Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 00:01

Aïe, aïe, aïe! Comment puis-je commencer un article sur un végétal avec un nom pareil?!! 'Clerodendron trichotonum' (clairon-dindon-tricot-d'automne, moyen 'mnémotechnique' de s'en souvenir) a un nom aussi difficile à prononcer qu'à retenir!

 

Je vais tâcher de faire simple: la plante dont on parle aujourd'hui est un arbuste (presqu'un arbre quand on voit la taille qu'elle peut atteindre parfois!) qui souvent se cache ou se perd parmi ses congénères...

En effet, Clerodendron trichotonum est un arbuste que l'on commence doucement à trouver dans les jardins privés et parfois publics, mais on le voit rarement au premier coup d'oeil, on l'aperçoit généralement quand il commence à porter ses fruits alors que ses voisins perdent leurs feuilles, petit à petit.

 

Le Clerodendron est une 'exotique', puisque son milieu d'endémisme est la Chine & le Japon.

Comme toute bonne 'exotique' qui se respecte, elle ne fait pas comme les autres: elle fleurit tard dans la saison, puisqu'autour de Paris on aperçoit rarement ses fleurs avant le mois de septembre (un moment à immortaliser car celle-ci est de courte durée: 3 semaines environ)

Mais le spectacle continue Mesdames Messieurs, car ses fleurs vont rapidement laisser place à un fruit très décoratif: une petite bille violine puis noire au coeur d'une étoile fuchsia... 

Alors qu'il perd régulièrement ses feuilles jusqu'à en être totalement dépourvu, ses  infrutescences prennent le dessus et deviennent très visibles dans des massifs qui, en milieu d'automne, sont parfois un peu tristes.

 

Mais Clerodendron a une croissance plutôt vive aussi l'arbrisseau aura vite fait de se transformer en un bel arbuste et bientôt en arbre, au port dense & harmonieux. Prévoyez ainsi un peu de place (au-dessus & autour de lui) à sa plantation. Vous pouvez également décider de lui garder des proportions raisonnables en le taillant, comme souvent, en sortie d'hiver.

Côté froid, pas de soucis: le Sino-japonais sait garder la tête droite quand les premiers gels feront grelotter les 'exotiques' les plus délicates. -20°c est la température maximale à laquelle il semble pouvoir résister cependant des gels avoisinant les -10°c constituent déjà une menace pour ses parties aériennes. Vigilance donc. Réfléchissez bien avant de l'installer en Haute Savoie, alors qu'en région parisienne vous aurez tous les droits!

 

Pour le reste, rien de plus simple: un sol frais, bien amendé et une exposition ensoleillée sera souhaitée. Question de Paul Bernard aux pépiniéristes: "Pourquoi qu'on la voit pas plus souvent c'te bestiole-là?!" Bah, j'sais pas Paul Bernard! Dommage, car je pense ne pas être le seul à regretter de ne pas la croiser plus souvent quand je vais me balader!...

 

Photo ci-dessous: très beau spécimen de Clerodendron trichotonum (4 mètres environ), photographié près de Montmorency (Nord de Paris), en fin de floraison...

 

Clerodendron trichotonum

Par Silvère Doumayrou - Publié dans : Arbres & arbustes
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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 00:01

Cessons de rêver: malgré leur attrait ou leur beauté, il y a des végétaux que nous pourrons adapter au pourtour Méditerranéen mais pas au climat Parisien... C'est bien malheureusement le cas de Doryanthes palmeri, une rare exotique 'pas d'ici'!

 

En effet, forte de son origine Australienne, Doryanthes palmeri, par son port ou sa croissance, est bien plus intéressante que Phormium tenax ou Cordyline australis réunis!!

Ma première rencontre avec celle-ci remonte à bien longtemps quand, au Jardin des Plantes de Paris, j'ai découvert (en pot) un végétal très intéressant mais manifestement peu résistant au froid: Doryanthes palmeri.

