Question: Je ne suis pas une monocotylédone, pas plus une "exotique", le nom que l'on me
donne n'a (presque) rien à voir avec les fruits que je porte et, contrairement aux apparences, je pousse là où l'on ne m'attend pas: Qui suis-je? Arbustus unedo:
l'Arbousier!...
Voilà une plante Méditerranéenne qui mérite (encore une!) d'être plantée plus largement dans nos régions peu fréquentées par le soleil
(Au moins pour la bonne raison qu'elle résistera à des gels de -12 à -15°c environ!)
On l'appelle communément "Arbre aux fraises" à cause de ses fruits, de jaunes à rouges à maturité, qui apparaissent en
même temps que les fleurs, proches de celles du Muget, au début de l'hiver (Entre novembre & janvier, selon les régions)
J'ai décidé de parler de l'Arbousier parce que la photo que j'avais pour l'illustrer était potable, certes, mais pas
seulement! C'est véritablement un arbuste qui se mariera parfaitement avec toute flore Méditerranéenne voire, "exotique". Non seulement celui-ci est persistant (= garde son feuillage en
hiver), mais en plus il développe de très gracieuses feuilles, finement dentelées & d'un vert profond sur des tiges idéalement fuschias. Avec le temps, les tiges se "lignifiant"
(= devenant bois) l'écorce de l'arbuste prend toute son ampleur: les branches & le tronc se parent d'une unique couleur brun clair, irrégulière...
Il importe peu à Arbustus unedo où il pousse: que le sol soit calcaire ou un peu plus acide, il s'y développera bien du
moment qu'il est au soleil... Arrosez-le généreusement en été et peu ou pas en hiver. Sa croissance étant plutôt moyenne à lente, un apport en engrais lors de la saison estivale ne lui sera que
bénéfique. Cette lenteur de croissance justement nous permet de le cultiver de longues années en pot, du moment que l'on respecte le mélange suivant: 60% Terreau Plantation & 40%
Terre Végétale (= de jardin), additionné d'un engrais naturel à diffusion progressive.
L'arbuste n'est pas véritablement considéré comme un "fruitier", peut-être parce que la consommation de son fruit, quelque peu acide,
vous découragera d'en manger un deuxième!... Considérons-le simplement comme un arbuste d'ornement.
On peut le voir à Paris au Parc de Bercy, dans le Jardin des Serres d'Auteuil, mais le plus beau représentant est
certainement celui de l'Ecole de Botanique du Jardin des Plantes où a été prise la photo ci-dessous au beau milieu de l'hiver...
Alors?...
par Silvère
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Il était une fois un palmier qui poussait bien tranquillement depuis des millénaires au beau milieu du continent Sud-Américain... Un jour, il y a
longtemps déjà, les hommes qui l'ont découvert lui ont donné un nom: "Trithrinax campestris". Bien plus tard, d'autres hommes se sont mis à vouloir en posséder quelques
spécimens dans leurs luxueuses villas du "Vieux Continent". Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir qu'ils avaient rapporté avec leurs palmiers un gros papillon dont les larves
xylophages se délectent du coeur de ces palmiers!... Celui-ci s'est trouvé bien esseulé car il n'y a avait pas d'autres Trithrinax dans les environs... Ce papillon c'est
"Paysandisia archon". Il lui est alors venu l'idée de "goûter" d'autres espèces de palmiers, comme Phoenix canariensis, Chamaerops humilis ou Trachycarpus fortunei par
exemple... Il s'est très bien acclimaté à son nouvel environnement et, faute de prédateurs, a commencé à se développer plus largement. Voilà pour la petite histoire...
Aujourd'hui, dans certaines villes du Sud de la France, mais pas seulement (!),
on abat massivement les palmiers infestés par ce "nuisible". Une seule solution: couper les palmiers et les brûler!... Sans vouloir faire la morale à qui que soit, l'homme doit apprendre &
comprendre que déplacer des espèces comporte des risques, la plupart du temps difficiles à maîtriser ou à juguler... Un deuxième ravageur est également en train de s'attaquer aux palmiers,
son nom: "Rhynchophorus ferrugineus" (le Charançon rouge, plus simple!)... Celui-ci nous vient d'Asie via le Moyen-Orient. Il est encore plus virulent que le papillon et aucun remède
fiable n'est encore au point pour éradiquer ces deux nuisibles venus d'ailleurs... Le problème majeur reste que quand l'on aperçoit les premiers symptômes (de la sciure qui sort du coeur du stipe
ou des trous très réguliers, type "brûlure de cigarette", dans les nouvelles feuilles) il est déjà trop tard!...
Aussi je vous invite à faire très attention aux palmiers que vous achetez ou que vous importez. Si l'un d'entre eux est atteint par
l'un ou l'autre de ces ravageurs, il aurait vite fait de contaminer l'ensemble de votre collection!!...
C'est dommage que ce papillon ou ce charançon fassent de l'ombre à Trithrinax campestris, car, même
s'il pousse très lentement, ce palmier (originaire d'Argentine) est vraiment très intéressant! (Notamment pour sa résistance au gel: -12°c environ!) J'en reparlerai très
prochainement... En attendant et pour en savoir plus sur ces bestioles, je vous conseille de consulter le site de Gardenbreizh ou celui des Fous de palmiers (en
liens ci-contre)...
J'ai pris la photo ci-dessous l'été dernier lors de l'installation de "Paris-Plage", parmi la belle collection de palmiers
qui est proposée chaque été tout au long de la Seine...
par Silvère
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La "Climato-psychologie" ou l'Art d'être influencé par
le temps qu'il fait!...
