dans les semaines qui suivent au sein de mon jardin, mais je préfère de loin vous laisser contempler la modeste photo ci-jointe...

Ci-dessous, Fremontodendron californicum au Parc de Bercy à Paris, photo prise le jour où, en général, on préfère s'acheter ou offrir du Muguet plutôt que de traîner dans les jardins, appareil photo à la main!...


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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 00:01
Communément appelé "rince bouteille", voici une "exotique" qui peut servir à bien d'autres usages que domestiques et notamment à dresser un jardin moribond au statut de "jardin exotique"!
En effet c'est compréhensible (même si réducteur) d'appeler généralement Callistemon "rince bouteille" à cause de la forme de ses fleurs: en "goupillon". Laissons la cuisine & ses accessoires de côté pour parler plantes...

Voici un arbuste "Méditerranéen", en fait originaire d'Australie, qui semble pouvoir s'acclimater à nos jardins mais ce, à une seule condition: qu'un froid intense ne s'installe pas trop durablement! C'est vrai, cette année avec des -13/-15°c enregistrés ils ont, pour la plupart, grillé sur pieds à Paris & en proche banlieue, mais cela ne doit pas nous empêcher de tenter leur acclimatation, quitte à les protéger un peu plus efficacement l'hiver durant.

Sa résistance au gel est donnée aux alentours de - 5°c (un peu plus, si j'en crois mes observations) Néanmoins, même en cas de brûlure des parties aériennes, la plante saura repartir du pied pour se reconstituer.
Callistemon laewis est un arbuste de taille moyenne qui, au-delà de l'attrait que nous procure ses inflorescences, offre un délicat & coriace feuillage persistant. C'est ce qui devrait nous intéresser en premier lieu mais, très vite, c'est évidemment par sa floraison que nous sommes conquis!

Pour le voir se développer au mieux réservez-lui la meilleure partie du jardin, à savoir la plus ensoleillée (plein sud & adossé à un mur, par exemple) avant de le planter dans un sol riche mais drainant. Rapidement & même sous un ciel souvent trop gris, Callistemon laewis croît régulièrement, vous offrant de jeunes pousses couleur bronze avant de se transformer en un vert plus mate & soutenu pour enfin vous honorer de ses improbables fleurs d'un rouge tirant sur le fushia qui n'appartient qu'à lui.

Si vous pouvez le trouver, achetez Callistemon viminalis, au feuillage plus fin (très "gracieux") lequel est plus résistant des quelques degrés aux assauts du gel...
Bref, même si l'on prend le risque de le perdre les années où il fait vraiment froid l'hiver, croyez-moi, ça vaut le coup de tenter son acclimatation, je vous laisse
néanmoins seul juge!...

Ci-dessous, une inflorescence de Callistemon Laewis, fin septembre, en banlieue parisienne.


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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 00:01
Traduction: un Grevillea à feuilles de Romarin. C'est fou de voir une telle "exotique" résister si bien au froid, être si modeste & nous combler de tant de satisfaction quand enfin elle nous offre ses fleurs!...
Il me faudra absolument vous proposer une autre photo, plus belle,
plus parlante, plus "vendeuse" en fait, pour illustrer Grevillea rosmarinifolia, mais l'envie de vous en parler était plus forte!!

Cela fait un moment que je la côtoie & quelle ne fut pas ma surprise de la voir en fleur alors que le printemps était loin encore d'être annoncé!! Voici une "exotique" capable de fleurir en février!
(Et ce, jusqu'aux mois d'avril ou mai)

Au premier abord & de très loin, ce Grevillea ressemble à un buisson, presque "épineux", qui aurait pour seule qualité d'être vert en hiver. De loin seulement...
De près, il est bien plus intéressant. Effectivement c'est un buisson, mais sa taille modeste nous permet aisément de l'installer dans notre jardin, même déjà bien rempli, sans gêner ses voisins. Il développe de fines feuilles, comparables en effet à celles du Romarin, mais d'un vert bien plus intense, clair au début puis plus profond ensuite.
Ce Grévillea est certainement l'un des plus résistants au gel, puisqu'il a supporté cet hiver encore (bien plus froid qu'à l'accoutumée) sans aucun dommage!...

Pour le voir s'épanouir au mieux prévoyez-lui, comme souvent, un sol riche mais drainant, une exposition bien ensoleillée & des arrosages généreux en été. Il aura vite fait de se développer & déjà de vous offrir ses premières fleurs. Sa floraison, très particulière, est propre à cette espèce: la fleur, aussi fine que discrète, est très "exotique". La famille comprend un panel de couleur assez large, je pense notamment à Grevillea gracilis - qui fleurit blanc & qui semble être encore plus résistant au froid - mais celle de Grevillea rosmarinifolia (ou juniperina - très proche) est de couleur rouge à fuschia.

Le tailler, juste après la floraison, est une solution pour le voir se développer de façon plus dense & d'obtenir ainsi des fleurs plus nombreuses. En dehors de cela, ce Grevillea ne demande que peu de soins. Il ne sera, par exemple, pas nécessaire de le protéger en hiver. Il tolère manifestement des gels de l'ordre de -15°c avant de commencer à en pâtir!...
On commence à le trouver non seulement dans les jardins mais, petit à petit, dans les jardinineries aussi.

Si vous n'avez pas Grevillea, il vous manque quelque chose et puis, le jour où vous constaterez (comme moi cette année) que votre Chamaerops humilis est devenu entièrement marron à causes de gels de -13°c, je vous assure que vous serez content de l'avoir & bien vert, ce Grevillea, pour vous remonter le moral!...

Ci-dessous, détail d'une branche de Grevillea rosmarinifolia (juste avant la floraison) dans le Jardin des Serres d'Auteuil à Paris.


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Published by Silvère Doumayrou - dans Arbres & arbustes
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