 

Il m'aura fallu attendre quelques années avant de pouvoir enfin la croiser 'en vrai', dans un superbe jardin de Hyères-les-Palmiers. Elle était là, parfaitement installée, au soleil exposée une partie de la journée. Elle semblait vouloir pousser encore & encore pour s'extraire de la végétation qui se développait à ses pieds.

Appareil dégainé, instant immortalisé: Doryanthes palmeri semblait me toiser... Son port altier n'a d'égal que la justesse de ses feuilles, fièrement dressées. Mais pourquoi je n'habite pas là-bas, sur une colline de Hyères-les-Palmiers, inondée de soleil, 300 jours chaque année?!

 

Qu'importe: la regarder, la toucher ou la photographier suffisait à me combler; voici un végétal que je ne pourrai jamais cultiver sans déménager. En effet et malgré les apparences ou sa provenance, Doryanthes palmeri est très peu résistante au froid, malheureusement. Des gels d'environ -2 à -3°c seulement pourraient la condamner!... 


Aussi, vous arriverez à la maintenir pour le mieux sous un climat exempt de gelées. En dehors de cette zone très privilégiée qu'est la Méditerranée (je pense à la façade Atlantique et, en particulier, à certains coins bien reculés de la Bretagne ou de la Normandie) , vous pourrez peut-être vous délecter de sa présence, à condition de bien la protéger. Paille & voile d'hivernage feront partie de l'arsenal, mais si le soleil en été venait à manquer, il ne vous restera plus que vos yeux pour pleurer quand vous verrez votre Doryanthes palmeri végéter!...

Sans quoi, étant de croissance plutôt lente, après quelques années de bons & loyaux services, elle devrait vous dépasser, puisqu'elle peut atteindre les 2m50 de hauteur dans des conditions de culture idéales.

 

Côté sol, ce n'est pas compliqué: prévoyez seulement une fosse de plantation raisonnable, remplie d'un mélange plus fort en terreau qu'en terre végétale & généreusement amendé.  Une pointe d'acidité (comprenez de la terre dite de bruyère) devra être apporté à ce mélange pour qu'il soit complet. Comme le Phormium ou la Cordyline justement, elle appréciera d'être arrosée de temps en temps et, si possible, plus souvent que rarement...

Si toutes les conditions énumérées ci-dessus sont respectées, vous aurez peut-être la chance de voir fleurir votre 'exotique': une incroyable inflorescence d'un rouge soutenu, presque bordeaux ou lit-de-vin, qui ressemble étrangement à celle de Beschorneria yuccoides (pour ceux qui connaissent), sinon tapez 'Doryanthes palmeri' dans la rubrique 'images' de votre moteur de recherche (pour ceux qui ne connaissent pas), car la mienne en était dépourvue quand je l'ai prise en photo...

 

Absente des jardineries, trop peu installée dans les jardins privés ou publics, il semblerait que notre belle 'exotique' se fasse rare, même dans son milieu naturel. Espérons alors que les botanistes, les chercheurs & autres pépiniéristes feront tout pour sauvegarder cette plante méconnue qui est loin de nous avoir livré tous ses secrets!!

 

Ci-dessous: photo de ma rencontre avec Doryanthes palmeri dans le délicieux Jardin du Clos Saint Bernard, à Hyères-les-Palmiers... 

 

Doryanthes palmeri

Par Silvère Doumayrou - Publié dans : Autres 'exotiques'
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Vendredi 19 novembre 2010 5 19 /11 /Nov /2010 00:01

J'aurai passé une partie de ma vie à les confondre ces deux-là: Catalpa bignonioïdes & Paulownia tomentosa! Et pour cause: voici deux arbres 'pas de chez nous' qui font de grandes feuilles bien vertes & qui arborent un port très similaire...

 

Alors et avant de vous parler de Paulownia tomentosa, j'aimerais bien (et cela servira peut-être autant à vous qu'à moi!) le comparer au Catalpa, afin que l'on puisse correctement les identifier.