Eh oui, certains jours d'hiver, on se demande si l'on va en sortir un jour!... Il fait à
moitié nuit, le ciel est invariablement gris, les températures ne décollent pas: C'est à se demander si le soleil finira enfin par se montrer!... Celui-ci parait avoir été embauché
en Intérim... Ce serait vraiment sympa qu'il signe un CDI avec l'Ile-de-France & ailleurs!... Ajoutez à ce sombre tableau une pluie fine & froide qui fouette nos visages,
laquelle semble faire les trois huit!... Comment s'en sortir outre prendre notre mal en patience!... Deux solutions: Au pire, mettre fin à ses jours, au mieux, se glisser sous la couette, au
chaud, en attendant que ça passe!...
Et puis, le temps passant, le soleil revenant, brillant davantage puis vraiment,
réchauffe nos visages meurtris par un hiver toujours trop long et nous rappelle que nous nous dirigeons assurément vers le printemps!... Ce soleil nous chauffe, les températures remontent et
notre espoir grandit!... Les beaux jours pourraient-ils revenir pour de bon?...
Et ce jour arrive, tout doucement, un peu plus à chaque lever de soleil... La déprime fait
place à l'espoir...
Petit à petit, sans que l'on s'en rende compte, le soleil est déjà (presque trop) chaud pour
la saison!... On enlève paille et voiles d'hivernage, il faudrait presque arroser nos végétaux à peine sortis de l'hiver!... On se dit que les gelées blanches ne sont définitivement plus
d'actualité (même si on a tort, on veut juste s'en convaincre!) et bientôt on se demandera comment il est possible que notre sol gèle en hiver tellement les températures sont clémentes et le
soleil présent!...
Cette fois, on peut dire que l'on tient le "bon bout"!... On y est presque!... Ca y est, le
printemps arrive avec son armée de jours qui rallongent, d'arbustes en fleurs et autres "exotiques" qui repartent en croissance!... Et même si les nuits sont encore fraîches, considérons que nous
sommes sauvés!!...
En attendant que les beaux jours s'installent définitivement et que le plaisir face place au
bonheur, je vous invite (avec un peu d'avance!) à profiter "virtuellement" des petits riens qui nous comblent, comme ces feuilles (presque parfaites!) de Musa Basjoo, immortalisées
en août dernier dans mon jardin...
par Silvère
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Arrivée première à l'issue du casting de la "Nouvelle Plante Star", la nominée est : Cordyline australis atropurpurea!!... Et
sincèrement, c'est plutôt mérité!! Oui, car elle en a sous le pied!
Voilà une plante qui a un port très "exotique", qui est persistante & généreuse (!), qui pousse rapidement et qui résiste mieux au gel que ce
que l'on croit, puisque les Cordylines supportent au moins des températures de 8 à 10°c en-dessous de zéro!!
Je vous la présente: "Cordyline", c'est son nom de famille, "Australis", parce qu'elle nous vient d'Australie,
"Atropurpurea", du fait de sa couleur pourpre. Même si les plus belles se trouvent certainement en Australie ou en Nouvelle Zélande, de très beaux spécimens de plus de 6 mètres
se développent à merveille depuis des décénies dans le Sud de la France et surtout en Bretagne & Normandie (Voir le Jardin de Vauville) Les Bretons n'ont pas que la
Forêt de Brocéliande ou la "galette", ils ont aussi Cordyline australis!... A quand les "Parigots" & les autres?!...
Eh bien c'est en cours! On la plante petit à petit de plus en plus et ce, dans nombre de régions. Et on a raison! On la verra davantage encore les
prochaines années. Son prix est très abordable et elle est facile à trouver en jardinerie.
Elle résiste très (très!) bien au gel: Je fais germer nombre de Cordylines en Seine & Marne (77) depuis des années, lesquelles
restent dehors, sans protection, depuis leur première année: Je n'en ai jamais perdu une seule!! Le pire qu'il puisse arriver c'est que les feuilles aient tendance à jaunir... Notons
toutefois que "l'espèce type" (Cordyline australis - feuilles vertes) est sûrement plus résistante que "atropurpurea" de quelques petits degrés...
Sa multiplication est la plus simple qu'il soit: Il suffit de prélever des graines (noires & minuscules) sur des infrutescences mûres (Entre fin
août et début février selon les régions) Semez-les sans les faire tremper en les recouvrant à peine de terreau à une température de 20-25°c environ. Les graines lèvent entre une à
trois semaines. Le développement est régulier, même si un peu lent au début, plus le temps passe et plus la croissance s'accélère... Depuis la graine, vous obtiendrez en quatre ans environ un pied de près d'un mètre de hauteur!...
Sachez aussi qu'elle produit chaque année de très belles inflorescences, couvertes de milliers de fleurs blanches l'été venu. Ce
détail est particulièrement décoratif et donnera, davantage encore, un aspect "exotique" à votre jardin. C'est à partir de ces inflorescences que la plante peut se diviser pour donner à
Cordyline australis un port plus arbustif & impressionnant encore...
Arrosez-la généreusement l'été, protégez-la correctement en hiver. Je conseille de la planter par deux ou trois afin d'obtenir un
effet plus "paysagé" de la plante. En container, réservez-lui un pot plus profond que large (elle a une racine pivot proportionnelle à son stipe, à savoir puissante &
profonde)
Bref, une fois de plus je m'aperçois que je pourrais encore en parler des heures, mais le plus simple reste toutefois de s'en procurer
une au pus vite ou, à défaut, de contempler de longues minutes durant la Cordyline australis atropurpurea en photo ci-dessous, prise il y a quelques jours dans un mini-square du
12ème arrondissement de Paris...
Cependant, n'oublions pas les autres Cordylines (une large famille), lesquelles ne sont pas toutes aussi résistantes au
froid...

par Silvère
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