Il y a véritablement trois choses qui les différencient: les feuilles de Paulownia sont plus importantes que celles de Catalpa, ses fleurs sont violettes quand celles de Catalpa sont blanches, tachetées, et enfin les fruits de Paulownia sont de grosses capsules dressées alors que ceux de Catalpa ressemblent étrangement à des 'haricots géants', dépassant fréquemment les 30cm de longueur...

 

Voilà, le plus dur est fait, on sait maintenant qui est qui & nous n'avons plus le droit de douter quand on sera face à l'un ou à l'autre de ces végétaux! Encore que...

Je me permet de mettre un bémol quand il s'agira de déterminer si le jeune arbre aux grandes feuilles que l'on voit pousser dans cette petite cour délaissée est un Paulownia ou un Catalpa: Eh oui, tous deux ont de grandes feuilles 'tomenteuses' (= 'duveteuses'), d'une taille oscillant respectivement entre 30 & 40cm de longueur, d'une forme très proche & d'une couleur similaire...

 

Il se trouve que Paulownia arrive à se multiplier assez aisément et que c'est souvent lui que l'on découvre un beau matin dans un coin caché du jardin!...

C'est un arbre, il dépasse facilement les 10 mètres de hauteur si on lui laisse le temps & la place de le faire. Petit à petit, les si grandes feuilles ('juvéniles') qu'il développe dans les 2-3 premières années de sa croissance laisseront place à d'autres, plus modestes, moins grandes en tous les cas. Et puis, on n'a pas toujours la place de le laisser se développer. 

Aussi et c'est une solution souvent adoptée: vous pouvez le traiter en 'cépée' (= en taillant son tronc à raz de terre, chaque année, en sortie d'hiver), afin de ne jouir que de cette immense tige couverte de feuilles démesurées! L'effet obtenu est au moins aussi fort qu'une très belle Gunnera ou autres Musas... (voir photo)

 

Et pourquoi pas (cela ne me dérange pas), il y a quantité de végétaux qui sont traités de cette façon sans que l'on s'en aperçoive, je pense notamment à l'Osier (Salix viminalis) qui est coupé chaque année, à la Vigne (Vitis vinifera), traitée d'une façon proche (ne dit-on  pas d'ailleurs 'cep' de vigne?) ou à nombre de Cornouillers (comme Cornus alba sibirica) que l'on cultive pour la couleur de leurs bois. Mais, contrairement aux végétaux précédemment cités, Paulownia tomentosa est une véritable 'exotique' puisque son milieu d'endémisme est l'Asie et, plus précisément, le centre de la Chine...

 

Côté culture, la plante n'est pas très exigeante: si vous souhaitez l'installer dans votre jardin, prévoyez-lui simplement une belle fosse de plantation, correctement travaillée & amendée. Après quoi et en général seulement la première année, il conviendra de copieusement l'arroser. C'est à peu près tout, même s'il est certain qu'elle se développera bien mieux au soleil plutôt qu'à l'ombre!!

 

Le traitement du Paulownia tel que je le suggère précédemment concerne souvent un semis spontané. Et si vous décidiez de le planter?! Oubliez seulement l'idée de le maintenir en pot: Paulownia tomentosa est un arbre qui aura vite fait de dépérir si, en pleine terre, il ne peut se développer.

En résumé & pour faire court: si vous disposez d'un seul mètre carré correctement exposé dans votre jardin, pensez à y installer un Paulownia tomentosa lequel, très obéissant, vous donnera tout ce qu'il a et ce, du printemps à l'automne.

 

Ci-dessous: quelques feuilles de Paulownia tomentosa traité en 'cépée', prises en fin d'été & de journée,  à contre-jour dans une petite cour...

 

Paulownia tomentosa

Par Silvère Doumayrou - Publié dans : Arbres & arbustes
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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 00:01

Qui n'a jamais entendu parler d'Agapanthus africanus (= les Agapanthes)?! Personne et pour cause: elles sont l'un des acteurs principaux de nos jardins, Parisiens ou Méditerranéens. Vivace importée d'Afrique depuis un paquet d'années maintenant, nous devons avouer que nous ne pourrions plus nous en passer!!

 

Il est bien plus facile ou agréable de décrire une rareté, une découverte ou autre bizarrerie de la Nature qu'un grand classique mais, force est de constater, que l'on ne peut raisonnablement pas dormir sur ses deux oreilles sans aborder le cas des Agapanthes...

 

Alors voilà, Agapanthus africanus est une 'vivace' tout droit importée d'Afrique du Sud qui a eu la chance de pouvoir idéalement se développer, dans un premier temps, sous le doux climat Méditerranéen. Petit à petit elle est remontée, suivant le Rhône ou la Côté Atlantique, avant de nous 'envahir' jusqu'à Paris & même au-delà du Nord de la Seine... Ses atouts: un feuillage persistant, une incroyable floraison & une belle résistance au froid. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir des Agapanthes renaître de leur cendres après des gels de -10°c sans trop de protection.

 

Le meilleur moment de l'année arrive quand, en milieu d'été, Agapanthus africanus déploie ses précieuses inflorescences, l'hiver durant jalousement gardées. Et quelles inflorescences! L'Agapanthe balance, entre les mois de juin & septembre (selon les régions), de délicieuses fleurs d'un pur violet (ou blanches, selon les variétés) lesquelles, pour le coup, ressemblent à un véritable spectacle végétalo-pyrotechnique...

La durée de cette manifestation est suffisamment longue pour que vous ayez le temps de l'immortaliser, mais sachez qu'une fois les pétales tombés l'infrutescence d'Agapanthus africanus reste très décorative. Cela n'engage que moi, mais je préfère en général les couper afin d'éviter à la plante de ne trop perdre d'énergie dans la maturation de ses fruits. 

 

Côté plantation et compte tenu de ses origines, vous aurez compri qu'il est bien plus judicieux de lui réserver un coin du jardin super ensoleillé plutôt qu'ombragé! Pour le sol & pour les mêmes raisons, prévoyez un substrat drainant, quitte à l'améliorer en ajoutant à votre terre de jardin du sable ou même de la pouzzolane. Les Agapanthes savent se contenter de peu mais réagissent bien à de généreux apports en matière organique et à des arrosages copieux en été.

Attention: Agapanthus africanus développe de nombreuses & puissantes racines lesquelles peuvent représenter un frein à leur croissance si elles sont plantés en container. C'est pourquoi, si vous souhaitez voir se développer au mieux vos Agapanthes en pot, devrez-vous prévoir un contenant d'une taille raisonnable (au moins 50cm de largeur pour 3 ou 4 pieds), sans quoi celles-ci risqueraient de 'végéter' & d'hypothéquer le nombre de fleurs qu'elles pourraient déployer...

 

Côté froid et pour bien faire, veiller à les pailler correctement en automne si vous habitez une région qui connaît des températures négatives en hiver. Un voile d'hivernage pour la partie 'feuillage' sera un plus qu'elles sauront apprécier!

En container & après quelques années, il sera bon de rafraîchir votre pied: divisez-le et replantez-le dans un substrat qui pourra les satisfaire (= terre de jardin, terreau horticole, sable & compost organique dans des proportions égales)

 

Allez, il est vrai qu'on pourrait apporter encore un paquet de précisions au sujet des Agapanthes mais, comme j'ai coutume de le faire, je conclurai simplement en disant que, sauf contre-indication émanant de l'un de mes clients (cela m'est arrivé!!), il n'est plus d'aménagement paysager sans cette douce Agapanthe.

 

Photo ci-dessous: inflorescences d'Echinops ritro & d'Agapanthus africanus en fin d'été au Jardin de Kerdalo, près de Tréguier dans les Côtes d'Armor... (merci Olivier!)

 

Agapanthus africanus

Par Silvère Doumayrou - Publié dans : Bulbeuses
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Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 00:01

Arbuste préféré de mon ami & associé Xavier, le 'Pistachier' est une plante qui sent bon la Méditerranée! Unique & authentique: oui, et je vais vous dire pourquoi!!

 

Authentique parce qu'il est véritablement endémique (= natif) du bassin Méditerranéen. On le trouve absolument partout où un végétal peut pousser: à mi-ombre sous un Pin, en plein soleil au bord de la Mer, dans les cailloux ou dans de la bonne terre...

 

Unique? Également, et ce pour un paquet de raisons que je vais essayer de développer immédiatement.

D'abord, c'est un arbuste très 'buissonnant' (je vous mets au défi d'apercevoir son tronc!), aux branches très ramifiées & aux feuilles si denses & si nombreuses! Sa feuille justement, persistante, semble toujours hésiter entre le bronze & le vert, lustrés. Le fait qu'elle soit composée & pennée ne pourra que vous envoûter. Ce qui est véritablement frappant et, c'est une autre de ses qualités, est l'aspect vert immaculé que l'arbuste peut donner alors que son environnement est souvent sec, pour ne pas dire brûlé!!

 

Effectivement, Pistacia lentiscus (son nom Latin) est, à ma connaissance, l'un des végétaux les plus résistants à la sécheresse que je connaisse! (même si le 'Figuier de Barbarie' - Opuntia ficus-indica - arrive à ne se satisfaire que d'une seule pluie par an!!) Paradoxalement, les buissons qu'il crée sont étonnamment ronds, harmonieux & si verts! (heu, moi c'est Silvère) Si l'on y regarde bien, le Pistachier semble nous défier tant il arrive à garder un aspect aussi 'vert' que 'fier' alors que, sous les mêmes conditions, dépérissent ses congénères...

 

Vous l'aurez donc compris, le Pistachier est d'une déconcertante facilité à installer. Oui mais le plus dur, je crois, consistera à le trouver! J'ai écumé les pépinières de 'la Côte' l'été dernier: pas de Pistachier! Plus près de Paris, chez nos fournisseurs, il se fait encore très rare. C'est aussi dommage que surprenant compte tenu des qualités que je viens d'égrainer à son sujet.

Je l'ai incorporé à quelques-unes de nos installations depuis quelques années et, force est de constater, que Pistacia lentiscus montre une très grande résistance au froid puisque des gels de -10°c ne semblent absolument pas l'avoir inquiété: pas une feuille brûlée, pas une branche abîmée...

 

Heureusement que le semis (quand l'on trouve des graines) ou que le bouturage sont là pour nous aider à le multiplier. Sincèrement, si je dois constituer demain un jardin Méditerranéen, au Nord de la Loire ou plus au Sud, Pistacia lentiscus fera définitivement parti du casting...


Quand on aime vraiment un végétal, certains aspects sont difficiles à décrire tant les émotions sont subjectives. Aussi, le mieux que je puisse vous proposer est de le voir ou de le pratiquer 'en vrai'. A défaut, baladez-vous sans retenue sur le Net pour en savoir davantage mais, croyez-moi, il n'est pas de jardin Méditerranéen sans Pistachier (vous comprendrez très vite comment & pourquoi!)

 

Photo ci-dessous: détail de Pistacia lentiscus immortalisé au Domaine de Baudouvin à La Valette, dans le Var...

 

Pistacia lentiscus

Par Silvère Doumayrou - Publié dans : Arbres & arbustes
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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 00:01

Croisée il y a un paquet d'années chez Alain Jamet (célèbre 'Fou de Palmiers'), l'Erythrine sait rester discrète une partie de l'année. Par ses exubérantes inflorescences j'avais déjà, à l'époque, été fasciné par cette délicieuse 'exotique', mais une petite piqûre de rappel cet été n'aura pas été de trop avant de vous en parler...

 

Son nom: Erythrina x bidwillii (x= croisement entre deux Erythrines: 'herbacea' & 'christa-galli' ) Surnoms: Crête de Coq ou Arbre corail (y'en a pas un pour rattraper l'autre) Sa provenance: Amérique du Sud. Feuillage: trifolié & caduque si les températures descendent en-deçà de zéro degré en hiver (on ne peut pas avoir que des qualités) Floraison: superbes grappes de fleurs rouges plus allongées que ramassées entre mai & octobre selon les régions. Son entretien: (plus que) facile.

Il est vrai qu'au prix où l'on paye notre abonnement Internet on pourrait exiger d'en savoir un peu plus! Je suis absolument d'accord!...

 

Erythrina x bidwillii est un bel arbuste qui n'a que 2 tout petits défauts: être piquant & caduque dans la plupart des régions dans lesquelles il est cultivé. Piquant il l'est légèrement car il possède des épines discrètement disposées sur le pétiole, au revers de ses feuilles et caduque, pour la simple & bonne raison qu'il les perd en hiver.

Côté résistance au froid & si vous vous habitez la région parisienne, je vous invite à le protéger très sérieusement car, même si le pied pourra résister jusqu'à des gels de l'ordre de -10°c, les feuilles puis les parties aériennes seront atteintes dès que le thermomètre descendra en-dessous de zéro degré...


Malgré ces petits défauts bien vite oubliés dès que l'on aura généreusement contemplé sa floraison, j'aimerais mettre l'accent sur l'étonnante résistance à la sécheresse de cette bougresse: en effet & c'est une grande qualité quand il s'agit d'installer une 'exotique' dans un jardin plus souvent assoiffé qu'arrosé de pouvoir, aussi bien qu'elle, résister au manque d'eau. Erythrina x bidwillii se contente de très peu d'arrosages durant l'année (excepté peut-être celle de son installation) après quoi, les précipitations naturelles de l'endroit dans lequel on l'aura plantée suffiront à la contenter.

 

Au premier abord, on ne saurait dire si c'est une grande 'vivace' ou un petit 'arbuste'. Un peu des deux certainement puisque qu'elle perd ses feuilles comme une vivace & qu'on ne doit pas hésiter à la rabattre, en sortie d'hiver, comme un arbuste (qui dépasse souvent les 2 mètres de hauteur) Sa croissance étant plutôt vive, vous obtiendrez très vite & tout au long de l'été, d'incroyables inflorescences au bout des branches qu'elle aura développées. Son feuillage, d'un vert très lumineux, devrait suffire pour qu'on décide de la cultiver mais la cerise sur le gâteau reste quand même quand on peut enfin immortaliser son inflorescence...

 

Pour mettre toutes les chances de votre côté de voir correctement votre Erythrine se développer,  assurez-vous simplement qu'elle soit cultivée dans un sol plus que drainant (1/3 terre de jardin, 1/3 de sable et/ou pouzzolane & 1/3 de terreau environ) et au Sud, complètement exposée. 

Aucune excuse côté 'marché' puisqu'on la trouve maintenant dans pratiquement n'importe quelle pépinière correctement achalandée & à des prix qui ne devraient pas vous rebuter.

 

Pour résumer: je vous invite à tenter l'acclimatation des Erythrines (un paquet de variétés) à la seule condition d'adapter l'espèce qui conviendra le mieux à votre climat, qu'il soit Breton ou Normand, Parisien ou Méditerranéen!

 

Ci-dessous: Piètre photo d'une inflorescence d'Erythrina x bidwillii prise à l'ombre & en fin de journée dans un jardin privé près de Hyères-les-Palmiers...

 

Erythrina X bidwillii

Par Silvère Doumayrou - Publié dans : Arbres & arbustes
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